mercredi 4 mars 2020
La Grèce, éternel rempart de
l’Europe.
Erdogan a donc
lâché « ses » migrants, environ 13 500, comme un coup de
semonce, sachant qu’il lui reste en réserve plus de trois millions de réfugiés
ou pseudo-réfugiés syriens. 100 000 autres sont annoncés. Il leur a fourni
des bus, des cartes routières et même quelques sous pour aller forcer les
portes de l’UE, dont la Grèce a la charge. Tout Européen conscient de son
identité sait ce qu’il doit à la Grèce, matrice de notre culture et gardienne
des portes orientales de l’Europe depuis 2500 ans.
Au temps de la
menace perse, le « Roi des Rois » alignait des armées gigantesques
pour l’époque, mais la coalition des petites cités grecques, en y mettant tous
leurs moyens et surtout tout leur courage, parvinrent à les repousser.
Aujourd’hui, la
situation est toute différente. La Grèce fait partie de l’UE et de l’OTAN (tout
comme la Turquie !), elle peut donc en théorie compter sur des moyens
considérables. En face, les envahisseurs offrent au contraire le tableau d’une
horde de civils désarmés. Mais pour notre civilisation occidentale moderne,
toute pénétrée d’ « humanisme » et de sensiblerie, la faiblesse
est avant tout morale, comme l’a fort bien décrit Jean Raspail dans son Camp des saints. Les donneurs de leçons
(ONG, bureaucrates bien-pensants de l’ONU, médias
« droits-de-l’hommistes » et migrantophiles) sont une fois de plus à
la manœuvre, relayant avec complaisance les mises en scène habituelles.
Alors
que femmes et enfants ne constituent qu’une très faible proportion des
envahisseurs, composés à 80% d’hommes jeunes, ces mêmes femmes et enfants sont
constamment mis en avant dans les reportages, et instrumentalisés par les
migrants eux-mêmes qui forcent parfois les gosses à pleurer dès que se pointe
une caméra.
Lorsque
la population grecque vient prêter main-forte à ses douaniers et policiers pour
défendre le territoire national, nos bons médias n’y voient que des
« militants d’extrême-droite ». Dans le cas de Lesbos, c’est pourtant
toute la population, autrefois accueillante mais aujourd’hui excédée par les
nuisances causées par ses « hôtes », qui s’est mobilisée.
Le
devoir des Européens est de soutenir la Grèce : non en la
« soulageant de son fardeau migratoire », comme le souhaitent
certains (ce qui veut dire accueillir, une fois de plus, des centaines de
milliers de musulmans difficiles à gérer, en se les répartissant à travers
toute l’UE), mais en l’aidant à se défendre physiquement face à l’invasion.
« Personne
ne peut faire chanter l’UE ! » s’est exclamé le commissaire européen aux
migrations, Margaritis Schinas. En tout cas, on essaye. Et à la place
d’Erdogan, considérant à quel point le poisson européen pourrit par la tête,
j’aurais bien tort de me priver.
Un 49.3 qui ne passe pas.
Caramba, c’est
raté ! Le coronavirus n’a donc pas suffi à détourner l’attention. L’usage
du 49.3 pour accélérer le vote de la réforme des retraites a suscité un tollé
dans toute l’opposition, et le Sénat entend bien jouer tout son rôle dans ce
qui reste de débat, en deuxième lecture. Macron avait-il le choix ? Non,
s’il tenait vraiment à sa réforme. Oui, s’il avait le sens de l’Etat et de
l’intérêt national, combiné à de vraies convictions démocratiques. Auquel cas,
pour une réforme aussi importante pour tous les Français, le référendum était
une option parfaitement valable. Une belle occasion de débattre, puis de
trancher en toute souveraineté nationale.
Evidemment,
cette possibilité toute gaullienne n’a pas été retenue, montrant une fois de
plus les limites d’un régime conçu il y a 62 ans par un homme exceptionnel, qui
n’a pas eu de successeur à se mesure. La Ve République est une monarchie
républicaine, qui ne peut être légitime que si ses dirigeants entendent
gouverner au nom de tous les Français, en respectant un certain consensus. Mais
dès lors que la machinerie tombe aux mains de parvenus au service d’intérêts
privés, ne jurant pas que « l’Europe » et les marchés mondiaux,
inféodés à des lobbies de tout poil, elle ne peut que se couper du peuple et
perdre toute légitimité.
Comment
se protéger du coronavirus ? Les consignes du gouvernement.
N’allez plus au
marché, mais au supermarché.
N’allez pas au
salon du livre ou au marathon de Paris, mais plutôt dans les stades et les
cinémas.
Faites des
concerts ou de meetings de 4999 personnes, mais pas 5000 ou plus. Cela change
tout !
Si vous êtes
malade, restez chez vous. Si vous êtes mort aussi. Si vous avez le coronavirus,
merci de le garder pour vous.
N’achetez pas de
masque, ça ne sert à rien…mais on va réquisitionner tous ceux qui existent, on
ne sait jamais.
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