dimanche 17 octobre 2021
Souvent sur l’Algérie le Petit
Prince varie.
Docteur
Macron et Mister Manu : notre Prince est décidément un véritable Janus !
La question de nos relations empoisonnées avec le régime d’Alger en est un bel
exemple.
Mister
Manu, pas encore élu, qualifie la colonisation française de « crime contre
l’humanité » en 2017. En 2020, il envoie son Ministre Darmanin jouer les Willy
Brandt au petit pied, pour déposer une gerbe de fleurs devant le Monument des
Martyrs du FLN à Alger, tout en demandant à Benjamin Stora de produire un
rapport qui ne ménage pas notre pays sur la guerre de 1954-62. En face, on l’envoie
bouler avec mépris. Baisse encore ton froc, Manu, on en a pas assez vu !
Docteur
Macron, brusquement revenu aux réalités politiques et historiques, surgit en
2021 : hommage (enfin !) aux Harkis ; dénonciation de la « rente
mémorielle » exploitée jusqu’à plus soif par le régime FLN et le lobby des
anciens moudjhaidines, seule organisation d’anciens combattants au monde dont
les effectifs ne cessent de croître depuis la fin d’une guerre qui remonte à
près de 60 ans ! Scandale à Alger, pleurnicheries à gauche (notamment de
la part de l’âne Hidalgo, qui n’en loupe pas une) et chez leurs copains « indigénistes ».
Du
coup, Mister Manu ressurgit le 17 octobre, pour cette journée lamentable d’hommage
aux victimes de la manif FLN de 1961. Entrée dans la « doxa »
officielle comme un affreux massacre colonial, cette histoire est l’un des plus
gros « fake » historiques du XXe siècle, auquel j’ai moi-même adhéré
avant de diversifier mes sources. Une lecture attentive du rapport Mandelkern,
commandé par Jospin en 1998, élaboré à l’aide d’une large ouverture des
archives de la Préfecture de Police et de la Morgue de Paris, démontre à qui
sait lire en détails que l’évocation de « centaines de morts », ou
même de « dizaines », attribués aux violences policières du 17
octobre est totalement bidon. Beaucoup de blessés sans doute, entre trois et
sept mort grand maximum pour ladite manif. La plupart des Algériens assassinés
avant et après la manif l’ont été par le FLN, lequel avait entrepris d’éradiquer
leurs rivaux du MNA et les sympathisants de la France au sein de la communauté
algérienne présente en métropole. Entre 1955 et 1962, on peut compter ainsi
6000 morts et 9000 blessés. Qui sont les criminels ?
Quant
au prétendu caractère pacifique de la manifestation du 17 octobre, soyons
sérieux : cette démonstration de force avait pour but de provoquer les
forces de l’ordre, victimes de nombreuses attaques de la part du FLN au cours
des mois précédents. D’où le couvre-feu décrété le 5 octobre pour les
Algériens, que les rebelles entendaient ainsi défier. C’est un peu comme si Al
Qaïda, après avoir commencé à négocier en secret avec la France sur la place de
l’Islam dans notre pays, appelait tous ses sympathisants à manifester à Paris
pour mettre la pression sur le gouvernement français. Cool, non ?
Mais
aujourd’hui, on sait ce que cela donnerait avec Mister Manu : ordre serait
donné aux flics de ne pas bouger, sauf pour taper sur d’éventuels
contre-manifestants forcément « d’ultra-droite » ! A moins que
Docteur Macron ne se réveille ?
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