vendredi 26 mai 2017

De la nullité des grands médias français.

Vendredi 26 mai 2017

            Pour une poignée de mains.

L’art de parler pour ne rien dire, ou de se foutre du monde. Ce midi sur M6, trois bonnes minutes ont été consacrées au sommet de l’Otan de Taormine. Pour aborder des sujets de fond ? Oh non, quelle idée ! Le seul évènement digne d’intérêt était la rencontre Trump/Macron, avec un spécialiste à la gomme évoquant leur poignée de mains, leur regard, tel un éthologue décrivant les mœurs des grands singes. La diplomatie mondiale n’est plus qu’un jeu de guignols, commenté par des crétins prétentieux. Car nos journaleux sont frustrés, depuis que le nouveau président a décidé de ne plus se livrer au jeu des confidences et des petites phrases auprès de quelques « happy few » embarqués et appointés auprès de lui.

Deux poids, deux mesures…

…dans les attentats, comme d’habitude. On mouline à n’en plus finir sur les attentats de Manchester, au point d’aller interroger des Français résidant là-bas pour leur poser des questions idiotes, et recueillir des réponses sans intérêt. Et on blablate encore là-dessus, tandis que des bus transportant des pélerins égyptiens coptes sont attaqués à la bombe. 28 morts, soit six de plus qu’à Manchester. Mais ce sont des Egyptiens, par des jeunes Britanniques fans d’Ariana Grande portant des oreilles de chat.
J’ai beau avoir l’habitude, ça me révulse toujours autant.

Evacuons les sujets qui fâchent.

L’actualité est pourtant chargée de faits intéressants, même en France. Mais certains posent problème et sont proprement évacués des unes ou des 1eres pages des grands médias.
Ainsi, cette pétition de 20 000 personnes protestant contre la situation faite aux femmes non voilées ayant le malheur de passer dans le quartier de La Chapelle-Pujol à Paris : insultées, bousculées, menacées, par une faune masculine majoritairement musulmane et non européenne. On exagère, bien sûr, RAS.
Ou cet abominable fait divers, toujours à Paris, qui remonte à début avril, mais dont je n’ai entendu parler qu’aujourd’hui dans le dernier Marianne : une femme juive de 66 ans attaquée chez elle en pleine nuit par un Malien islamiste habitant le même immeuble, connu des voisins pour ses propos antisémites. Il l’a massacrée pendant une heure, avant de jeter son corps par la fenêtre. Appelés en urgence, les flics se sont contentés d’encercler l’immeuble et ont attendu que le mec se rende. La peur qu’il se fasse sauter ?
Silence radio depuis près de deux mois sur cette atrocité. La dame s’appelait Halimi, comme le jeune Ilan, du même nom, enlevé, torturé et assassiné par le gang des barbares en 2006. Il y avait quand même de quoi s’émouvoir, non ? Non.

Non, car nous étions en pleine campagne électorale, et que le monstre à combattre était la Méchante Sorcière Le Pen. Madame Halimi aurait dû se faire agresser par un militant FN, ou même un bête sympathisant, et on en aurait fait tout un plat, repris en boucle sur toutes les chaînes. Pas de bol, le monstre était noir, et musulman. No comment.

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