mercredi 22 avril 2020

Confinement J+37


mercredi 22 avril 2020

            Confinement J+37

Je ne pensais pas atteindre le chiffre ci-dessus, mais nous y sommes. Le confinement devrait être levé progressivement à partir du 11 mai. En ce qui me concerne, le temps passe vite : entre le télétravail, l’écriture d’un roman, quelques jeux de stratégie, une sortie de « première nécessité », le travail au jardin, un peu de télé le soir…j’ai de quoi m’occuper, le stress de subir certains de mes « frères humains » en moins.
On en sait donc plus maintenant sur l’origine du virus, apparemment échappé d’un laboratoire de virologie cofinancé par la Chine, la France et les Etats-Unis, totalement pris en charge par les Chinois –comme toutes les technologies que nous avons eu l’imprudence de leur transférer- depuis quelques années. Le covid-19 serait un virus mutant, bidouillé à partir d’une chauve-souris, et destiné à chercher un remède au VIH. On se croirait dans un film de SF, au début de Je suis une légende (avec Will Smith) : le remède miracle s’avère une monstruosité qui contamine la planète !
Sauf que…le terrible virus ne nous change pas en mutants assoiffés de sang, et ne fauche pas en masse les populations. Comme je l’ai évoqué précédemment, et comme le confirment les premières statistiques sérieuses, celles avec pourcentages, ce virus est finalement bien peu meurtrier. Des comparaisons avec la grippe de Hong Kong (1969) ont été publiées ces temps-ci sur le net, et elles sont édifiantes : des milliers de morts en France, des hôpitaux débordés, comme aujourd’hui. Mais pas d’arrêt de l’économie mondiale, une activité normale partout, et des médias qui parlent de tous les grands sujets de l’époque : l’homme sur la lune, la guerre du Vietnam, le Biafra, etc…
Rien à voir avec la psychose actuelle, qui me donne l’impression, lorsque je visionne les grands médias, d’être en URSS. France-télé est devenue la Pravda  de la pensée unique psychotique. Sujet unique : le coronavirus, avec des flopées de reportages sans intérêt, dont au moins « une bonne nouvelle du front », comme ces malades qui sortent guéris sous les applaudissements des soignants, eux-mêmes applaudis rituellement tous les soirs à vingt heures. Le ridicule tue moins que le virus, du moins il faut l’espérer. Et quand on n’a rien à se mettre sous la dent, on bidonne honteusement. Ainsi cette mamie centenaire hospitalisée après un AVC, et diagnostiquée positive au coronavirus. La dame s’en sort et rentre chez elle, à la grande joie d’une famille qui nous fait le plaisir de nous montrer à quel point elle est émue.
Et les journaleux de nous présenter l’affaire comme « la centenaire qui a échappé au virus » ! Sauf que…la mamie est porteuse saine, et que c’est l’AVC qui aurait pu la tuer.
Et que dire de toutes ces célébrités qui font des vidéos, ces restaurateurs qui livrent les hôpitaux devant les caméras, et que l’on nous présente comme des « guerriers », alors qu’ils se font d’abord de la pub et craignent plus que tout qu’on les oublie. Notre civilisation de chochottes égocentriques a les héros qu’elle mérite.
Comment se fera la « reprise », notamment des cours ? Les premières annonces du Ministre de l’Education Nationale laissent dubitatifs. La rentrée progressive n’est pas absurde en soi, mais les petits groupes de 15 élèves et l’application des « gestes barrières » me paraissent bien difficiles à mettre en œuvre. Courageusement, Blanquer renvoie la balle aux « acteurs de terrain » : faites comme vous voulez, mais faites en sorte d’occuper ces chers petits pour que leurs parents puissent aller travailler, et que les voyous de banlieue aient autre chose à faire que d’embêter la police. Amusez-vous bien à reprendre en main des gosses totalement démobilisés, qui devront retourner en classe à un mois et demi des prochaines grandes vacances sans rien pour les motiver, puisque les diplômes seront obtenus en contrôle continu, avec toute la « bienveillance » que l’on devine !
En attendant, les premiers spécimens des manuels numériques pour les nouveaux programmes de terminale commencent à arriver. Pour ce qui est des programmes eux-mêmes, quelques mots sur ma discipline, l’Histoire-géo : c’est abominablement lourd, infaisable avec les élèves que nous avons aujourd’hui (et même avec ceux d’hier). Il y a aussi des choix curieux, comme ce chapitre consacré au « tournant social, politique et culturel » en France de 1974 à 1988. Pourquoi ce découpage chronologique ? Il devait y avoir dans le comité d’élaboration des nostalgiques de Giscard ou du premier septennat de Mitterrand.
La palme du politiquement correct est attribuée à la couverture du manuel Nathan, collection Cote, qui résume l’Histoire du monde de 1929 à nos jours en deux photos : une manif du MLF dans les années 1970, et la victoire de Nelson Mandela en 1994 (ou sa sortie de prison en 1990 ?). Je suggère que pour la prochaine édition, on se contente d’une photo de Sibeth N’Diaye pour délivrer le même message subliminal.

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