mercredi 15 décembre 2021
Et on remonte au front !
Après une longue
cure d’abstinence dans le domaine de l’expression politique, je me décide à
repartir –un peu- au combat des mots, histoire de faire le point sur quelques
grands thèmes d’actualité alors que les fêtes de fin d’année se profilent à l’horizon.
Zemmour
candidat.
Long suspense,
puis déclaration solennelle et premier meeting de campagne à Villepinte. Le « Z »
est lancé ! Il est, sans conteste, celui que les médias bien-pensants et
la gauche adorent détester. Il a aussi prêté le flanc, par certaines
maladresses, à des attaques faciles. Son clip de lancement était étrange,
décalé, mais excellent sur le fond. Je me sens, comme il le dit fort bien, de
plus en plus exilé dans mon propre pays, et pas seulement parce que les mesures
liberticides du gouvernement ont fait de moi et de bien d’autres de véritables
cagots, lépreux ou pouilleux, coupables de tous les maux sanitaires.
Zemmour
a parfaitement compris la terrible crise de civilisation que l’Occident est en
train de vivre, et les menaces de mort qui pèsent sur notre pays. Est-il pour
autant l’homme qui nous sauvera ? J’en doute. Certes, son discours de
Villepinte était bon, bien meilleur que ses précédents laïus, qui ne rendaient
pas justice à la qualité de sa réflexion, évidente à l’écrit, comme en témoigne
son dernier ouvrage que j’ai dévoré (La France
n’a pas dit son dernier mot). Mais Eric Zemmour avait plus sa place en tant
qu’éminence grise d’un leader plus rassembleur, lequel malheureusement se fait
attendre. D’où son choix, infiniment courageux, de se jeter dans l’arène. Et de
toute façon, le lancement d’où mouvement appelé « Reconquête » est
toujours bon à prendre pour les combats à venir.
Depuis
que ses intentions politiques se précisent, l’homme est la cible d’attaques
verbales et physiques sans précédent depuis l’époque Le Pen (père), avec à la manœuvre
ces nervis du mondialisme wokiste que sont les « antifas »,
véritables Chemises Brunes du parti de la Haine de l’Occident, miliciens zélés
du capitalisme sans âme. Médias, Université et « Justice » ferment
les yeux sur ces charmants chiens de garde, comme ils le firent en Italie et en
Allemagne face à la montée du fascisme. Il est consternant de voir comment nos
prétendus « intellectuels » ont toujours un train de retard : on
craignait les rouges dans les années 1920-1930 (à relativement juste titre)
plus que les bruns à l’époque, au risque de voir les seconds triompher. Aujourd’hui,
on agite l’épouvantail « fasciste » et « populiste » tout
en fermant les yeux sur la gangrène wokiste et surtout islamiste. Quand on se
réveillera, il ne faudra pas plaindre le sang, la sueur et les larmes.
Et
ces pauvres militants de SOS Racisme horriblement agressés en plein meeting,
hein ? m’objectera-t-on. Personnellement, je n’ai pas envie de pleurer sur
des provocateurs venus délibérément foutre la merde. Seul regret, cette bavure
sert une fois de plus l’ennemi. Il fallait faire preuve de sang-froid,
empoigner ces guignols et les mettre dehors sans leur donner ce qu’ils étaient
venus chercher, à savoir un peu de sang au front pour aller pleurer devant les
caméras. Un bon coup de pied au cul aurait suffi.
Pécresse, cheffe de la droite
libérale.
Après une
primaire somme toute civilisée, l’ex-traîtresse Pécresse donc été désignée candidate officielle des
Ripoublicains. Les militants ont mangé leur chapeau, et fait le choix
raisonnable d’une figure assez rassembleuse, qui saura bien donner au petit
teigneux Ciotti le ministère qu’il convoite (« Tu seras mon Charles Pasqua »).
La blonde à la bouche de travers est paraît-il la seule à pouvoir inquiéter
Macron. Mais pour cela, elle devra chasser sur les terres du Petit Prince, toujours
donné en tête dans les sondages…et donc faire du « en même temps »
comme lui. Le programme de la dame est vaguement conservateur, très libéral économiquement,
européo-compatible. Manu n’a qu’à l’épouser en secondes noces ! Il restera
dans la gamme fausse blonde, mais avec une vraie femme (de vilaines rumeurs
circulent en effet sur le vrai sexe de Brigitte). Blague à part, rien à espérer
de ce côté-là.
Les
déboires de l’âne Hidalgo.
Anne, ma pauvre
Anne, ne vois-tu rien venir ? Ni Mélenchon qui foudroie, ni Jadot qui
poudroit, ni personne qui voudroit de ta primaire de gauche ! Tout le
monde, dans ce navire en perdition qu’est la gauche française (intentions de
vote cumulées à 25% au mieux, personne ne dépassant les 10%), a compris que
Dame Hidalgo veut sortir par le haut d’un bide annoncé : 3% ! Pire
que Gaston Defferre en 1969. Mais tous ces pitres trouveront bien l’occasion de
se mettre d’accord en vue des législatives de 2022.
Omniprésent
Petit Prince ?
Interminable
discours sur l’Europe, dont il va prendre la présidence tournante en janvier, « open
bar » de deux heures offert par TF1 ce soir, le Prince-Président profite
de sa position pour envahir les écrans. Ceci dit, ce n’est pas nouveau, et nous
ne sommes pas obligés de regarder. Laissons-le vaticiner devant les caméras.
Avec un peu de chance, son cher Olaf Scholz, notre nouveau Gauleiter social-libéral-écolo,
se fera traduire les meilleurs passages et lui enverra un petit mot d’encouragement.
Dictature
sanitaire : toujours plus loin dans le délire.
Comme il fallait
s’y attendre, un variant sort du chapeau avant les fêtes (Omicron…ou ô Macron ?)
pour faire peur au bon peuple. Apparemment, il s’agit plus d’un gros rhume que
de la peste bubonique, mais au diable le sang-froid ! Paniquez, vous
dis-je, et allez vous faire piquer pour la 3e fois, en attendant la
4e ! Et faites piquer vos gosses, c’est de leur faute si le
virus court tel le furet de la comptine. Castex lui-même a désigné sa propre
fille comme la responsable de sa contamination. Quel homme ! Quelle
grandeur d’âme ! Mon père, ce héros au regard si doux !
Et prenez
exemple sur Gabriel Attal, qui tombe comme par hasard sur un vaccinodrome dans
un centre commercial, et court s’y faire injecter le Sérum de la Vie !
Dans un autre centre commercial du Nord, c’est carrément le Père Noël qui vient
féliciter et récompenser les petits vaccinés ! Comme c’est mignon, comme c'est charmant...
Et après, on s’étonne
que certains pètent les plombs et viennent taguer le mémorial du Mont Valérien
avec un « anti-pass » géant. J’ai été stupéfait par la nullité et la
malhonnêteté des commentaires de certains journalistes et chroniqueurs « professionnels »,
qui ont estimé que les « s » du mot « pass », dessinés
comme les runes des emblèmes de la SS, prouvaient l’appartenance des auteurs du
graffiti à la mouvance néo-nazie. En réalité –et même si on peut être en
désaccord avec ça- c’est en fait tout le contraire. Les « anti-pass »
militants se considèrent justement comme des résistants, face à un régime qu’ils
comparent à une forme de nazisme « soft ». C’est le pass qui est assimilé
au nazisme, et la mémoire des résistants est récupérée par les rebelles qui s’identifient
à eux.
On peut trouver
ça grotesque, scandaleux, profanatoire, tout ce qu’on voudra. Mais il faut
quand même rappeler cette évidence : à politique folle, réactions folles.
Et se poser cette question : à qui profite vraiment le délit ? Cet
acte est tellement contre-productif pour la cause anti-pass, hormis son
caractère spectaculaire, que je ne serais pas étonné qu’il s’agisse d’une
manipulation.
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