mardi 7 juillet 2020

De quoi ce gouvernement est-il le nom ?


mardi 7 juillet 2020

            De quoi ce gouvernement est-il le nom ?

Depuis dimanche, nos gazettes ne bruissent que de cela : le nouveau gouvernement ! Nouveau cap pour les uns, continuité faux cul pour les autres, virage à droite, au centre ou nulle part…
Un gagnant toutefois dans cette tempête de verre d’eau : Edouard Philippe. Celui-ci part au bon moment, avec une cote de popularité étonnamment haute et une bonne réputation, même auprès de ses ennemis politiques. Sa mise en retrait au Havre, où il a été réélu confortablement, lui permet de quitter le Titanic qui prend l’eau sans avoir à en assumer le naufrage. Et de se poser en éventuel recours en 2022 pour une droite et un centre en quête de champion.
Macron veut reprendre la main, nous dit-on, comme s’il l’avait perdue ! A Matignon, le brave Jean Castex a la réputation d’être un exécutant efficace (l’homme du « déconfinement »), dévoué et sans ambitions personnelles démesurées (pour l’instant !).
Le remaniement annoncé n’est pas gigantesque, mais mérite quelques commentaires.
Le départ de Castaner s’imposait. Le choix de son successeur interroge. Pourquoi Darmanin, qui n’était pas mauvais là où il était, et qui restera flanqué de celui qui aurait dû sortir de l’ombre pour diriger ouvertement la Place Beauvau, Laurent Nunez ? Ceci dit, j’ai de la sympathie pour le nouveau ministre de l’Intérieur, intelligent et bosseur, prototype d’une intégration-assimilation réussie. Mais gare à Sarkozy II, dont il partage quelques caractéristiques !
A la justice, la grande surprise est l’arrivée de Dupont-Moretti, avocat des causes désespérées, succédant à Sœur Belloubet de la Porte de Prison. Il énerve les juges, scandalise les féministes qui lui reprochent d’avoir moqué et critiqué les excès de « me too », agace les identitaires de droite qui le considèrent comme d’extrême-gauche…tant de détestations ne peut que me le rendre plaisant ! Je m’étonne seulement qu’un esprit libre comme le sien ait choisi d’embarquer dans cette galère. Et s’il reste fidèle à lui-même, je souhaite bien du courage au Petit Prince pour gérer le gaillard.
A la culture, le transparent Riester est remplacé par l’histrionne Bachelot. Cela fait bien longtemps que je ne pense pas beaucoup de bien de ce Ministère-alibi, et ce n’est pas l’arrivée de cette dame qui risque de me faire changer d’avis. Je n’attends rien d’autre que des gloussements et une avalanche de politiquement correct.
Le gage aux écolos, tant attendu après leur victoire en trompe l’œil dans quelques métropoles, est incarné par l’arrivée de Barbara Pompili, jolie plante verte et blonde rescapée du hollandisme. Quand elle causera pour débiter les platitudes attendues, on pourra toujours couper le son pour admirer le paysage.
A l’agriculture, le peu visible Guillaume est remplacé par Julien Denormandie. Avec un nom pareil, on espère qu’il va défendre le vrai camembert au lait cru.
Passons rapidement sur Elizabeth Borne au Travail et Amélie de Montchalin à la fonction publique : une directrice d’école casse-couilles et une européo-libérale à tous crins, ça sent la reprise en main !
Petite cerise sur un gâteau bien maigre (car le reste n’a pas changé ou si peu), le départ inattendu de Sibeth N’Diaye. Je pensais que sa condition de femme noire et enveloppée lui vaudrait une protection sans faille, mais le politiquement correct a ses limites. Pour le reste, on est prié d’attendre le speech présidentiel du 14 juillet pour savoir où l’on va…

            Hommage à Jean Raspail.

Ce grand écrivain maudit vient d’être enterré. Je n’ai lu de lui que Le Camp des Saints, dont la dimension prophétique ne cesse de croître au fil des temps mauvais que nous traversons. Mais quel livre, bon sang, écrit avec les tripes ! Et dire que des types comme cela meurent dans le mépris médiatique, tandis que des tachouilles  façon Despentes ou Edouard Louis continuent à éructer impunément, nantis de leur seul caution politiquement correcte. Notre littérature est bien malade.

            Touche pas à mon John Wayne !

La frénésie repentante et raciste anti-blanche continue à faire des ravages. En Californie, les politiciens démocrates viennent de débaptiser un aéroport portant le nom de John Wayne. Il est vrai que l’immense acteur fut l’incarnation d’un modèle de virilité blanche, l’archétype du père ou du grand-père que tous les jeunes gars auraient pu rêver d’avoir. Courageux, dur au mal, droit dans ses bottes, loyal et dévoué.
De sa grandiose filmographie, rien ne pourra jouer en sa faveur. Les « déboulonneurs » ne retiendront que certaines déclarations politiques évidemment décontextualisées. Ses propos sur Angela Davis, notamment, pas si scandaleuses pourtant à mon avis quand on sait ce qu’étaient à l’époque les activistes noirs et gauchistes, au moins aussi cons qu’aujourd’hui avec toutefois un peu plus de circonstances atténuantes.
Pour ma part, je mentionnerai un film assez peu connu de la fin de sa carrière, Les Cow-Boys, où le vieux John Wayne recrute une bande de gamins de diverses origines pour escorter son troupeau. Au cours de ce voyage initiatique, qui coûtera la vie au « vieux », les gosses apprendront à se connaître, à surmonter leurs différences, à vaincre ensemble leurs ennemis et à devenir des hommes. C’est sans doute ce message simple et viril que nos bonnes âmes ne veulent plus entendre. Ne vous en faites pas, M. Wayne, vous n’avez pas besoin d’un aéroport : vous serez toujours dans mon ciel !


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