mardi 11 février 2020

Couacs macronistes, Virus en folie et mort de Robert Conrad

mardi 11 février 2020

            La foire aux couacs.

On reprochait à Hollande et son équipe de cumuler les bourdes, mais la bande à Macron est en train de les écraser à plate-coutures. Le plus beau de tous est certainement ce vote des députés LREM contre l’allongement du congé pour deuil d’enfant de 5 à 12 jours. « Faudrait quand même pas trop pénaliser la compétitivité des entreprises ! » a râlé Muriel Pénicaud en voyant cet amendement venu de l’UDI. En bons petits soldats du Nouveau Monde libéral, les députés de la majorité ont donc rejeté l’amendement. Tollé général, et lâchage en règle du Petit Prince qui accuse ses troupes de « manquer d’humanité ».
Ah, le bon chef, qui fait faire la sale besogne par ses hommes pour ensuite les engueuler quand ça tourne mal ! Face à la grogne de la troupe, le Président en a convoqué certains à l’Elysée pour une séance de câlinothérapie. Laissons le dernier mot à cette caricature du Canard Enchaîné du mercredi 5 février, où l’on voit des députés « marcheurs » discuter de l’affaire :
-Je préfère passer pour un con que pour un sans-cœur, dit l’un.
-En ce moment, on passe pour les deux ! répond l’autre.

            Rions du virus.

Un cas de coronavirus signalé dans une station de ski savoyarde, appelée…Contamines Montjoie ! C’est trop beau pour être vrai…
Les premiers Français rapatriés de Chine  ont été mis en quarantaine dans un beau centre de vacances à Carry le Rouet. Ceux de la vague d’après ont eu droit à une caserne de pompiers, c’est déjà moins fun. Les suivants sont bons pour les tentes en plastique, les barbelés et les miradors.

            Mort de Robert Conrad.

Encore un héros de ma jeunesse qui nous quitte. Le beau gosse aux yeux bleus, modèle de virilité ironique, a enchanté mon enfance avec Les Mystères de l’Ouest. Une série kitsch et sans pareil, mêlant tout ce que j’aime : western, fantastique, agents secrets, plans diaboliques et belles nanas. J’ai appris par la suite, dans un bouquin de Martin Winckler et Christophe Petit sur les séries télé, que cette série culte était en fait la première série « gay » de la télé américaine, du fait de son producteur, Michael Garrison –qui en était- et contenant toute sorte de messages plus ou moins subliminaux. Conrad –qui n’en était pas- fut donc sans le savoir « gay friendly » !
Il y eut également son rôle de Pappy Boyington dans les Têtes Brûlées, autre série culte, surtout pour un fan d’aviation et de Seconde Guerre Mondiale comme moi. La série a pris un gros coup de vieux, mais quand même : le générique reste formidable, et les « Corsairs » toujours photogéniques. Plus tard, Sloane Agent Spécial, sorte de sous-James Bonda pu m’amuser aussi.
La vie Robert Conrad, authentique homme du peuple au parcours chaotique, fut presque aussi romanesque que celle des personnages qu’il incarna : émancipé à 15 ans de parents trop jeunes et irresponsables, livreur de lait, docker, boxeur, chanteur, et acteur bien sûr.
Ses répliques cinglantes et ses coups de poings bien sentis sont entrés dans la légende. Merci, Robert, ou plutôt James West ! Ton pote Artemus Gordon, le roi du déguisement, (Ross Martin, décédé en 1981) t’attend à bord du train fédéral pour ta dernière grande virée. Amuse-toi bien, tu l’as bien mérité.

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