jeudi 3 mai 2018

Printemps social pourri, défense de Kanye West, impôt pourri, et comment profiter du terrorisme.


jeudi 3 mai 2018

            Un printemps social qui part en couilles.

Plutôt mal barré, le printemps social :
-Des syndicats incapables de défiler ensemble le 1er mai, et qui se déchirent même en interne (comme FO).
-Des partis de gauche infichus de s’unir. Le « rassemblement unitaire » prévu lundi dernier à Paris a réuni trois pelés et deux tondus (300 zozos à tout casser). On mesure ainsi la force de frappe conjuguée du PCF, du NPA, de EELV et de Génération.s (la clique hamoniste). La France Insoumise et le parti croupion qu’est devenu le PS ont snobé le Grand Soir.
-Une ultragauche toujours prompte à tout casser, comme le 1er mai, et faire ainsi le jeu du grand capital, comme elle excelle à le faire depuis plus d’un siècle.
-Et pendant ce temps-là, les andouilles de gauche jouent à se faire peur avec l’extrême-droite : bravo Méluche, qui voit des fachos sous sa couchette de wagon-lit !
Margaret Thatcher, à laquelle on aime comparer Macron, a eu affaire en son temps à une opposition bien plus teigneuse. Et elle a gagné ! Adieu, modèle social français…

Kanye West au pilori.

Bel exemple de lynchage médiatique politiquement correct, parfaitement synchronisé de part et d’autre de l’Atlantique. Le rappeur américain, en tournée pour la sortie de son nouvel album, s’est fendu sur une chaîne US des propos suivants :
«Quand tu entends que l'esclavage a duré 400 ans. 400 ans ? ça ressemble à un choix ! C'est comme si nous étions mentalement en prison. J'aime ce terme ‘prison’ car l'esclavage renvoie trop directement à l'idée des Noirs. L'esclavage pour les Noirs c'est comme l'Holocauste pour les Juifs. La notion de prison unit en une même race les Noirs et les Blancs, nous appartenons à la race humaine.»
Pas clair ? Non. Mais le gaillard, qui ne passe pas pour un monument de culture et de finesse, a émis pourtant une idée intéressante, quoique fort mal exprimée, et que j’ai comprise ainsi : il y en a marre des postures victimaires, qui enferment des individus et des communautés entières dans une sorte de prison mentale. Et même dans des clichés douteux : Noir = esclave, Juif = gibier de camp de la mort. Quant à la conclusion, rien à dire, sauf pour la « race humaine », qui n’est pas une « race », mais une espèce.
Mais évidemment, ce n’est pas là-dessus que Kanye West a été attaqué. Des cinq lignes du propos, ses contempteurs n’ont retenu que l’idée que l’esclavage aurait été un « choix ».  Sans doute le rappeur a-t-il joué la provoc, ou manqué du vocabulaire nécessaire pour présenter autrement sa pensée. Mais trop tard ! Le traître à la cause noire a été aussitôt lynché par le Klan politiquement correct. La prochaine fois que l’on viendra te fouetter, Kanye, dis-leur une vérité qui fait mal : qui vendait les esclaves noirs aux trafiquants blancs, sur les côtes africaines ? D’autres Noirs, qui, eux, avaient fait le choix de l’esclavage…comme moyen de s’enrichir.

           
Je ne veux pas du PAS !

Vous ne connaissez pas le PAS ? Oh pardon, je veux dire, le Prélèvement A la Source. Cela nous tombera sur la gueule le 1er janvier 2019. A l’origine, je ne m’inquiétais guère, jusqu’à ce que je lise un article dans le dernier Canard qui m’a fait froid dans le dos. Résumons le catalogue des horreurs :
-Il y aura toujours la même paperasse à faire tous les ans, et même plus pour certains.
-Les situations seront plus complexes à calculer.
-Ce système permettra de faire une avance de trésorerie à l’Etat, avec des mensualités plus lourdes, le trop-perçu n’étant remboursé que beaucoup plus tard.
-Les employeurs chargés de jouer les auxiliaires du fisc verront leurs coûts de gestion flamber.
-Les risques de fraude, et de pertes en ligne en cas de faillites d’entreprises, seront multipliés. Il n’est pas sûr du tout que le taux de recouvrement de l’impôt sur le revenu (98,5% en France, record mondial d’efficacité !) reste aussi haut qu’aujourd’hui.
            Mais dégraisser les services fiscaux, cela n’a pas de prix.

            Comment s'offrir un bon gueuleton, des vacances et du pognon, grâce à nos amis terroristes.

-Allez dîner dans un bon restau, dans un quartier très fréquenté, de préférence dans une ville déjà éprouvée par des attentats très récents.
-Au moment de l’addition, un comparse émet dans la rue un bruitage de coups de feu.
-Profitez de la panique générale pour vous enfuir sans payer.
-Allez pleurer ensuite auprès de la cellule psychologique la plus proche.
-Avec un bon certificat médical (d’un autre comparse, ou du même qu’à l’étape 2, pour faire des économies et limiter les risque de fuite), vous obtiendrez peut-être : des sous, ou/et un « stage de décompression », genre plongée en Guadeloupe (voir mon autre billet là-dessus).
            Et tout ça pour un bête bruit de fusillade ! Mieux que le loto. Seul problème : la fiabilité du comparse, avec lequel il va falloir partager les gains.


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