dimanche
15 décembre 2019
Jean-Paul Delevoye,
l’homme aux treize casseroles.
Il y en eut d’abord deux. Puis trois. Puis cinq.
Nous en en sommes à treize ce dimanche. Treize mandats non déclarés à la Haute
Autorité pour la Transparence de la Vie Publique, par l’homme chargé de
conduire la réforme des retraites. Mais qui peut croire que ce bon gros
nounours, figure de la droite libérale et humaniste, puisse être un tant soit
peu intéressé ?
C’est d’abord un bourreau de travail, et un modèle
de dévouement : treize fonctions dans des domaines aussi différents que l’assurance,
la banque, la SNCF, l’éducation, j’en passe et des meilleures…et tout ça à
titre bénévole ! Bon, d’accord, Parallaxe l’a quand même un peu payé (5000
euros par mois, une paille), et les autres ont dû lui accorder quelques
gratifications ici ou là, en attendant un légitime renvoi d’ascenseur. Et alors ?
En voilà un, au moins, qui ne compte pas ses heures, et pour qui le travail n’est
pas associé à la pénibilité, comme le déplorait à juste titre notre Petit
Prince !
« Quel plaisir que de faner ! »
écrivait la marquise de Sévigné dans une de ses fameuses lettres, où elle
enviait les paysans si joyeusement occupés aux champs.
M. Delevoye, lui, fane dans tous les champs sans
penser à sa retraite, contrairement à tous ces fainéants qui râlent depuis dix
jours. Un modèle pour nous tous.
Macron ne vient plus à Pau.
Quelle tristesse ! Nous comptions bien
accueillir notre cher Président mardi prochain, en compagnie de ses honnêtes
collègues africains. Mais une attaque djihadiste providentielle contre une base
nigérienne lui a fourni un prétexte tout trouvé pour éviter de s’afficher avec
un Bayrou aux prises avec la justice et de se frotter à la canaille gréviste. Et
puis, il risque de faire mauvais, d’après la météo.
Retraites : que faire ?
Hier sur France Info, une interview de l’économiste « atterré »
Philippe Ashkenazi m’a convaincu que s’attaquer à une réforme des retraites,
quelle qu’elle soit, sans prendre en compte d’autres paramètres tels que la
santé, le chômage et la précarité du travail ne peut que mener à l’impasse. Les
assurances vieillesse, maladie et chômage sont le résultat de longs combats
menés depuis le XIX e siècle. Qu’on les remanie d’une manière ou d’une autre n’a
rien de scandaleux. Mais cela ne peut se faire que par un travail de fond et
une large concertation des partenaires sociaux, sans arrière-pensée bassement
budgétaire ni obsession d’appliquer des règles dictées par l’UE ou l’OCDE. Maintenir
un certain niveau de prestations sociales, incluant tous ceux qui jusqu’ici ne
bénéficiaient que d’une retraite indigne (artisans, agriculteurs) est un
objectif de civilisation. Sacrifier celui-ci au marché témoigne d'une autre
logique, qui ne peut qu’accélérer l’ensauvagement de nos sociétés.
La
victoire de Bojo le Clown.
A la grande fureur de nos bons médias, Boris Johnson
a remporté un triomphe aux élections législatives britanniques, qui ont par
ailleurs renforcé les nationalistes écossais « pro-européens ». On
découvre brusquement à quel point le système électoral britannique est
particulièrement foireux, et permet à des « majorités » de se
constituer de façon totalement artificielle et peu représentative. Il va de soi
qu’un tel constat n’aurait pas été fait si les travaillistes pro-européens l’avaient
emporté ! En tout cas, le clip de campagne de Bojo, pastichant une comédie
sentimentale à succès, m’a bien fait rigoler. Vivement que l’on fasse ce genre
de trucs chez nous !
Sardines à l’italienne.
Pour lutter contre la « lèpre populiste »
(dixit Macron), les sociaux-libéraux italiens, qui espèrent se refaire une
santé derrière Romano Prodi –un peu comme si tous les centristes et les
socialistes choisissaient Raffarin comme chef de file : ça fait envie !-
ont lancé un mouvement « spontané » d’occupation des rues et des
places de notre sœur latine. Ils appellent ça « le mouvement des sardines » :
ça sent davantage la manip’ sauce Soros
que le poisson frais. Mais nos médias bien-pensants se pâment devant autant de
fraîcheur et d’originalité.
Je leur rends hommage, moi aussi, avec ce petit
détournement de la chanson de Patrick Sébastien :
Pour
faire un mouvement facile, facile
Faut
d’abord une idée débile, débile,
Un
truc à la con pour se reconnaître,
Et
une flash-mob pour bien apparaître
Dans
celle-là on se rassemble à 100, 500 ou 1000
Bien
agglutinés comme des sardines à l’huile !
Ha
qu’est-ce qu’on est serré, au fond de cette place
Grognent
les sardines, grognent les sardines,
Ha
qu’est-ce qu’on est serré, au fond de cette place
Grognent
les sardines, du système en place !
Greta
Thunberg, gnome de l’année.
Ses adorateurs auraient voulu lui voir décerner le
Prix Nobel de la Paix, et c’est bien normal, puisque celui-ci n’est attribué
que très rarement à des personnes ayant effectivement lutté contre les ravages
de la guerre. Mais heureusement, Time
Magazine vient de réparer cette erreur en lui offrant sa une et son titre
de personnalité de l’année. La petite Greta l’a bien mérité en effet :
parfaite créature médiatique censée incarner la jeunesse boboïsée mondiale,
inculte, simple porte-voix de slogans simplistes, sponsorisée en sous-main par
des grands groupes industriels et financiers. La défaite de la pensée à elle
toute seule, au service d’une idéologie politiquement correcte de plus en plus
loufoque. Parmi ses dernières élucubrations : le réchauffement climatique,
c’est la faute au mâle blanc colonialiste et raciste ! Une autiste hargneuse
symbolisant « l’intersectionnalité des luttes »,
cela valait bien l’hommage de Time
Magazine
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire