Lundi 19 décembre 2016.
Le clan des sept.
Quelle déception !
L’académie des Neuf de la primaire de la Belle Alliance Populaire (mais cessez
de rigoler, vous dis-je !) a finalement été réduite à sept impétrants. Gérard
Filoche et Fabien Verdier ont été sortis. La démocratie s’en remettra-t-elle ?
La
chasse aux petits candidats est ouverte.
Plus grave en
terme en déni démocratique, la réforme du parrainage pour la présidentielle :
les 500 signatures sont maintenues, mais ce sera aux parrains de se coltiner la
corvée de déposer leur précieux soutien au Conseil Constitutionnel, qui
publiera aussitôt l’identité du parrain urbi et orbi. Dans la série, les gros
se protègent…
Renzi
sorti, Valls mal parti.
Je n’avais pas
encore commenté la défaite et la démission de Matteo Renzi en Italie, suite à son
référendum manqué. Mais l’épisode aurait dû servir d’avertissement à Manuel
Valls, autre premier Ministre ayant pris le risque de se lancer dans l’arène. L’ambiance
actuelle, en Europe et ailleurs, étant au lynchage des sortants, était-il
vraiment judicieux de partir ainsi au casse-pipe, au lieu de gouverner
courageusement jusqu’au bout ? Valls s’est décidé trop tard pour ne pas
subir les effets de la politique qu’il a lui-même mené pendant deux ans. Hollande
a finalement bien mieux négocié sa sortie, et Bernard Cazeneuve, successeur de
Valls à Matignon, prend tranquillement ses marques pour le futur.
De
la démocratie en Amérique.
Les anti-Trump
ne savent plus quoi trouver pour empêcher le bouffon milliardaire d’entrer à la
Maison Blanche. Obama s’en prend à un fantasmatique complot russe, tandis que
le gratin intello-médiatique essaie de convaincre les grands électeurs de voter
en « leur âme et conscience », en tenant compte du fait qu’Hillary a
obtenu trois millions de voix de plus que Donald. Lequel ne rassure guère –et même
trahit une partie de ses électeurs- en constituant un gouvernement de
milliardaires, de militaires et de gros réacs.
Mais il serait
sans doute plus judicieux de s’interroger sur le fonctionnement de la
démocratie américaine. Est-il encore indispensable, à l’époque qui est la
nôtre, d’utiliser un système aussi archaïque que celui des Grands électeurs,
qui vient de démontrer toute sa perversité ? Est-il acceptable d’avoir laissé se mettre un place
un jeu politique dominé par des grosses machines au financement incontrôlé, qui
écrase toute candidature « hors système », sinon celle de
milliardaires pas toujours bien intentionnés ?
Au lieu de
pleurnicher, les militants qui se disent « démocrates », aux
Etats-Unis et ailleurs, feraient bien de se poser les bonnes questions, sous peine
de ne recueillir que des réponses désagréables.
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