samedi 21 janvier 2017

Trump entre en fonctions, et pourquoi je ne voterai pas à cette primaire.

samedi 21 janvier 2017

            Trump, ou la chance historique de l’Europe.

Bon ben voilà, ça y est, Oncle Donald est entré hier à la Maison Blanche. Les émissions spéciales ont envahi nos écrans, avec les inévitables spécialistes de tout poil chargés de « meubler » et de disséquer le moindre geste, la moindre parole de tel ou tel. Une fois de plus, l’orientation idéologique de nos grands médias est apparue au grand jour, dans un concert anti-trumpiste aussi lourdingue que contre-productif à force d’acharnement frisant la mauvaise foi. C’est le danger du matraquage, pour ceux qui y ont recours : produire chez la « cible » l’effet inverse de celui escompté. Pour moi, ça n’a pas loupé. Je déteste les lynchages, médiatiques ou autres, et je finis par trouver sympathique (ou en tout cas dignes d’intérêt) ceux qui en sont victimes, même si je n’étais pas follement proche d’eux au départ.
Ce fut le cas pour Le Pen en 2002, c’est la même chose pour Trump en 2017. Dans les deux cas de figure, j’ai fini par me demander de quel côté était vraiment la « haine » ou « la défense de la démocratie ».
            La palme d’or de l’acharnement stupide revient sans conteste à Yann Barthès et son « Quotidien », sur TMC. Et une belle médaille d’argent à leur invitée Nicole Bacharan, franco-américaine, enseignant dans ce temple du politiquement correct qu’est devenu Sciences-po Paris. La pauvre dame était très inquiète du salut « poing levé » de l’affreux Donald. Faut-il rappeler à cette historienne que le poing levé était le signe de ralliement du Front Populaire et de ses homologues pendant l’entre-deux guerres ? Elle aurait peut-être préféré le salut fasciste ? Evidemment, je doute fort que Trump se prenne pour Léon Blum, mais en quoi se réclamer du peuple est-il diabolique ?
            De bien plus haute volée est l’analyse de Jean-Luc Mélenchon, dans une interview donnée à Marianne (20/01/2017). Trump, par les bouleversements géopolitiques qu’il annonce, oblige les Européens (et d’abord les Français) à se reprendre en main, à réfléchir à leurs propres intérêts, à penser le Monde autrement qu’en caniches de Washington. On comprend que pour nos « élites » habituées à aller à la gamelle, ça va être un peu compliqué !

            Les primaires inutiles.

Demain, je n’irai pas voter à la primaire de la Belle Alliance Populaire (j’en vois encore qui gloussent !). Rien n’a émergé d’intéressant ou d’original des derniers débats. D’un point de vue purement catégoriel, ce qui tient lieu de programme éducatif chez les sept candidats est, au mieux indigent, au pire néfaste ou délirant, dans la droite ligne de ce qui a été fait depuis vingt ans par la gauche comme la droite. Le moins naze de la bande reste Montebourg, mais je ne fais guère confiance à cet histrion.

Bref, il ne reste hors de la droite classique et de l’extrême droite que deux choix possibles, ce qui correspond à la fracture justement révélée par Valls lorsqu’il était premier Ministre : Mélenchon et Macron, les MM’s qui montent. Que le PS et ses satellites fassent naufrage est dans l’ordre des choses. Et je dirais même, au vu des trahisons accumulées, que cela n’est que justice.

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