vendredi 10 mars 2017

Finissons-en avec Fillon, Lafarge fait le mur.

vendredi 10 mars 2017

            Finissons-en avec Fillon.

Non pas le candidat, dont on sait maintenant ce qu’il vaut, et ce qu’il ne vaut pas, mais avec cette affaire interminable. On se croirait, depuis quelques semaines, dans une de ces séries américaines à succès, genre « house of cards » : coups de théâtres, coups tordus et coups en douce se succèdent. Au début, c’est passionnant mais à la longue, si le scénario ne se renouvelle pas, on finit par s’ennuyer. Les dernières révélations du Canard, sur le prêt de 50 000 euros accordé par le milliardaire et ami de François-la-Vertu, paraissent bien plates par rapport à tout ce qu’on l’a déjà appris sur les magouilles du bonhomme.
Celui-ci a sorti les grands moyens : manif de masse place du Trocadéro (aux effectifs surgonflés comme il se doit, de 35 000 à 200 000 manifestants) ; confidences de Penelope auprès d’une journaliste tout émue par l’extraordinaire fidélité de Mme Fillon ; et bien entendu, quelques arrangements avec la réalité pour faire pleurer Margot, en transformant une rumeur sur Internet (le suicide de Madame) en « info officielle » propagée par les vilains médias. De bout en bout, François Fillon aura surpris son monde : les uns diront par son culot, les autres par son « autisme », ses partisans par son courage. A tel point que le dernier Marianne se livre à une psychanalyse du personnage, qui nous rappelle celle que le même hebdo avait produite sur Sarkozy, il y a quelques années. Ah, ces grands malades qui nous gouvernent !
Le plus pitoyable dans cette affaire, c’est la nullité des opposants à Fillon au sein de la droite, incapables de s’entendre, pris au piège de cette primaire qui aura décidément fait beaucoup de mal aux camps qui y ont eu recours. Au lieu de rassembler, ce petit jeu de massacre médiatisé a divisé plus que jamais la gauche et la droite, pour produire des champions contestés et donnés perdants par tous les sondages, dès le 1er tour. A méditer pour dans cinq ans…
Si Fillon est un « parjure », comme l’a dit Montebourg, que penser de ceux qui l’ont lâché et qui reviennent maintenant vers lui en pleurant pour leur siège aux législatives ? Voire plus, car sait-on jamais… et si Fillon refaisait le coup de Chirac en 2002 ? (voir article précédent) En imaginant que le candidat favori du mondialisme heureux, Macron, se dégonfle dans les urnes, et que Fillon se retrouve face à Marine Le Pen au 2e tour, on verra toutes les bonnes âmes qui lui ont craché dessus appeler à voter pour lui. Le Supermenteur, affreux catho-réac voleur de patates sera le dernier rempart contre l’horrible populisme ! Ce serait marrant…

            Lafarge fait le Mur.


Mon Dieu quelle horreur ! Une entreprise d’origine française, devenue franco-suisse par la grâce de la mondialisation (Lafarge-Holcim) serait candidate pour construire le fameux mur de Trump à la frontière mexicaine. Un Mur déjà entamé, soit dit en passant, depuis des années, qui mesure déjà 1000 km, sans que personne n’ait hurlé plus que ça tant que le décoloré n’occupait pas la Maison Blanche. Ayrault-la-menace fait les gros yeux. Hou, c’est pas bien ! D’autant que les mêmes ont travaillé pour Assad. Oooh ! Et versé des pots de vin à Daesh (Ah ?)Mais bon, c’est pas si grave, les affaires sont les affaires. L’Organisation Todt, qui a fait construire le Mur de l’Atlantique entre 1942 et 1944, a bien sous-traité avec des entreprises françaises. Et c’était du solide, vu tout ce qui reste sur nos côtes. Pas très efficace, par contre, pour empêcher les invasions.

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