mercredi 8 février 2017

B comme Bérézina, et comment trouver l'homme politique parfait...

mercredi 8 février 2017

            Choc au Louvre.

Pour les connaisseurs, c’est le titre d’un album de Tif et Tondu. Pour les autres, c’est un énième attentat de pied-nickelé islamiste venu du Golfe pour jouer de la machette contre nos vaillants pious-pious. Mais force est restée à la loi, non mais !

            Si j’étais Hollande…

Je ferais exactement comme lui, à profiter tranquillement de mes dernières semaines de présidence, à voyager et méditer, tout en regardant mes successeurs potentiels s’entretuer. Quel panard ! Le plus loufoque est que certains lui reprochent d’avoir pris ses distances et de ne soutenir personne, alors que d’autres –parfois les mêmes !- n’en auraient voulu pour rien au monde par peur d’être plombé par le looser de l’Elysée. Il ne peut en aucun cas appuyer Hamon, chef de file des frondeurs, et encore moins l’aider à « rassembler la gauche », qui relève pour le moins de la mission impossible, sauf face à Marine Le Pen au 2e tour. Reste Macron, autre traître réchauffé en son sein. A la place de Hollande, je lui réserverais mon baiser de Judas.

            Fillon s’accroche.

Il aura suffi d’un gros froncement de ses épais sourcils, devant un parterre de journalistes médusés, pour que le Vicomte aux mains crochues remette de l’ordre dans les rangs d’une droite déboussolée par l’avalanche de révélations sur son champion. De fait, il n’y a pas de solution de rechange : aucun autre candidat  ne ferait consensus, pas de programme pour aller avec, pas le temps pour une nouvelle primaire…donc, on fonce. Le plan B, contrairement à ce qu’a affirmé Fillon, est bel bien celui de la Bérézina, mais c’est justement celui qu’il a choisi, dans le sens historique du mot. Car le franchissement de la Bérézina par l’armée de Napoléon en retraite, pendant l’hiver 1812, ne fut pas une bataille perdue, mais une fuite désespérée par-dessus les eaux gelées du fleuve du même nom. Le sacrifice des pontonniers du général Eblé permit d’éviter l’anéantissement total de la Grande Armée, et l’Empereur retarda sa chute finale d’un an et demi.
C’est un peu la même chose ici : le général Fillon veut à toute force atteindre le 2e tour, et ensuite l’Elysée, où il sera à l’abri des foudres de la justice pendant cinq ans. Mais les cosaques de la presse déchaînée lui en laisseront-ils l’opportunité ? Gare quand même à ne pas en faire un martyr…

Viol involontaire.

Un jeune homme interpellé à Aulnay-sous-Bois, sans aucun passé judiciaire, a été soumis aux joies du tabassage par des policiers tellement doués qu’ils ont réussi à le sodomiser sans le faire exprès. Si, si, c’est possible ! Cet infortuné garçon a eu le malheur de poser son cul là où il ne fallait pas, c’est tout. La culture de l’excuse, ce n’est pas que pour les voyous.
            Trump tombe le masque.

Et encore un super-décret d’Oncle Donald ! Celui-là concerne la suppression des mesures de régulation bancaires prises par Obama après la crise de 2008. De saines mesures, notamment  de séparation des banques de dépôt et d’affaires, que l’on n’ose toujours pas prendre dans notre beau pays, pourtant dirigé par un « ennemi de la finance ». Si de telles mesures avaient existé au temps où Trump a fait ses magouilles (heu, pardon, « bâti son empire »), le pauvre Donald n’aurait pas aussi bien fait fortune. Voilà une vilénie d’effacée, mais sans que nos médias ne s’en émeuvent beaucoup, tout affolés qu’ils sont par les autres décrets autrement plus tape à l’œil du nouveau président. Trump serait-il un assez bon prestidigitateur ? On sait, en tout cas, pourquoi il s’est fait élire…

            L’homme politique virtuel, voilà l’avenir !

Avec son double meeting en hologramme, Jean-Luc Mélenchon nous a inspirés, un copain et moi, un magnifique projet démocratique : le président virtuel. Conçu et animé par un ordinateur surpuissant contrôlé par le Conseil Constitutionnel, ce personnage aurait toutes les vertus. Incorruptible, toujours au travail, au courant de tout, il pourrait avantageusement remplacer tous les membres du gouvernement, sans rien coûter au contribuable.
Son programme pourrait être élaboré de façon participative, par tous les citoyens possédant une connexion internet. Ceux-ci pourraient même choisir son apparence physique, qui pourrait être personnalisée en fonction des goûts de chacun : homme ou femme, jeune ou vieux, blanc ou noir, bien sapé ou en jogging rose, avec une voix de stentor ou de fausset…Une fois au pouvoir, on pourrait le contacter à toute heure du jour et de la nuit pour donner son avis, transmettre une requête, faire des suggestions…et il répondrait à chacun !
Un hyperprésident de proximité, qui pourrait être partout chez vous, avec vous, grâce à la multiplication des objets connectés.

J’entends d’ici les grincheux râler : « Et les risques de piratage ? Et les dérives totalitaires ? Et les bugs ? Et…et… » Mais non, mais non, vilains technophobes. Moi, je ne vois qu’une objection sérieuse. Avec un tel système, on finirait par s’ennuyer terriblement. Que deviendrait la vie politique sans tous nos guignols habituels ?

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