Mercredi
12 avril 2017
Se rappeler qui est
l’ennemi.
Il y a ceux qui pensent que Vladimir Poutine et
Bachar El-Assad sont nos ennemis principaux. En général, les mêmes trouvent
aussi que quiconque ne considère pas la France entière comme coupable de la
Rafle du Vel’ d’Hiv, en juillet 1942, est à reléguer au magasin des
abominations. Ah, Marine, quelle erreur, quelle horreur, as-tu proféré là !
Et ne te réfugie pas derrière tous les dirigeants français qui se sont succédé
depuis la Libération jusqu’en 1995, date à laquelle Jacques Chirac a ouvert la
voie à une repentance systématique, sur tous les sujets. Le populisme, voilà l’ennemi !
Et l’islamophobie, bien sûr…
Pendant ce temps, les islamistes multiplient les
attentats : Suède, Egypte, Allemagne...A Dortmund, ils ont même compromis
la tenue d’un match de foot en tentant de faire sauter le bus de l’équipe
locale. Ils osent s’en prendre à nos modernes jeux du Cirque, au risque d’exaspérer
le bon peuple et de faire perdre des millions aux affairistes du ballon rond. Et
à quelques jours de notre présidentielle.
Catastrophe ! De toute urgence, il faut
dé-dra-ma-ti-ser. Re-la-ti-vi-ser. Les actes terroristes islamistes, en fait ne
sont pas si islamistes que ça, voyons. Il s’agit de déséquilibrés, de « camions
fous » ou de « voitures folles ». « Dehors les camions ! »
a placardé un Suédois plein d’humour après la tuerie de Stockholm. L’Islam est
une religion de paix, comme le prouve sa longue histoire tout en douceur et
tolérance depuis les premiers pas du Prophète, plus cool que le Christ et
Bouddha réunis. J’ai bon, M. le Juge ?
Feu de joie à Grande-Synthe.
M. le Maire était un héros politiquement correct,
tout fier de son beau camp en bois destiné à accueillir les damnés de la Terre.
On avait beau lui objecter que cela ne faisait qu’en attirer toujours plus, que
les passeurs y faisaient la loi, que les conditions de sécurité n’étaient pas
réunies…rien à faire. Quelle belle œuvre que voilà ! Et puis, à la suite d’une baston générale
entre Irakiens, Kurdes et Afghans, le village Potemkine de la générosité a
flambé. C’est pas grave. On reconstruira. Jusqu’à la prochaine fois.
Guyane : mais où est passée Taubira ?
Alors que le conflit social guyanais s’enlise, on
attend toujours une intervention significative de la plus célèbre des femmes
politiques guyanaises. Mais Dame Christiane a trop à faire dans sa campagne de
soutien au souffreteux Benoît Hamon. Sa région d’origine, fort utile comme
tremplin initial, n’est plus qu’un lointain souvenir. Pire, un boulet.
Madame Taubira est parfaitement représentative de
ces « grandes âmes » de la Gauche, tellement absorbée par des combats
de haute volée qu’elle en néglige ce qui se passe chez elle, ou dans sa propre
famille. En ce sens, elle est bien l’antithèse d’un Le Pen, qui disait préférer
« sa sœur à sa cousine, sa cousine à sa voisine ». La solidarité la
plus élémentaire, prioritaire, n’existe pas pour ces gens « généreux »
et « progressistes ». Ils sont capables de laisser crever leurs enfants
plutôt que de renoncer à leur carrière, heu, pardon, au « combat de leur vie ! »
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