lundi 16 juillet 2018
Triomphe en trompe l’œil.
Quitte à passer
pour un affreux rabat-joie, je ne me joindrai pas ici au chœur des singes
hurleurs que nos médias nous repassent en boucle depuis hier soir. Ce fut un
beau match, il faut le reconnaître, même si, comme moi, on trouve le foot assez
chiant (90 minutes d’emmerdement pour trois minutes de plaisir en moyenne, c’est
assez cher payé et ressemble à un plan drague foireux). Je suis content pour
tout le monde : les Croates, qui ont bien du mérite, et l’équipe de France,
plutôt sympathique. 4-2, c’est aussi un bon score. Voilà…
Mais le tsunami
de joie pseudo-patriotique et de commentaires débiles a eu tôt fait de m’écoeurer,
au point de verrouiller ma télé, ma radio, et de ne pas regretter de ne pas avoir
d’application « alerte infos » sur mon portable.
La France s’enivre
de jeux, à défaut de pain. Le Petit Prince peut tirer la couverture à lui,
après son « one man show » monarchique de Versailles quelque peu
gâché par les couacs du 14 juillet : un avion qui crache une fumée rouge
de trop, deux motards qui se percutent devant la tribune présidentielle, du
jamais vu dans le foireux pour un jour pareil.
Mais la victoire
de la bande à Deschamps efface tout, si, si…J’ai même entendu un journaliste
dire ce matin sur Europe 1, et le plus sérieusement du Monde, que le triomphe
des Bleus allait renforcer le poids de la France dans l’OTAN ! Et d’autres
d’embrayer sur la puissance extraordinaire du football, attribut de puissance ô
combien sous-estimé par les grincheux tels que votre serviteur. Bon sang, mais
c’est bien sûr : le Monde au XXe siècle a été dirigé par l’Argentine, le
Brésil, l’Uruguay, l’Italie…ne me dites pas que ça vous a échappé, ou que les
Etats-Unis, la Chine n’ont pas besoin du ballon rond pour nous mener par le
bout du nez.
Place à fête,
voyons, la grande fête populaire, avec ses tonnes de viande saoule au mètre
carré ! Et ces énormes moyens à déployer pour la sécurité de tous ces
braves gens venus communier dans la religion du Dieu Ballon et de ses stars. Car
évidemment, dérapage il y a eu, et dérapages il y aura. Déjà deux morts, des
pillages et des incendies à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse. La fête, je vous
dis…Et demain, la gueule de bois quand nous découvrirons le volet « social »
de la politique de notre Bon Maître.
Nantes
en feu.
Nantes était,
paraît-il, une ville modèle en matière de gestion sociale, à la sauce moderne
des bobos socialos. Les « quartiers » et les « jeunes » (traduisez :
les ghettos ethniques) y étaient l’objet des meilleures attentions et
intentions. Les agités d’extrême-gauche y bénéficiaient de la plus grande
mansuétude, le tout dans une agglomération dynamique, bénéficiant d’un taux de
chômage bien plus bas que la moyenne hexagonale (6 % contre 10%). Mais la
délinquance et le trafic de drogue n’ont
cessé d’y prospérer, sur fond d’immigration incontrôlée.
Il a suffi qu’un
délinquant d’origine africaine s’y fasse descendre au cours d’un contrôle de
police pour que certains quartiers s’enflamment, et ce pour plusieurs nuits. La
Maire socialiste, Johanna Rolland, avait pourtant battu des records de
démagogie en déclarant que ses premières pensées allaient d’abord « au
jeune homme tué et à sa famille ».
Curieusement,
mes premières pensées vont vers les propriétaires des voitures et des commerces
brûlés, aux employés et usagers des services publics ravagés, à ces pompiers
caillassés, à ces policiers agressés et insultés, à bout de force, et dont on
peut comprendre qu’ils craquent parfois… La seule destruction qui me réjouisse
un tantinet est l’incendie de la voiture de Madame Rolland, quelques heures
après son « appel au calme ». Mais la Maire a suffisamment de
véhicules à disposition pour ne pas souffrir autant que les manants de la « colère
des jeunes ». Quant à François de Rugy, venu en tant que député se faire
mousser auprès de ces charmants jeunes gens qui sont paraît-il « notre
avenir », il en a été quitte pour une retraite piteuse sous les huées et
les crachats. Naufrage de la gauche et de ses illusions immigrationnistes et
multiculturelles. Car un détail quand même : parmi les commerces saccagés,
la boucherie hallal du quartier du Breil a été miraculeusement épargnée. Allah
est grand !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire