dimanche 15 octobre 2017

Farce catalane, soutien à Valls, fascisme rouge, Weinstein et ses pareils...

dimanche 15 octobre 2017

            Catalogne : farce ou tragédie ?

Carles Puigdemont s’est couvert de ridicule par sa pseudo-déclaration d’indépendance, de fait remise à plus tard. Jamais à court de brutalité verbale inutile, le gouvernement de Mariano Rajoy a répondu par l’ironie et la menace d’une mise sous tutelle de la région. De fait, les nationalistes catalans sont dans une impasse totale. La grande manifestation à Barcelone des partisans de l’unité nationale a démontré, s’il en était besoin, que la moitié des Catalans, au moins, refuse une aventure qui s’annonce d’autant plus désastreuse que les sanctions économiques sont déjà là. Les capitaux fuient, les entreprises commencent à délocaliser…Une fois de plus, les « marchés » démontrent leur puissance et la vanité de certains mouvements populaires. C’est triste, mais c’est ainsi. Quant à l’Union européenne, son refus de se mêler de la crise confirme qu’elle n’est rien d’autre qu’un ectoplasme libéral. La déclaration d’amour enflammée que lui a faite notre Prince-Président, il y a peu en Sorbonne, en est d’autant plus pathétique. « Ma chérie, je t’aime, mais rien ne va chez toi et il faut tout refaire ! » On a connu plus bandant…

            Comment Manuel Valls m’est brusquement devenu sympathique.

Il le doit beaucoup à Jean-Luc Mélenchon et ses « insoumis », qui s’en prennent à l’ancien Premier Ministre d’une manière de plus en plus indigne. Certes, Valls peut à bon droit passer pour un transfuge, un « traître à la gauche ». Mais certaines de ses analyses et prises de position sont parfaitement justifiées : l’islamo-gauchisme est une réalité, de même que le fait « identitaire ». Cela suffit donc à en faire un complice de la « fachosphère », voire un nazi !
C’est ignoble, et ne donne vraiment pas envie de voir ces enragés au pouvoir, notamment leur chef, qui voyage en classe affaire tandis que son staff joue les prolos en classe touriste. La France entre les mains de ces gens-là, ce sera un mélange de Cuba, du Venezuela et du Zimbabwe.

            La justice face aux fascistes rouges : peur ou complicité ?

Les syndicats de policiers sont très mécontents de la peine, pour eux trop légère, infligées aux auteurs de l’agression anti-flics qui avait défrayé la chronique lors des manifs contre la loi El-Khomri. Quelques années de taule, dont pas mal de sursis, pour une voiture incendiée et un lynchage en règle d’agents de police, le tout par des fanatiques bien préparés, c’est vraiment « light » ! A quoi doit-on cette clémence ? Manque de preuves ? Pas vraiment. Dans ce cas-là, il y aurait relaxe pure et simple. Peur ? Sans doute. Le procès a eu lieu sous la pression permanente d’antifas encapuchonnés, hurlant leur haine dans les couloirs du Palais de Justice en toute impunité, tandis que les soutiens des flics victimes étaient tenus à l’écart pour éviter les violences. Je n’ose imaginer les commentaires de nos bons médias, si ces jeunes enragés avaient été d’extrême-droite. Complicité ? Peut-être. Ces jeunes « antifascistes », en fait vrais fascistes rouges, sont pour la plupart issus d’un « bon milieu », comme le si chic Antonin Bernanos, descendant direct du grand écrivain catholique et conservateur, adoubé sur le tard par la bien-pensance gauchiste pour avoir condamné les crimes franquistes en 1936. Il y a de toute évidence une parenté socioculturelle entre bien des magistrats, libéraux-bobos ou révolutionnaires de salon, et ces joyeux animateurs de rue issus de la bonne bourgeoisie intello.

            Harvey Weinstein, le nouveau monstre d’Hollywood…hélas pas tout seul !

Plus fort que le Monstre de Frankenstein, Dracula, Alien ou les zombies : le producteur queutard. Harvey Weinstein, l’homme qui faisait la pluie et le beau temps grâce à sa société Miramax, l’ami des puissants libéraux américains, soutien d’Hillary Clinton en 2016, était finalement un horrible obsédé, harceleur et violeur d’actrices. La liste des victimes ne cesse de s’allonger après les dénonciations de quelques courageuses pionnières.
Comme pour DSK ou Denis Baupin, le public découvre, effaré, à quel point tout cela était connu « dans le milieu », et soigneusement étouffé. Nauséeuse répétition, mais qui réveille en moi quelques souvenirs.
Dans mon ancien lycée, je n’ai découvert qu’au bout de pas mal d’années que certains de mes collègues masculins (deux ou trois sur une cinquantaine) étaient de véritables pervers, harceleurs et agressifs. Ils s’en prenaient surtout à des collègues femmes, dont certaines avaient fini par se confier. Des sanctions ? Des procédures ? Aucune. L’omerta totale. Un seul d’entre eux eut quelques ennuis, pour des propos déplacés envers une élève. Mais ce n’était pas le pire, loin s’en faut. L’un d’entre eux, que je croyais connaître, s’est même démasqué en ma présence, alors qu’il s’en prenait à une amie après un repas bien arrosé. Il a dû battre en retraite, mais pas assez vite pour que je ne puisse voir son « autre visage », celui que décrivent toutes les femmes harcelées. Celui d’un monstre d’autant plus affreux qu’il est ordinaire.

            Grève.


Eh oui, j’ai fait grève pour la 1ere fois depuis bien longtemps, mardi dernier. J’ai hésité, mais la mobilisation générale, face aux projets très inquiétants du gouvernement sur la fonction publique, ont emporté ma conviction. Utile ou pas ? Peu importe, je n’avais pas envie de me laisser saigner sans combattre. Tant qu’on nous laisse encore protester ! 

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