dimanche 1 novembre 2020

Face à l'Islamisme et au Covid, que faire ?

 

dimanche 1er novembre 2020

 

            Que faire ?

 

En 1902, Lénine publiait un ouvrage portant ce titre, dans lequel il se demandait gravement comme faire une révolution marxiste dans une Russie « arriérée » ne correspondant pas à la théorie du Grand Karl quant à la façon de prendre le pouvoir et d’arriver un jour au communisme. La réponse à la quadrature du cercle fut tout simplement de briser le cercle et d’inventer autre chose : le marxisme-léninisme.

Aujourd’hui, nos dirigeants politiques sont confrontés à un casse-tête bien pire, puisqu’il s’agit de défendre un système et non d’en abattre un autre. Comment sauver une république parlementaire libérale ayant pour devise « Liberté, Egalité, Fraternité + Laïcité » face à un double péril : le Covid 19 et l’Islamisme ?

Disons-le tout net, il n’y aura pas, selon moi, de solution miracle et indolore. Quoiqu’il arrive, comme disait Pétain en 1940, « nous souffrirons et nous souffrirons longtemps encore, car nous n’avons pas fini d’expier nos fautes. » Mais au lieu de pleurnicher, agissons ! (comme le fit De Gaulle l’époque)

Nos fautes ? Avoir laissé se déglinguer l’hôpital public sans prendre en compte le vieillissement de nos sociétés et l’augmentation de la population. Avoir sacrifié des pans entiers de notre souveraineté nationale aux marchés mondiaux, aux traités internationaux, aux institutions européennes. Avoir laissé entrer des foules d’immigrés musulmans difficiles à intégrer, autoriser sans contrôle sérieux le regroupement familial, baissé la garde aux frontières et soutenir en haut lieu, pendant des années, une idéologie sans-frontiériste, antinationale, complaisante envers l’Islam. Je n’ajouterai pas ma pierre à l’antienne moralisatrice habituelle sur « l’abandon des banlieues », qui serait à l’origine de tous les maux. On a plus dépensé (par tête de pipe) pour les banlieues à forte immigration maghrébine et africaine depuis les années 1980, que pour les faubourgs et villages ruraux éloignés, ou les anciens quartiers populaires et ouvriers de la première moitié du XXe siècle. Le problème ici n’est pas l’argent, mais les gens.

Nous souffrirons longtemps encore, parce que les seules solutions efficaces sont tout simplement impossibles à mettre en œuvre si l’on respecte cet « état de droit » dont nous sommes si fiers. Marianne l’expose fort bien dans son dernier numéro (n°12811). A chaque proposition d’action se dresse un obstacle juridique, venant de la Cour européenne des droits de l’homme, du Conseil constitutionnel, des associations et lobbies en tout genre. Les incantations magiques sur la « laïcité », « le rôle de l’Ecole » sont à peu près aussi opérantes que les danses de la pluie ou les processions d’antan. En ce qui concerne le Covid, c’est une même peur des sanctions judiciaires qui anime nos dirigeants depuis l’affaire du sang contaminé, et qui les pousse à tuer une bonne partie de notre tissu économique sous prétexte de « sauver des vies ». Ou à prendre des mesures aberrantes, comme autoriser la vente de livres et de jouets par les grandes surfaces, et pas aux magasins spécialisés. Puis, face à la colère de ces derniers, interdire toute vente de livres et de jouets ! L’égalitarisme pour les nuls !

Dans les faits, c’est un état de guerre que nous vivons, avec de nombreux pays musulmans, Turquie en tête, qui ont repéré la France comme point faible de l’Occident et s’acharnent sur nous avec l’appui d’une cinquième colonne recrutée chez les jeunes musulmans installés chez nous et une large partie de nos médias et « intellectuels » de gauche. Quant au virus de la grippe, il n’a pas d’idéologie, mais il procède de la même façon : invasion, contamination, adaptation. Et il tue lui aussi les plus faibles.

Mais c’est au peuple français tout entier que ce gouvernement fait la guerre, en nous appliquant des mesures infantilisantes et incohérentes de confinement à géométrie variable, des attestations à n’en plus finir et un couvre-feu grotesque. Les Français, de plus en plus, sont amenés à  "vivre et penser"  non plus "comme des porcs" (ce n’est plus tendance et cela insulte l’Islam), comme disait Gilles Châtelet, mais comme des moutons masqués prêts à l’égorgement, au contrôle social à la chinoise…ou à la vaccination, après avoir été tondus.

L’hommage à Samuel Paty prévu dans les établissements scolaires, demain doit se faire autour d’un texte de Jean Jaurès datant de 1888 (Blanquer n’avait rien de plus frais ?). Un extrait d’une « lettre aux instituteurs », où le grand Jaurès, reconverti en pédagogue d’occasion, explique à ceux-ci comment faire leur travail. On pouvait difficilement faire plus maladroit et déconnecté des réalités présentes ! Notre Ministre aurait pu entrer dans l’Histoire par un discours courageux, il se cache derrière elle et une grande figure censée plaire à la gauche qui domine le monde enseignant, dans un pensum désuet et sans intérêt.

Alors, que faire ? D’abord, prendre en compte le fait que le problème islamiste est à trois dimensions : l’Islamisme, l’Islam en général, et l’immigration musulmane. Laissons de côté l’Islam, irréformable pour l’instant si l’on en croit Boualem Sansal. Et nous ne le ferons pas à la place des Musulmans eux-mêmes. Mais on avons prise sur le reste.

Si l’on est en guerre, il faut prendre les mesures d’exception qui vont avec et que l’on a pu prendre lors des conflits précédents, y compris ceux que l’on ne voulait pas nommer comme la guerre d’Algérie. Dissolution des groupes factieux, déchéance de nationalité pour les double-nationaux, expulsion systématique et/ou enfermement préventif des fauteurs de trouble. Verrouillage des frontières, expulsion des clandestins, asile facilité pour les vrais réfugiés fuyant les persécutions et respectant nos procédures, avec priorité aux chrétiens d’Orient, aux opposants à l’islamisme, etc…

Si le gouvernement des juges et le parlement s’y opposent, il faudra passer par le référendum. Comme disait De Gaulle : « la cour suprême en France, c’est le peuple ». Sur la scène internationale, ne pas se laisser intimider et soutenir systématiquement tous les ennemis de nos ennemis. En l’occurrence, face aux provocations et agressions du Grand Turc, apporter plus d’armes et d’experts aux Arméniens, aux Kurdes, aux Grecs, aux forces d’Haftar en Libye. Ne pas hésiter, en cas de chantage aux hydrocarbures, à nous rapprocher d’une grande puissance eurasiatique et chrétienne comme la Russie.

Et le Covid ? Protéger les plus fragiles, nous dit-on. Eh bien protégeons-les,  par un « ciblage » rigoureux de ces personnes, des masques gratuits et une priorité à l’accès aux soins, ou par une obligation spécifique de confinement ! Pas par des sanctions collectives désastreuses. C’est aussi idiot que si l’on interdisait  toute circulation automobile sous prétexte de réduire les morts par accident ou du fait la pollution. Et bien sûr, mettre le paquet sur une politique de santé ambitieuse pour les années à venir, ce qui passe par une amélioration des conditions de travail et des salaires des personnels soignants, bien au-delà des clopinettes actuelles. De toute façon, l’espèce humaine ne survit que par l’adaptation. Ce virus ne sera pas le dernier, et ce type d’ennemi est le dernier prédateur naturel sérieux que connaisse l’humanité, en dehors d’elle-même. Va-t-on refaire tout ce foin quand arriveront le Covid 20, le H1N4, ou que sais-je encore, en vivant sous cloche jusqu’à la fin des temps ?

 

Sans cœur et fasciste, serais-je donc pour oser penser ainsi ? Non, mais j’essaie de prendre de la hauteur, de raisonner à long terme. La paix à tout prix, le risque zéro, ce sont là des obsessions caractéristiques d’une profonde décadence morale. Pour l’instant, comme disait Churchill en 1938, nous préférons un relatif déshonneur à la guerre. Mais nous aurons les deux si l’on continue ainsi. Et pire encore, la défaite !

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