mercredi 25 avril 2018
Journalistes mal aimés.
Ce matin sur France
Info, un représentant de Reporter Sans Frontières est venu se désoler de la
dégradation de la liberté de la presse en Europe, et surtout de la progression
d’un sentiment de rejet des Européens envers les journalistes. « Vous
rendez-vous compte ? a-t-il déploré en substance, l’Europe, qui inventé l’idée
de liberté de la presse, est l’espace qui voit aujourd’hui son image se
dégrader le plus ! » Le fait qu’aucun commentaire ne soit venu
éclairer ces propos est peut-être l’un des éléments de la réponse.
Pourquoi ce
phénomène ? De quels pays européens s’agit-il ? Tous ?
Quelques-uns ? J’écoute fréquemment les infos sur les grandes chaînes
radio et télé, et je constate souvent la même chose : l’analyse des faits
est très limitée, fréquemment partiale, avec des reportages sombrant parfois
dans le nombrilisme le plus malsain (celui qui tend le micro se filme lui-même,
joue les héros et les donneurs de leçons au lieu de s’effacer derrière son
sujet). Et surtout, une même ligne idéologique, essentiellement
sociale-libérale, européiste, bien-pensante, méprisante envers ceux qui ne
pensent pas comme eux.
Certes, il y a
encore des reporters qui font bien leur boulot, mais aucun espoir pour eux de
faire une « grande carrière », hors médias alternatifs, s’ils
transgressent certaines lignes rouges. Les « petits soldats du journalisme »,
que dénonçait naguère un essai bienvenu, devraient se demander pourquoi on ne
les aime plus.
Livres
politiques.
Allez faire un
tour au rayon « politique » de certaines grandes librairies. Vous y
trouverez pléthore de bouquins sur notre Petit Prince, ainsi que le plaidoyer
que vient de publier François Hollande –dont l’interview qu’il a donnée dans le
dernier Marianne laisse à penser qu’il
n’a vraiment rien compris au film dans lequel il a pourtant joué- mais vous
aurez sans doute du mal à trouver celui qui fait vraiment un carton dans les
ventes par Internet.
Je veux parler
du 1er tome des mémoires de Jean-Marie Le Pen. Livre infernal sans
doute, relégué dans les réserves des magasins, aussi pestiféré que Mein Kampf ! Je crois aussi que les
vendeurs craignent les actions vandalisantes de l’ultragauche (voir plus loin).
J’ai commandé l’œuvre sur Amazon, et je n’ai pas regretté. Quoique l’on pense
de Le Pen, son récit est passionnant, ses réflexions intéressantes. C’est tout
un pan de l’Histoire de notre pays qui défile, raconté par un acteur hors
norme, qui n’a plus rien à perdre. Cela nous change de l’eau tiède de bien d’autres !
Deux
poids deux mesures.
La récente
opération menée par Génération
Identitaire, à savoir le barrage du Col de l’Echelle, dans les Alpes, pour
marquer symboliquement leur volonté de ne plus laisser entrer facilement les
migrants illégaux, a été propre et sans violence. L’aide au passage en force
des mêmes migrants à Menton, par un groupuscule d’extrême-gauche, s’est
transformée en bataille rangée avec la police. Le premier épisode a fait l’objet
de nombreux commentaires scandalisés, le deuxième aucun, ou peu s’en faut. Cela
illustre ce que je condamnais dans un de mes précédents billets, le « deux
poids deux mesures » hallucinant dont bénéficie l’ultragauche dans notre
pays. On ne compte plus les déprédations commises par ces bandes armées, bien
organisées, de hooligans qui se parent de nobles idéaux pour casser du flic,
des magasins, ou du « facho ». L’évacuation par les CRS des facs
bloquées avec la complicité de cette mouvance a confirmé l’ampleur des dégâts,
qui se chiffrent en millions d’euros, sans compter les graves perturbations
pour les examens à venir. Et que dire des violences sur la ZAD de Notre-Dame
des Landes ? A croire qu’il est plus facile pour les autorités de balancer
des missiles sur la Syrie que de faire régner l’ordre et la loi en France.
Macron
et Trump, les meilleurs amis du Monde.
Autre bizarrerie
du traitement médiatique dominant. Trump, comme chacun sait, est un gougnafier,
inquiétant et imprévisible, détesté par tous les médias politiquement corrects.
Macron, par contre, est le chéri de ces derniers, qui ne l’égratignent que fort
peu. Même le moment un peu « chaud » constitué par l’interview du duo
Bourdin/Plenel sur BFM/TV, n’était qu’un show destiné à mettre en valeur le
Président et son grand courage. La visite d’Etat du président français à
Washington a néanmoins suscité un torrent de commentaires saluant la « grande
amitié » entre Macron et Trump. Et que je te passe la main dans le dos, et
que je t’époussète les épaules…et la main au cul, c’est pour quand ?
-Oh ma chère,
vous réalisez ? Trump a-doore Macron, il ne jure que par lui ! Theresa
et Angela, il ne les voit plus ! Dingue, non ?
-Il est vrai que
bombarder ensemble des bâtiments vides, dans un pays en pleine guerre civile,
ou de magouiller avec l’Arabie Saoudite contre la Russie, ça créée des liens…Comment
un homme aussi fabuleux que notre Petit Prince peut-il s’abaisser à copiner
ainsi avec l’ignoble Donald ?
-Mais que vous
êtes bête, voyons, c’est pour mieux le manipuler, l’empêcher de faire des bêtises !
Le vrai maître du monde aujourd’hui, c’est Macron !
-Et le seul
maître après Dieu ?
-Oh non, quand
même ! Voyez son discours des Bernardins…il sait reconnaître le rôle
éminent des Eglises dans notre pays. Macron, c’est Napoléon III bis : une
vague de réforme sans précédent, un grand patronat qui triomphe, un nouveau
Concordat, une alliance solide avec la puissance dominante que l’on flatte et
que l’on accompagne dans ses expéditions guerrières…
-Et à la fin,
une défaite lamentable et une guerre civile ?
Le
réveil des imams.
C’était
semble-t-il une coïncidence. Deux jours après la sortie d’une tribune controversée
dans Le Monde, appelant les Musulmans
de France à faire le ménage dans leurs rangs rongés par l’intégrisme et l’antisémitisme,
une trentaine d’imams monte au créneau médiatique. Tout en déplorant comme d’habitude
certains amalgames, ils reconnaissent néanmoins la gravité de la situation, et
mettent leur relatif silence, jusqu’ici, sur le compte de la « sidération ».
Dont acte. Mais le problème est infiniment plus sérieux. L’islam français,
comme d’ailleurs le monde islamique sunnite en général (les divers groupes
chiites sont mieux structurés et « cernables ») est une vaste
nébuleuse, incontrôlable par le haut, grignotée de tous côtés par des organismes
plus ou moins puissants ou influents, tels que les Frères Musulmans. Les minorités
actives, on le sait depuis longtemps, ont le pouvoir, dès lors que la majorité
reste passive, figée dans la crainte et l’incertitude. Ces braves imams, s’ils
sont sincères –car la taqqiya, ou l’art de la dissimulation, n’est pas une
légende- avouent en filigrane leur relative impuissance, notamment vis-à-vis des
jeunes. Pas vraiment rassurant.
Olivier
Faure, patron des dinosaures.
Dinosaures
socialistes bien sûr. La tête de leur nouveau chef ne vous dit rien ? C’est
normal. Le Paleosocialus, dont on examinera peut-être les fossiles avec
curiosité dans un lointain futur, est un animal étrange, ayant connu une
évolution pathétique. Après avoir atteint une taille spectaculaire, lui
permettant de faire partie de la mégafaune du marécage politique français, le Paleosocialus
a connu un véritable effondrement sans qu’aucune catastrophe naturelle puisse
être incriminée.
Il semblerait
que l’animal ait souffert d’une alimentation inadaptée, ou de tactiques de
chasse absurdes. Les troupeaux de Paleosocialus se seraient aventurés dans des
zones peu propices à leur développement, mal guidés par des mâles de moins en
moins dominants, ou des femelles incompétentes. Occupant la même niche
écologique que d’autres animaux plus performants, ils auraient cessé de se
reproduire, pour passer leur temps à se battre entre eux. Les derniers
représentants de l’espèce se distinguaient par une taille ridicule, et les
petits cris inaudibles qu’ils tentaient de pousser pour se faire remarquer. En
fin de période, cette espèce se divisait en trois types :
-Le Paleosocialus
Hollandeis Fidelis : le plus pitoyable. A probablement choisi le suicide
par inanition.
-Le
Paleosocialus Hamonis Enfumatis : semble avoir tenté de survivre en empiétant
sur les territoires de chasse d’une espèce concurrente, celle des Mélenchonii à
dents de sabre. Cela ne lui a pas réussi.
-Le
Paleosocialus Reactus Vallsii : cas fascinant de migration transpéciste -ou
de parasitisme, c’est selon- le PRV aurait essayé d’échapper à l’extinction en
se faisant adopter par les nouveaux mastodontes dominant le marécage, les
Macronibus Ambulans. Mais ceux-ci, pourtant peu regardants et protéiformes, l’auraient
rejeté.
Triste destin !
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