Lundi 19 octobre 2026
Aux armes !
Le bilan de la journée de « convergence des colères », ce samedi 17 octobre, est catastrophique : 1500 commerces pillés, des dizaines de bâtiments publics endommagés (dont la mairie de Limoges, incendiée), plus de 600 policiers et des dizaines de manifestants blessés (dont un décès par crise cardiaque). Pillards et émeutiers ont largement débordé les manifestations prévues, plongeant de nombreux centre-villes dans le chaos, jusqu’au coeur des bobolands parisien, lyonnais et bordelais. Si cela pouvait enfin ouvrir les yeux de nos élites libérales-libertaires, sur les conséquences de leurs délires !
Avec tout cela, les revendications des uns et des autres, qu’il s’agisse des lycéens, étudiants, agriculteurs et néo-gilets jaunes frappés par la hausse du prix des carburants passent au second plan, derrière un constat terrible : l’État est nu. Plus d’argent, plus assez d’effectifs pour faire régner l’ordre, plus aucun respect envers lui. Le discours du Petit Prince, hier soir, a fait le flop attendu. Mais Sa Majesté s’est empressée d’aller au bal de la diplomatie pétrolière avec ses amis du Golfe. Pas capable de maintenir l’ordre chez lui, Macron veut faire croire qu’il peut ramener la paix au Moyen-Orient et aider l’Ukraine à vaincre le grand méchant Russe, tout en tenant tête au vilain Trump.
Au moins a-t-il eu la bonne idée de ne pas accepter la démission de Laurent Nuňez, dont les services de renseignements ont été peu efficaces dans l’anticipation des troubles, mais qui a au moins de l’expérience.
Mais que faire à présent ?
De toute évidence, la France plonge depuis quelques années dans une guerre civile à bas bruit, qui n’est pas sans rappeler les troubles ayant affecté notre pays de 1789 à 1871. L’instrument utile à mettre en œuvre, inventé à l’époque mais abandonné depuis, serait la Garde Nationale. Celle-ci, composée de citoyens au casier judiciaire vierge (en tout cas de faits sérieux), pourrait être déployée au niveau local en appoint des forces de police ou de gendarmerie. Elle serait également susceptible de suppléer aux patrouilles de la mission Sentinelle, allégeant ainsi la tâche de nos soldats.
Évidemment, il faudrait lui donner les moyens matériels et juridiques de faire son travail. Déployer la Garde Nationale, en cas d’état d’urgence, ce serait accepter l’idée qu’elle puisse ouvrir le feu, et faire des morts. Abattre les pillards est le moyen le plus dissuasif de lutter contre les pillages.
« Mon Dieu quelle horreur ! » hurleront les belles âmes, les mêmes qui estiment que les policiers sont de sombres brutes, coupables des pires abominations, au service d’un Etat jugé « fasciste et raciste ». Ok, ok...alors, que restera-t-il aux honnêtes gens de ce pays, sinon l’ultime ressource de se défendre et de faire justice eux-mêmes, histoire d’être un peu à égalité avec des criminels qui, eux, bénéficient de manière chronique de la mansuétude de la justice (sauf s’ils sont de droite) ?
La sûreté et la résistance à l’oppression font partie des droits de l’Homme et du Citoyen. Alors, n’attendons pas le printemps prochain et le chaos annoncé par l’extrême-gauche en cas de victoire (de plus en plus probable) de Marine Le Pen : armons-nous !
Qu’ils s’en aillent tous !
C’était le titre d’un ouvrage de Jean-Luc Mélenchon paru en 2010, à l’époque où je votais encore pour lui. Cette exhortation s’adressait aux élites libérales, qui menaçaient de quitter le pays au cas où d’affreux partageux prendraient le pouvoir et leur feraient les poches.
Aujourd’hui, ce sont les sympathisants de son propre parti, La France Insoumise, qui déclarent à hauteur de 45 % (dans un sondage Ifop) vouloir quitter la France si le RN arrive au pouvoir. De nombreux musulmans en disent autant, sans oublier bien sûr la cohorte habituelle de personnalités du monde du spectacle et du sport, qui ne manquent jamais une occasion de rappeler qu’ils sont du côté du Bien.
Eh bien oui, chiche ! Foutez le camp, et si possible faites vos bagages le plus tôt possible, cela soulagera tout le monde et créera plein d’emplois en ces temps difficiles. Quoique, vu le nombre de parasites vivant de fonds publics figurant dans ce ramassis de futurs réfugiés, ce serait plutôt l’occasion de faire des économies. Mais ne rêvons pas, hélas, bien peu de ces guignols auront le courage de leurs intentions affichées, et préféreront certainement rester pour jouer aux pseudo-résistants…ou se rallier sans vergogne au néo-lepénisme.