mercredi
17 février 2021
La meute se
déchaîne.
Le mouvement « Sciences Porcs » aura donc
eu la peau professionnelle, non seulement d’Olivier Duhamel, mais aussi du
directeur de Sciences Po, Frédéric Mion, et du grand manitou multicarte Marc
Guillaume. Je ne vais pas pleurer ces piliers du politiquement correct, mais
quand même, cela va un peu vite.
Côté Show Bizz, c’est Richard Berry qui trinque,
accusé par sa propre fille. Il nie, mais on s’en fout, la meute des réseaux
sociaux a tranché plus vite que les tribunaux. Et hop, France 3 déprogramme un
téléfilm où il apparaît ! On se croirait sous Staline, quand les
« purgés » du régime disparaissaient des photos officielles.
Côté médias, Le
Monde désavoue son caricaturiste Xavier Gorce qui osait se moquer des
nouvelles tendances socio-sexuelles dans le cadre des affaires d’inceste, et le
pousse à la démission. LCI vire purement et simplement Alain Finkielkraut pour
quelques mots arrachés à leur contexte.
Et ce sont les mêmes bonnes consciences qui se
gargarisent par ailleurs du sacro-saint Etat de Droit. Droit dans ton c…,
oui !
Réforme de l’ENA.
Toujours plus bas, telle est la devise de nos
dirigeants. On se plaignait d’une ENA déconnectée des réalités, trop
techno-libérale ? On ne modifiera pas trop le contenu des enseignements,
ni les pratiques incestueuses public-privé (houps, la boulette !) de cette
belle institution, mais on réformera le recrutement, sur le modèle de Sciences
Po Paris à la sauce Descoings. Plus de « diversité », avec un
concours spécifique sans culture générale. Sans doute est-ce ainsi qu’il faut
faire « peuple », avec de nouvelles élites encore plus nulles que les
précédentes. A mon sens, il aurait fallu rendre à l’ENA ses lettres de
noblesse, en lui redonnant la mission qui était la sienne : former des
vrais serviteurs de l’Etat, dévoués à leur nation, au lieu de petits arrivistes
prêts à pantoufler dans tous les sens.
Mais pour ça, comme aurait dit De Gaulle, il aurait
fallu un Etat qui tienne la route, et des dirigeants attachés à leur nation.
Jacques Brel assassiné.
N’aurais-je donc tant vécu que pour voir ce
massacre ? Aux Victoires de la Musique, sous les applaudissements d’un
Nagui aux ordres d’un service public vendu à l’idéologie
« diversitaire », deux militantes du racisme anti-blanc ont massacré le
fameux Ne me quitte pas de Jacques
Brel. Yseult, l’obèse noire, et Camélia Jordana, la harpie d’origine
maghrébine, toutes deux membres de cette bourgeoisie qui crache à la gueule du
prolo de souche européenne à longueur de journée, se sont permis un crime
majeur à leurs yeux pourtant « éveillés » : l’appropriation
culturelle. Qu’aurait-on dit si Patrick Sébastien était sorti de son placard
pour chanter It’s a man’s world de
James Brown ?
Mais il vrai que l’appropriation culturelle n’est
criminelle que dans un seul sens. Ainsi que la détérioration culturelle, dans
le cas présent.
Zeé
dézingué.
Planète Marseille est en deuil. Après une carrière
de délinquant aussi courte que bien remplie, le sieur Ayis Issoufa, jeune
marseillais d’origine mahoraise, espérait se reconvertir dans le « gangsta
rap » sous le nom de Zeé. Cela me
fait penser au Lapinzé, vilaine créature hybride venue embêter Oui-Oui au Pays
des Jouets dans un livre du même nom (sûrement non republié depuis, car
passablement xénophobe).
Mais les clips de Zeé sont devenus réalité :
une rafale de kalachnikov est venue mettre un terme à sa carrière, ainsi qu’à
celle de son frérot. Encore une « chance pour la France » qui
s’envole ! Tant que vous y êtes, messieurs les nettoyeurs, vous ne
pourriez pas nous débarrasser de Jul ?
Vikings, ou le triomphe du politiquement correct.
Passant outre les mises en garde des ronchons
réactionnaires, qui ne cessent pester contre l’idéologie dégoulinante diffusée
par Netflix, je me suis mis avec mon fils à regarder la fameuse série Vikings. Nous en sommes à la quatrième
saison.
Soyons honnête : c’est bien filmé, bien joué,
la bande son est chouette, l’histoire est prenante.
Historiquement, c’est bien plus foireux :
chronologie et localisations fantaisistes, costumes douteux (ah, les Saxons du
Wessex et leurs casques Renaissance !), décors souvent loufoques
(saviez-vous que Paris, au Ixe siècle, ressemblait un peu à Disneyland vu de
loin ? Ou que Rome n’était qu’un champ de ruines hanté par des marchands
de souvenirs et des putes ?)
Idéologiquement, ça coince vite :
-Féminisme enragé, avec des femmes guerrières
invraisemblables. Ce n’est pas parce que l’on a retrouvé deux ou trois tombes
princières féminines garnies de quelques armes, que toutes les femmes vikings
qui le voulaient partaient au combat avec les hommes : les chroniqueurs
chrétiens de l’époque n’auraient pas manqué d’en être scandalisés. Lagertha,
aussi charmante soit-elle dans la série, en devient vite casse-couilles. Et
tourne gouine à force d’être déçue par les hommes : le lesbianisme, stade
ultime du féminisme. Alice Coffin, sort de ce corps ravissant !
-Islamophilie grotesque. L’attaque d’Algésiras par
les Vikings est un grand moment. Dans un décor des Mille et Une nuits du
pauvre, sorte de place Jemaa Elfna en réduction, les barbares scandinaves
tombent sur des Musulmans inoffensifs, à part quelques pauvres types qui font
mine de s’interposer. A se demander comment les Mahométans ont pu envahir
l’Espagne un siècle plus tôt, avec de telles couilles molles ! Plus
comique encore, l’attitude de Floki. Jusqu’ici violemment hostile au
monothéisme chrétien -dont les adeptes ont d’ailleurs été dépeints sans
concession par les auteurs-, le voilà qui tombe en émoi au doux bruit de la prière
musulmane, au point d’empêcher le massacre des croyants réfugiés dans la
mosquée, puis de s’interroger sérieusement sur sa foi en Odin. Mahomet 1, Jésus
0.
Sa compagne, Helga, s’amourache d’une gamine du cru et
la ramène en Norvège « pour lui donner une famille » -car elle-même a
perdu son enfant et n’en aura pas d’autre, Floki n’en voulant plus. Le Grand
Remplacement ne date pas de maintenant, et nous verrons peut-être des drakkars
œuvrer pour SOS Méditerranée. Un bémol toutefois dans le dernier épisode de la
saison 4 (attention, spoil !) : la gamine, adepte avant l’heure du
terrorisme individuel prôné par Daesh, poignarde sauvagement sa bienfaitrice
avant de se donner la mort. Un avertissement pour nos humanitaires
sans-frontiéristes.
-Appropriation culturelle diversitaire. Dans la
série qui doit faire suite à Vikings,
une nouvelle jarl, censée incarner un vrai chef norvégien, est joué par…une
femme noire ! Tant qu’on y est, je propose que dans une nouvelle
adaptation de la saga du chef Shaka, roi des Zoulous, le rôle-titre soit tenu
par Charlize Théron (au moins, elle est d'origine sud-africaine).
EDF et le treizième travail d’Hercule.
Faudra-t-il donc que notre pays perde tous ces
fleurons ? Sous les coups de boutoirs de Bruxelles, de l’incompétence de
pseudo-responsables libéraux et des lubies écologistes, EDF s’apprête à un
démantèlement en règle baptisé « Hercule », avec cession des barrages
hydro-électriques au privé.
Voilà donc l’ultime travail confié au demi-dieu.
Nous aurons
décidément tout bradé : l’énergie, les télécommunications, les transports,
l’industrie, l’agriculture, la recherche…Voilà la vraie dette que nos
gouvernements successifs lèguent à leur peuple: un champ de ruines économique
et sociales, au nom du libre marché et de l’Europe.
Hercule, réveille-toi ! Tu dois encore nettoyer
les écuries d’Augias !
Hommage à Tonton
David.
Le reggaeman français, par ailleurs un de mes
compatriotes régionaux puisque né à la Réunion, vient de s’éteindre
brutalement. L’histoire de la musique française et mondiale s’en remettra,
certes, mais je tiens quand même à lui rendre hommage, pour sa chanson
prémonitoire sortie en 1994 :
Mais
je suis sûr, sûr,
Qu’on
nous prend pour des cons
Et
j’en suis certain,
Ce
monde ne tourne pas rond…
A
l’époque, cela m’avait paru bête. Mais par les temps qui courent, j’en ai fait
mon refrain quotidien.
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