lundi 17 juillet 2017

Jour de carence, jour de Carême.

lundi 17 juillet 2017

            On entre dans le dur.

Alors que s’éteignent les flonflons du 14 juillet, où Donald Trump est venu une fois de plus servir de faire-valoir à notre Pharaon, l’observateur que je suis va prendre ses vacances de chroniqueur. Lassé, comme je l’ai déjà expliqué à moult reprises, par l’effervescence excessive de plus de six mois de campagne électorale. Un recul nécessaire, aussi, pour juger de l’action d’un gouvernement dont on souligne déjà les premières contradictions, tant en matière de défense que de protection de l’environnement ou de fiscalité. Autorisée à gouverner par ordonnance par une majorité encore disciplinée, l’équipe Macron-Philippe doit maintenant faire ses preuves. Rendez-vous à la rentrée pour en reparler.

            Lost in translation.

Ce titre de Sofia Coppola pourrait s’appliquer aux 87 000 bacheliers 2017 (10% du total) qui n’ont toujours pas d’affectations dans le supérieur. Voilà ce qui arrive lorsque la machine à débiter des diplômes bidon se heurte à la cruelle réalité d’un système universitaire saturé. Les présidents de fac et la Ministre titulaire proposent, enfin, d’établir une orientation et une sélection dignes de ce nom, afin d’éviter un scandaleux tirage au sort. Les syndicats étudiants de gauche, encore moins représentatifs que l’actuelle assemblée nationale, poussent déjà des hauts cris et réclament, comme d’habitude, « plus de moyens ». Ben voyons !

            Jour de carence, jour de Carême ?

Il va être rétabli pour les fonctionnaires en 2018. Quelles que soient les motivations annoncées (faire des économies pour la Sécu, lutter contre l’absentéisme, faire chier ces salauds de fonctionnaires…), il y dans cette notion de « jour de carence » une dimension quasiment religieuse. Quelqu’un qui ne vient pas au travail, même pour de bonnes raisons, doit payer sa dette au Bon Dieu, qui a décrété, en virant Adam et Eve du Paradis terrestre, qu’il fallait que l’homme gagne son pain à la sueur de son front. Se soustraire à cette obligation est une offense insupportable. Comme le Carême vient sanctionner les excès du Mardi Gras, la Carence vient punir celui qui ne travaille pas.
Encore un petit coup de fouet pour la route ?

Adieu, Martin Landau…

Martin Landau fait partie de ces acteurs américains avec lesquels j’ai grandi. Mission impossible, bien sûr, mais aussi et surtout Cosmos 1999…j’ai frémi tant de fois à l’unisson du commandant Koenig, confronté aux pires périls avec son équipage de la base lunaire Alpha, condamné à l’errance tel un Hollandais volant de l’espace. A chacune de ses apparitions au cinéma, même dans de petits rôles, j’étais heureux de le retrouver : « T’as vu, il y a Martin Landau ! »
Mes respects, commandant…

Aucun commentaire: