mercredi 28 mars 2018

Entre ici, Arnaud Beltrame...


mercredi 28 mars 2018

            Entre ici, Arnaud Beltrame…

La France a besoin de héros. C’est M. Macron qui l’avait dit, il y a déjà un moment. Les jérémiades sur les victimes, la fascination morbide envers les assassins, ça commençait à bien faire ! Notre nouveau monarque veut, dans tous les domaines, marquer de son sceau l’ère nouvelle qu’il entend incarner. Qu’on se le dise, nous entrons dans l’âge des héros !
La mort d’Arnaud Beltrame tombait à point nommé, hélas pour lui. Mais il a eu droit à la totale : hommage national, minute de silence, grand tralala aux invalides, et surtout discours interminable de notre Agrégé en Chef, comparant le lieutenant-colonel (promu colonel à titre posthume, cela sonne mieux et ne coûte pas cher aux caisses de retraite) à une liste de grandes figures telles que De Gaulle, Jean Moulin, ou Jeanne d’Arc…n’en jetez plus !
Certes, ce vaillant gendarme mérite le qualificatif de héros, et tous les honneurs. Mais il est des récupérations lourdingues qui restent sur l’estomac.
Des récup’ qui en disent long sur l’état d’une France qui ne sait plus où elle habite, déstabilisée par la mondialisation libérale, inféodée à un « bloc occidental » qui lui dicte une politique étrangère opposée à ses intérêts (comme cette expulsion de diplomates russes totalement injustifiée), rongée par le communautarisme.
Je sais gré néanmoins à Emmanuel Macron d’avoir enfin nommé l’ennemi : l’islamisme (et non plus ce consensuel et absurde « terrorisme »). Il rejoint ainsi Manuel Valls, et les cent personnalités qui ont publié leur appel dans Le Figaro, contre « le séparatisme islamiste ». Celui-ci n’est pas en guerre contre la République, ou la démocratie. Il veut détruire ou subvertir toute société qui n’est pas conforme à sa lecture du Coran. Une récente incursion sur un forum « islamique », pour suivre une discussion portant sur la théorie de l’évolution, m’a fait froid dans le dos. Laisser ces gens-là proliférer va nous ramener des siècles en arrière. Le salafisme « soft » est au moins aussi dangereux –et même bien davantage à long terme- que les tueries stupides perpétrées par quelques allumés. Celle de Trèbes, près de Carcassonne, aura même fait de la pub gratuite à Super U.
Il faudra donc, tôt ou tard, prendre des mesures plus radicales, telles que l’expulsion de tous les fichés S disposant d’une double nationalité, et une mise sous tutelle du CFCM, organisme totalement noyauté par les islamistes (et de surcroît dirigé depuis peu par un suppôt d’Erdogan). Atteinte à la démocratie ? Ce ne serait pas nouveau. En septembre 1939, le gouvernement français fit interdire le PCF pour cause de Pacte germano-soviétique. En décembre 1941, celui des Etats-Unis décréta l’internement des tous les Japonais résidant sur son territoire, y compris ceux qui avaient la nationalité américaine. Des familles entières payèrent ainsi l’attaque surprise sur Pearl Harbor. Nous n’en sommes pas là, et c’est tant mieux. Mais que se passera-t-il en cas de guerre civile ?

            La faute du CRIF

Cette institution, certes infiniment moins nocive que le CFCM, vient de commettre une faute lourde en décrétant « persona non grata » Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen lors de la « marche blanche » organisée pour rendre hommage à Mme Knoll, sans doute victime d’un nouveau crime antisémite. Pourquoi diable gâcher ainsi une nouvelle occasion d’unité nationale, parallèle à celle suscitée par la mort du colonel Beltrame ? Parce que, dit le CRIF, La France Insoumise et le Front National comptent dans leurs rangs beaucoup d’antisémites.
A ce compte-là, il faut également refuser la présence de représentants de la communauté musulmane, qui fournit les gros bataillons des antisémites du XXIe siècle. Par ailleurs, les états-majors des deux mouvements incriminés s’efforcent, qu’on le veuille ou non, de faire le ménage dans leurs rangs.
Par ailleurs, le CRIF n’a rien dit l’an dernier, lors de l’assassinat de Sarah Halimi, par un Africain musulman. Il a sagement attendu la fin de la campagne électorale et la victoire du petit Prince, pour ne pas donner d’arguments à Marine Le Pen. Il semble que pour certains Juifs, combattre les fantômes du passé est plus confortable que de désigner les vrais monstres d’aujourd’hui.

            Affaire de Montpellier, ou comment nos médias font la preuve de leur parti-pris.

Je parle ici des grands médias audiovisuels subventionnés, bien entendu. Ceux-ci découvrent la violence dans les facs lorsque de vilains « fachos » se mettent à jouer des poings et de la barre de fer contre d’innocents étudiants protestataires. Ceux-ci, largement minoritaires et infiltrés par l’extrême-gauche, font la loi sur certains campus depuis plusieurs mois, notamment celui de Nantes, où ils ont multiplié les dégradations, les intimidations, les violences verbales et parfois physiques, faisant flèche de tout bois (sélection en fac, antilibéralisme, soutien aux migrants…) pour essayer de déclencher un nouveau mai 68.
Quand d’autres étudiants, excédés, décident de passer à l’action après l’épuisement de toutes les procédures légales, ou voyant que celles-ci ne sont même pas déclenchées par des autorités universitaires débordées ou complaisantes, c’est le drame ! Et les « bons journalistes », pourtant parfois molestés par les gauchistes, mais visiblement pas rancuniers, de relayer leur propagande en exhibant des images sanglantes destinées à choquer un public mal informé.
Quand on sait que ces mêmes gauchistes sont ceux qui insultent en permanence, voire agressent, nos policiers et nos gendarmes auxquels on rend hommage pour leur sens du sacrifice, il y a de quoi se mettre en rogne.

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