lundi
21 mai 2018
Eurovision 2018 :
quand la « dance » écrase les bons sentiments.
Le duo larmoyant « Madame-Monsieur » a
décroché une honorable 13e place, loin derrière la délirante
chanteuse israélienne et la sculpturale chypriote, respectivement 1ere et 2eme.
Moralité : les bons sentiments, surtout lorsqu’ils ne font que relayer la
doxa médiatique pro-migrants, payent moins que la dérision et la séduction.
Iran-Israël : que choisir ?
Pour avoir une analyse intéressante et originale des
conflits moyen-orientaux, il m’a fallu faire un tour du côté de TV-Libertés et
suivre l’interview de Pierre Conesa, fin connaisseur de la diplomatie mondiale,
auteur de l’excellent ouvrage La fabrication
de l’ennemi (2011). Il en ressort des points-clés que je partage pleinement :
-l’Arabie saoudite est, pour les occidentaux, une
menace bien plus grave que l’Iran.
-L’Iran ne constitue en rien une menace vraiment
sérieuse pour Israël. Et les deux pays pourraient très bien s’entendre, s’il y
avait plus de bon sens chez Netanyahou.
-Celui-ci a fait preuve d’un usage disproportionné
de la force lors des derniers incidents à Gaza, mais n’a rien à craindre de la
part de la communauté internationale, qui a d’ores et déjà passé les
Palestiniens par pertes et profits.
-Donald Trump présente tous les symptômes du pervers
narcissique, et paraît potentiellement plus dangereux que Kim-Jong Un.
-Une dynamique infernale est à l’œuvre au
Proche-Orient, avec la mise en synergie de trois fondamentalismes : le
juif, le musulman (surtout sunnite), l’évangélique à la sauce américaine
(celui-là même qui a soutenu le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem).
Bref, pas de quoi se réjouir, hélas…
L’UNEF a du vent dans les voiles.
La merveilleuse porte-parole que voilà ! L’UNEF,
qui n’en finit plus de dériver vers les sombres rivages de la démagogie et du
communautarisme, s’est trouvée une superbe égérie en la personne de Maryam
Pougetoux, sanglée dans son hidjab aussi fièrement qu’une Gazaouïe du Hamas. S’il
me manquait une bonne raison de rejeter le mouvement étudiant actuel, l’UNEF
vient de me la fournir.
Quand Lermontov s’invite à Paris.
Les récents exploits du fanatique Khamzat Azimov,
pauvre allumé du djihadisme minable, m’a aussitôt rappelé ce poème de Lermontov,
cité par Jacques Chirac lors du débat l’opposant à Lionel Jospin en 1995 :
« Dors,
petit Russe, le méchant Tchétchène aiguise son long couteau, mais ne crains rien, ton papa veille. »
Les petits
Français peuvent dormir tranquilles, eux aussi, protégés qu’ils sont par
le Petit Prince et Papy Collomb.
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