dimanche 17 septembre 2017
Indécence.
Alors qu’une
partie de nos concitoyens viennent de connaître une des pires catastrophes
climatiques de notre Histoire, il s’est trouvé du temps et des moyens pour
fêter cette sombre connerie qu’est la désignation de Paris comme ville
olympique pour 2024. J’ai déjà dit tout le mal que je pensais de cet « évènement »
vendu d’avance, qui engraissera les profiteurs du secteur privé, grèvera les
finances publiques et pourrira la vie quotidienne des Franciliens.
Mais là, voir
tout le gratin du sport-business et de la politique spectacle se congratuler et
se taper la cloche à Lima (il n’y avait pas moins loin et moins pauvre, comme
décor de comédie ?), c’est à vomir ! Et ce signe ridicule des doigts
en pointe, censé incarner la Tour Eiffel…Il n’y a plus qu’à s’asseoir dessus,
et le bonheur sera complet.
Macron
dans la tempête.
C’est dans l’épreuve
que l’on voit les grands chefs d’Etat, mais aussi les grands hommes politiques qui
s’opposent à eux. Les attaques portées contre Macron dans sa gestion du cyclone
qui a dévasté Saint-Martin et Saint-Barthélémy ont été infiniment médiocres. Le
manque de préparation des moyens de secours, face à de tels cataclysmes, est le
résultat de longues années d’imprévoyance, mais aussi d’un manque de moyens
tout courts d’un pays qui compte des dizaines de confettis d’Empire aux quatre
coins du Monde. En se rendant sur place assez vite, Macron a été accusé, une
fois de plus, de se mettre en scène. Mais s’il ne l’avait pas fait, il aurait
été encore plus accablé d’injures.
Seul motif de satisfaction
pour lui, l’échec relatif de la mobilisation contre la « transformation du
Code du Travail » mardi dernier. Le front syndical est rompu, à l’image de
ce qui tient lieu d’opposition au gouvernement. Seuls la CGT et les Insoumis
semblent décider à en découdre. Mais arriveront-ils à « soulever le
peuple », comme l’espère Mélenchon ? Il faudrait pour cela qu’il
existe encore un peuple français, ce qui est de moins en moins évident. Une
masse de râleurs, d’individus consuméristes et de communautés hargneuses ne
fait pas un peuple. Pas facile à gouverner pour autant, mais incapable de se
soulever face aux principales mesures concoctées par l’équipe au pouvoir.
Moi-même, je
suis dans l’expectative. D’un point de vue strictement catégoriel, je suis
plutôt d’accord avec le nouveau cap imprimé par le Ministre de l’Education. Le
seul fait de le voir attaqué par toute la sphère « pédagogo » me le
rend infiniment sympathique ! Mais l’ensemble de la politique économique et
sociale du gouvernement m’inquiète : inversion de la hiérarchie des normes
dans le droit du travail (le contrat passant devant la loi), suppression des
emplois aidés dont on se rend compte qu’ils étaient finalement bien utiles, fiscalité
allégée pour les spéculateurs financiers, alourdie pour tous les autres,
étranglement budgétaire des collectivités locales (après des années de laxisme,
ça fait mal !) et des services publics…Je ne suis pas sûr du tout de l’efficacité
de ce genre de potion libérale.
Certains
espéraient un nouveau Bonaparte : c’est un mélange de Blair et de Schröder
que nous avons à l’Elysée. Un super-commissaire européen chargé de mettre au
pas libéral cette France qui traîne les pieds.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire