dimanche 14 juin 2020

Après le coronavirus, gare au virus PC


APRÈS LE CORONAVIRUS, GARE AU VIRUS « PC » !

Qu’est-ce que le virus PC ?
Contrairement à ce que sa dénomination pourrait laisser croire, le virus PC ne s’attaque pas à nos ordinateurs, mais à nos cerveaux. Sous son appellation officielle, le virus PC, ou virus « politiquement correct », est apparu aux Etats-Unis à la fin des années 1980. Certains chercheurs voient en Peggy Mac Intosh  (rien à voir non plus avec l’informatique), féministe de la bourgeoisie blanche de la côte Est, le patient zéro de cette maladie mentale, puisqu’elle est à l’origine de la théorie ahurissante du « privilège blanc » publiée en 1988.
Mais on peut largement contester cette supposition, et considérer le phénomène sur le temps long. Il semble plus probable que le virus PC soit à l’état latent dans la civilisation occidentale depuis au moins les débuts du judéo-christianisme, ayant un développé chez les humains imprégnés de cette culture une tendance au masochisme et à la haine de soi. Il est d’ailleurs significatif que ce virus ne touche que très marginalement les pays non-occidentaux, et exerce l’essentiel de ses ravages en Amérique du Nord, en Europe de l’Ouest, Australie et Nouvelle-Zélande.
Pays de tous les extrêmes et grand foyer de l’évangélisme mondial, les Etats-Unis constituent la principale zone d’incubation du virus. Plusieurs pandémies ont ainsi trouvé leur origine dans ce pays, sous des variantes différentes du même virus : le MC (Mac Carthysme),  le M68 (dont les séquelles sont encore visibles), le M2 (Me too) et enfin dernièrement le BLM (Black Lives Matter), particulièrement virulent en Europe de l’Ouest sous son avatar mutant, le BMM (Black Mic Mac, qui mélange divers agents pathogènes). Il est évident que le développement d’internet et des réseaux sociaux a fortement amplifié la propagation du virus.
Comment se manifeste ce virus, et en quoi est-il vraiment dangereux ?
Rassurons-nous d’abord, le virus PC est assez peu meurtrier, du moins pour l’instant. Mais ses effets n’en sont pas moins dévastateurs à long terme si on le laisse proliférer. Comme le disait Clemenceau : « Si on en meurt pas, on peut en rester idiot ». Car le plus effroyable dans ce virus, c’est qu’il peut s’en prendre aux esprits les plus brillants et les endommager de manière parfois irrémédiable.
Cela se manifeste d’abord par des troubles de la perception et une tendance à donner des explications ultra-simplistes à des phénomènes complexes. La personne infectée peut développer des réactions différentes selon son milieu social, sa culture et ses origines ethniques, mais on y retrouve le plus souvent des formes de paranoïa aigüe, la recherche active d’un bouc émissaire, une obsession victimaire et une sorte de puritanisme frénétique appelé parfois « syndrome de Savonarole » ou de « Fouquier-Tinville ».
Quelques cas emblématiques dont ne sait s’ils relèvent du dérèglement neuronal ou de la mauvaise foi :
-Eric Fassin, sociologue ayant table ouverte au Monde, considère par exemple que traiter quelqu’un de « sale Blanc » n’est pas un acte raciste, mais une simple agression. Par contre, tout propos douteux venant d’un Blanc ne peut être que raciste.
-Houria Bouteldja, pasionaria des « Indigènes de la République », auteur de l’inoubliable Les Blancs, les Juifs et nous. La reine du délire et de la confusion mentale : alors qu’elle est génétiquement blanche, elle ne se voit pas comme telle. Et elle se considère comme « indigène » (c’est-à-dire premier habitant d’un lieu), alors qu’elle est née en 1973 dans une Algérie indépendante depuis onze ans. Elle se veut militante antiraciste, mais ses discours dégoulinent de haine anti-européenne, antisémite, homophobe. Ses sympathies islamistes font douter de son « féminisme ». Cas étrange d’un agent pathogène bénéficiant d’une impunité totale dans un pays sur lequel elle vomit tous les jours, et où elle s’obstine à résider malgré tout le mal qu’elle peut en dire.
-Pascal Blanchard, caution « scientifico-historique » du courant « décolonial » : ne peut s’exprimer sans rouler de gros yeux ou serrer les poings. Quand il parle, on dirait qu’il va vous mordre, même lorsqu’il sourit. Face à lui, les journalistes intimidés, souvent déjà contaminés et généralement incultes historiquement, ne peuvent qu’acquiescer à l’idée que la France est encore une puissance coloniale, et les Français de souche européenne des salauds en puissance.
Le patient-type ne supporte pas la contradiction, perd le sens de l’humour et sombre parfois dans la folie masochiste. Ainsi aux Etats-Unis ces Blancs qui s’agenouillent à tout bout de champ, lèchent les bottes des Noirs, se font tenir en laisse…d’autres s’en prennent à des monuments jugés soudain monstrueux et veulent réécrire l’Histoire en fonction de leurs préjugés. Le manque total de contextualisation est en effet l’un des aspects frappants du virus PC, qui produit sur ses victimes des effets comparables aux  néonicotinoïdes sur les abeilles : elles perdent le chemin de la ruche, font n’importe quoi, cessent d’alimenter la ruche et disparaissent.
Mais alors que les abeilles sont victimes du productivisme et des « lois du marché », le virus PC est encouragé par les adeptes de la mondialisation capitaliste. La guerre des races, c’est moins dangereux pour les affaires que la lutte des classes ! Il y a même du fric à se faire…
Quels sont les catégories « à risque » ?
L’hebdomadaire Marianne (n°1213, page 17) a publié une sociographie très intéressante du mouvement BLM  en France, tendant à démentir l’aspect massif du phénomène chez nous. Mais les composantes principales sont révélatrices des couches les plus exposées de la population.
-1% de stars, dont la notoriété médiatique joue un rôle essentiel de porte-voix et de miroir déformant. Attention toutefois aux erreurs d’interprétation : le virus PC touche un pourcentage infiniment supérieur de la catégorie « star » qui se caractérise par une très forte perméabilité au virus par son conformisme idéologique.
-4% de militants d’extrême-gauche. Il pourrait y en avoir plus, mais la convergence des luttes est notoirement difficile entre les fils et filles à papa qui veulent « changer le monde », et les jeunes issus de l’immigration maghrébine et africaine qui veulent juste plus de pognon et de « respect ».
-15 % de lycéens vaguement écolos et d’une culture générale balbutiante, prêts à marcher pour un peu n’importe quoi et derrière n’importe qui : Greta, Adama, même combat…
-20% de bobos, souvent les parents de la catégorie ci-dessus. A priori plus cultivés en apparence, mais tellement intoxiqués qu’ils ne se rendent même plus compte de leur état.
-60% de «militants des banlieues » de souche non-européenne, biberonnés à la culture de masse américaine. Pour eux, c’est l’occasion ou jamais de « prendre une revanche » et de faire carrière pour les plus malins, qui ne manqueront pas d’être récupérés par tel ou tel parti, syndicat, entreprise, etc…Sans oublier des intérêts plus sordides, à savoir obtenir la mansuétude de la justice pour ceux d’entre eux qui pourraient craindre ses foudres.
Comment savoir si je suis atteint ?
Grave et essentielle question ! Pour l’heure, les prises de sang, de salive et les électro-encéphalogrammes n’ont rien donné. La température du corps n’aurait semble-t-il rien à voir avec ce qui relève d’abord d’une fièvre mentale. Vous pouvez néanmoins procéder au test suivant, qui ne sera révélateur que si vous y répondez honnêtement. Une seule réponse, SVP.
Pour chaque proposition, sélectionnez la réponse qui vous convient le mieux.
1)    Un délinquant trouve la mort à la suite de son interpellation par la police.
a)     Vous attendez d’en savoir plus avant de vous prononcer.
b)    C’est forcément un crime, une nouvelle violence policière inacceptable !
2)    Le délinquant en question était noir, ou arabe.
a)     Et alors ?
b)    D’abord, on dit « racisé » ! C’était donc un crime raciste, évidemment !
3)    Vous êtes un homosexuel de souche européenne, et vous draguez un jeune maghrébin que vous ramenez chez vous. Mais ça tourne mal : il vous insulte, vous tabasse, vous viole et repart avec votre fric. (Ne hurlez pas, c’est paraît-il arrivé à Edouard Louis qui le raconte lui-même avec complaisance dans son Histoire de la violence. On est prié de le croire).
a)     Vous portez plainte, en espérant bien que ce salopard sera sévèrement puni.
b)    Vous ne portez pas plainte, ce serait beauf et fasciste. La victime, c’est lui, le coupable, c’est vous ! C’est ce qu’a conclu Edouard Louis, d’ailleurs.
4)    L’écriture inclusive, c’est…
a)     Un truc lourdingue consistant à ajouter, des points, des « e » et des « s » partout en croyant que cela fera progresser la condition féminine.
b)    Une invention merveilleuse et indispensable à des lendemains radieux d’égalité entre les sexes…heu pardon, des genres !
5)    Des vagues de migrants se ruent vers l’Europe.
a)     Problème difficile ! Si on peut en accueillir certains, il faut quand même faire le tri, sinon ça s’appelle se laisser envahir…
b)    Il faut tous les laisser entrer, bien sûr. Quelle chance et quelle richesse que ses pauvres migrants !
6)    Au Pakistan, la minorité chrétienne est réduite à des tâches infâmantes, vit dans la misère et les persécutions. Chaque année, des centaines de femmes chrétiennes et hindoues sont enlevées, violées et converties de force à l’Islam (cf le magazine Géo n°496, juin 2020)
a)     C’est quand même pas mal, les pays occidentaux, même si ce n’est pas parfait. La preuve, plein de gens veulent venir chez nous.
b)    Et alors ? Il y a sûrement une explication complexe à cette situation. Ne tirons pas de conclusion hâtive sur un pays pauvre qui souffre sûrement des séquelles du colonialisme occidental. Il n’est indépendant que depuis 1947 !
7)    L’auteur de ce test et de cet article :
a)     On peut être d’accord ou pas, mais il gratte là où ça fait mal. Et parfois ça fait du bien.
b)    C’est un immonde réactionnaire, pur produit d’une culture phallocratique imprégnée de racisme systémique. Sûrement un mâle blanc de plus de cinquante ans !

= Comptez vos réponses b,  la dernière vaut dix points.
Si vous avez une majorité de b, vous êtes atteint, désolé…
Que faire ?
Il fut un temps où la plupart des humoristes et des politiques seraient montés au créneau pour révéler l’ampleur de la pandémie et mettre en place des mesures de protection. Quelques claques virtuelles, le confinement des éléments les plus dangereux pour l’ordre public, ou tout simplement le refus de prendre le délire des contaminés pour parole d’évangile.
Mais le virus actuel a touché les plus hautes sphères politiques, économiques, intellectuelles et médiatiques, à tel point que l’on peut se demander s’ils sont vraiment touchés eux-mêmes ou simplement paralysés par la trouille d’être mordus par les malades les plus excités.
Car la solution envisagée par nos instances dirigeantes semble être de donner satisfaction, du moins en partie, aux contaminés, en espérant que leur fièvre retombera ensuite. Un peu comme si le directeur d’un asile de fous se mettait à « donner raison » à ses patients en espérant les guérir de leur psychose.
On peut douter de l’efficacité de telles mesures. Le vaccin Taubira 2001, destiné à calmer la rage des obsédés du passé esclavagiste, a au contraire suractivé le virus et encouragé la création de groupes de nouveaux malades tels que le CRAN ou le PIR. Les attaques contre la statue de Victor Schoelcher, député à l’origine de l’abolition de l’esclavage de 1848, prouve à quel point les cerveaux sont endommagés et les thérapies douces peu efficaces.
Enfin, la crainte et la colère légitimes de celles et ceux qui ne veulent plus être montrés du doigt dans leur propre pays peut laisser craindre un retour de bâton douloureux.
Devant l’absence de politique publique courageuse et efficace face à la pandémie, le meilleur remède est pour l’instant à trouver en soi-même : se cultiver, garder son sang-froid, sa dignité et son sens de l’humour.

        


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