mardi
12 juin 2018
Etes-vous un cocu
du macronisme ?
Marianne a consacré sa dernière couverture
aux « cocus du macronisme », citant en tête :
-Nicolas Hulot, l’alibi écolo, qui avale plus de
couleuvres que ne peut en contenir le plus vaste des reptilariums. Il prétend
qu’il attend l’été pour « faire un bilan », avant de tirer,
peut-être, sa révérence. On ne renonce pas si facilement aux « ors de la
République ».
-Jean-Louis Borloo, tiré de sa retraite pour pondre
un rapport sur les banlieues (et un de plus !), finalement jeté aux
oubliettes dans des circonstances humiliantes.
-François Bayrou, renvoyé dans son cher Béarn après s’être
brûlé aux lampadaires de la capitale.
Il rêvait d’être le parrain d’un nouveau Giscard
modèle 1974. Il s’est fait blouser par un avatar français de Miss Maggie
Thatcher.
Et vous, vous sentez-vous cocu ? J’en connais
plein autour de moi qui, une fois de plus, se sont laissés prendre au chantage :
« sinon c’est Le Pen », et qui
pleurent aujourd’hui des larmes de sang. Certes, une bonne partie des mauvaises
nouvelles qui nous tombent aujourd’hui sur la figure peuvent être imputées au
quinquennat précédent, voire plus loin (prélèvement à la source, CETA,
ouverture à la concurrence de la SNCF, etc…). Mais il y a une sorte de fièvre
jouissive, dans ce gouvernement, à démolir les acquis sociaux, à déréguler,
détricoter…tout en verrouillant la liberté d’expression par des projets
inquiétants (chasse aux « fake news », purge politiquement correcte
de l’audiovisuel public, etc…)
Notre Président mérite bien son qualificatif de « disruptif »,
au sens original du mot anglais, à savoir : perturber, interrompre,
chambouler, déstabiliser, entraver…Bref, foutre la merde pour le plus grand
profit de quelques-uns. « Sortir de l’immobilisme », se réjouissent
certains. Mais pour aller où ?
Pour ma part, je ne peux qu’avoir la triste
satisfaction d’avoir à peu près cerné le personnage alors qu’il tentait d’hypnotiser
bon nombre de mes compatriotes. Pas cocu, puisque je n’ai pas voté pour lui,
ni, malgré quelques hésitations, pour un candidat LREM aux législatives. Juste un
peu déçu par les espérances en une juste réforme de l’Education Nationale, qui
semble partir en couilles faute de réflexion de fond et de vrai courage
politique.
Club Aquarius.
Les croisières Club Aquarius vous proposent une
offre spéciale, réservée aux migrants africains :
1) Escale en
Libye, où vous découvrirez les joies de l’hospitalité arabe. Nombreuses
activités très sportives, pas toujours au choix.
2) Excursion en Mer Méditerranée, à bord d’un bateau
pittoresque (convivialité garantie), jeux nautiques et baignade au large.
3) Embarquement à bord du fleuron de notre flotte
humanitaire, l’ « Aquarius », bonnes paroles et jeux de pont.
4) Tournée des ports de Méditerranée occidentale :
côtes italienne, espagnole, maltaise, française. Les escales ne sont toutefois
pas garanties.
5) Arrivée : à déterminer en cours de
croisière, en fonction des places disponibles.
Corse,
île d’amour.
Il fallait bien ça, après le mauvais traitement
infligé aux supporters et aux joueurs du Havre, menacés de mort, insultés et
bousculés lors de leur passage en Corse. Les élus locaux avaient certes
minimisé l’incident, mais le mal était fait. Heu-reu-se-ment y’a Aquarius !
( sur l’air de la pub Findus) Les dirigeants de la région se sont distingués en
proposant une escale humanitaire au bateau dont personne ne veut, au nom des « valeurs
d’hospitalité du peuple corse ». On se pince !
Et on se réveille vite : il s’agit juste, en
fait, d’accueillir le bateau dans un port, pas de laisser les migrants s’installer
en Corse. Ouf !
Médine, Dieudonné, même combat ?
Grosse polémique autour d’un concert programmé au
Bataclan, lieu d’un des massacres de novembre 2015. Le sympathique Médine,
rappeur se revendiquant de la caillera islamo-compatible, y est attendu pour
brailler ses incantations djihadistes et pousse-au-crime. Un peu comme si un
groupe de hard rock néonazi allait se produire au milieu du camp d’Auschwitz !
Raphaël Enthoven, philosophe attitré d’Europe 1, y a
consacré sa chronique d’aujourd’hui, en adoptant une attitude voltairienne :
oui, laissons Médine s’exprimer au nom de nos libertés, mais il faut que
certains groupes musulmans acceptent en retour, dans leurs cénacles (y compris
les mosquées !) des conférences et discours critiques sur la religion. Bon
courage, Raphaël, et après toi…
Blague à part, cher philosophe, seriez-vous pour qu’on
laisse enfin Dieudonné faire son spectacle, interdit en son temps par Manuel
Valls ?
Marre de 1998 !
Quelle avalanche de documentaires et de
rétrospectives sur la Coupe du Monde 1998 ! Nous allons être gavés de foot
pour le Mondial de cette année en Russie, et on nous inflige en apéro du
réchauffé de nos vieilles gloires. Un exorcisme, sans doute. Se faire plaisir
avec un passé prestigieux, la nostalgie d’une époque où les tenants de l’immigration
heureuse tenaient le haut du pavé, avec une France « black-blanc-beur »
donnée en exemple au Monde entier (du moins aux yeux de ceux qui y croyaient).
Oublier un moment la grisaille du présent, d’un pays déboussolé,
communautarisé, asservi. Ne pas trop penser à un futur qui s’annonce bien
sombre…et à une défaite en Russie ?
Trump son Monde.
Quel homme ! Donald a foutu par terre le sommet
du G7 avec son rejet des convenances, avant d’aller bisouter Kim Jong Un à
Singapour, et ouvrir (pour l’instant) une nouvelle page de l’Histoire de l’Extrême-Orient.
Toujours sur Europe 1, Hubert Védrine s’est livré ce matin à une brillante
analyse de l’état des relations internationales. Son constat sur nos dirigeants
ouest-européens, décrits comme des impuissants ou des idiots utiles (à d’autres
intérêts que le leur), est sans appel. Se moquer de Trump ou pleurnicher sur sa
brutalité ne mène à rien. Il est temps, nous dit Védrine, que les Européens
occidentaux reprennent conscience des réalités stratégiques et cessent de se
croire dans un Monde de Bisounours.
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