vendredi 23 juin 2017
La
journée des longs couteaux.
Comme tout le
monde s’y attendait, « Jupiter » et son Grand Prêtre Philippe ont
tranché dans le vif. Après la démission spontanée ( ?) de Sylvie Goulard,
le duo dirigeant du Modem, Bayrou et De Sarnez, ont été priés d’aller voir
ailleurs. En bon paysan jésuite, François Bayrou a présenté son départ comme un
geste sacrificiel, avouant sa joie de quitter les tourments parisiens pour
retrouver sa bonne ville de Pau, « magnifique et magique », dont il
avait promis lors des dernières municipales de s’occuper à 100%. Il peut
remercier l’affaire des emplois d’attachés parlementaires européens du Modem de
l’aider à tenir ses engagements. Voilà ce que c’est, aussi, de ne pas avoir
assez de députés pour faire chanter la majorité !
En tout cas,
pour le Père François, c’est terrible. Il y a un an, il était au fond de la
mine, à la tête d’un parti croupion. Par d’habiles manœuvres et par la grâce du
Macronisme, il était passé de l’ombre à la lumière : ministre de la
Justice, 42 députés (plus que le PS), prêt à porter sur les fonts baptismaux une
« grande loi de moralisation de la vie politique »….
Et là, patatras :
retour en Béarn la queue entre les jambes, avec le risque de voir d’autres que
lui prendre la tête de son groupe. Icare s’est brûlé les ailes.
Ce nettoyage par
le vide, à l’occasion du remaniement post-électoral (car aucune tête d’affiche
n’est venue remplacer les trois sortants), signe aussi la marque de fabrique d’un
gouvernement que le Petit Prince jupitérien entend gérer comme une entreprise.
Tout sourire, photo sympa où le chef se met au milieu de l’équipe et pas devant
(ah, les joies du management « cool » et collectif !), mais coup
de balai impitoyable pour ceux qui plombent les ambitions du PDG de la France,
Société Anonyme.
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