lundi 27 juillet 2020
L’été du bourrage de crâne.
S’il fallait encore me convaincre de la
partialité et de la manipulation dont font preuve nos « grand médias »,
ces derniers jours auraient largement suffi.
Concernant le « fameux
plan de relance européen », l’accord bancal et à l’arraché obtenu par la France
et l’Allemagne est présenté comme une grande avancée, un nouveau pas vers un « Etat
européen ». Alors que les « frugaux » n’ont que bien peu cédé,
sinon sur le principe, et que les aides seront en fait un emprunt à long terme
qui ne remet pas en cause les règles de base du machin, qui reste figé dans son
libre-échangisme à courte-vue et son atlantisme suicidaire.
En France même,
le gouvernement Castex ne nous propose rien de grandiose. L’effort budgétaire
en regard du PIB national est quatre fois moindre, toutes proportions gardées,
que celui de l’Allemagne. Et encore ne s’agit-il que de financer, pour l’essentiel,
le chômage partiel et de céder pour le reste à presque toutes les exigences du
patronat. Ceux qui attendaient du Blum, du Roosevelt ou du De Gaulle en sont
pour leurs frais. Nous aurons –au mieux- du Daladier ou du Pinay. Pour la
politique étrangère, voyez plutôt Pétain ou Laval.
Question
société, le covid 19 occupe les petites lucarnes avec une obstination suspecte.
Et que l’on nous bassine avec les « vacances en France », la
nécessité des gestes barrières, et l’idée qu’il ne faudra pas trop manifester
en septembre, bien entendu.
La délinquance
qui explose, avec une surreprésentation de cette fameuse « diversité »,
est un autre bel exemple de manip’ médiatico-politique. La France fait ainsi
partie des trois pays les moins sûrs de l’UE en matière de sécurité publique.
Mais « no comment », bien sûr !
D’abord sur les
causes, évidemment non traitées sinon par le sempiternel « ennui des
jeunes des quartiers défavorisés » auxquels les municipalités consacrent
un temps et un argent que l’on ne trouve guère pour les citoyens sans histoire.
Le fait que la pandémie les empêche de partir en vacances au « bled »
entraîne comme par hasard une augmentation spectaculaire des « incivilités »
(ah ? On nous a pourtant affirmé pendant des années qu’il n’y avait aucun
rapport entre la délinquance et l’immigration), tout comme la vidange brutale
des prisons, dont la population est estimée musulmane à 60% d’après une commission
d’enquête parlementaire. On ne compte plus les flics et les pompiers agressés,
et les malheureux qui se mettent sur la route de ces « victimes du racisme »
se font massacrer, comme ce chauffeur de tram de Bayonne ou cette aide-soignante
promenant son chien –lui-même écrasé par ces sympathiques « jeunes gens ».
Mais quand des
Blancs meurent, c’est silence radio. Pas de noms, pas de vagues, SVP ! Et
il faut toute la mobilisation des réseaux sociaux pour exiger et obtenir que
certaines choses soient dites.
L’autre méthode vicelarde, abondamment pratiquée
par France Télé et ses annexes, est le contre-feu systématique. Un réfugié
rwandais, recueilli par l’Eglise catholique, met le feu à la cathédrale de
Nantes où il travaillait ? Catastrophe, il a avoué, alors que l’on se
tuait à nous dire que ce n’était qu’un accident ! Que faire ? Vite,
un petit reportage sur une mosquée taguée avec une croix gammée, histoire de
montrer que les chrétiens ne sont pas les seules victimes de l’intolérance et
de la bêtise ! Les violences dans les banlieues immigrées ? Vite, un
fait divers sympa ou des jeunes Comoriens d’une « cité » sauvent des
gamins d’un incendie !
Et quand
Génération Identitaire organise une manifestation pacifique devant le domicile
d’une députée LREM voulant défiscaliser les transferts de fonds des migrants
vers leur pays d’origine, le gouvernement parle d’une « attaque » et
lâche ses grands chevaux de l’indignation « républicaine ». Les
militants de GI font l’objet d’une traque médiatique te judiciaire ignoble,
tandis que les enragés du PIR, de BLM et autres Assa Traoré font ce qu’ils
veulent en toute illégalité, la haine et l’injure à la bouche. Deux poids deux
mesures, encore et toujours.
Je
me souviens d’un article paru dans Télérama,
à l’occasion de la sortie du film Danse
avec les loups. Evoquant l’histoire américaine, dans le contexte du début
des années 1990, l’auteur se demandait gravement si l’on ne pouvait « aimer
les Etats-Unis qu’au passé ». Curieuse réflexion, toute empreinte de l’anti-américanisme
intello du magazine en question, à l’époque très engagé contre la Guerre du
Golfe de George Bush Senior. Car pouvait-on décemment préférer les Etats-Unis
des années 1860 (période traitée par le film) à ce qu’ils étaient devenus 130
ans plus tard, en matière de développement, de droits sociaux et civiques ?
Mais sans doute l’auteur n’exprimait-il qu’un jugement romantique…
Aujourd’hui,
toutefois, je serais bien d’accord avec lui, et pas seulement pour les
Etats-Unis. J’ai l’impression de ne pouvoir aimer mon pays, et avec lui le
Monde occidental, qu’au passé. A une époque où nos élites ne trahissaient pas
leurs peuples, où nous étions fiers de ce que nous sommes et de ce que nos
ancêtres ont accompli, où le reste du monde nous regardait avec envie. Pas
seulement à cause de notre niveau de vie, mais parce que nous incarnions la
puissance et le progrès dans tous les domaines.
J’ai
encore envie d’y croire néanmoins, mais il faut se battre contre ces mêmes
élites qui nous ont trahis, et ce ne sera pas facile !
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