vendredi 4 novembre 2016
Mossoul, ou le fantasme de la
guerre propre.
La bataille de
Mossoul, la plus grande ville irakienne aux mains de Daesh, a commencé depuis
quelques jours. Une coalition kurdo-chiite a pris la cité en tenaille et vient d’y pénétrer, appuyée par l’aviation
américaine et française. Il paraît que les barbus veulent se servir de milliers
de civils comme « boucliers humains ». Ce ne serait pas surprenant,
mais ce sera surtout bien commode lorsque les inévitables bavures se
produiront. Car nos bons médias ont beau nous bombarder d’images édifiantes d’une
armée irakienne aux petits soins pour les hordes de malheureux rescapés de l’enfer
islamiste sauce sunnite, il sera impossible de prendre Mossoul sans détruire de
nombreux bâtiments, avec plein de gens dedans. Et là, pas d’affreux Russes ou
de vilain Bachar à accuser de « crimes de contre l’humanité ».
Le
deuxième débat des primaires à droite.
Vous l’avez vu ?
Moi non. J’ai sûrement raté quelque chose, à en croire les commentaires qui ont
suivi l’évènement d’hier soir. Je résume : « Des échanges plus
musclés, des attaques personnelles, mais peu de choses concrètes au final. » En gros, l’essentiel de la vie politique
française à l’approche de grandes élections. Deux vainqueurs ont émergé de ce
débat :
-Alain Juppé,
qui a regardé les autres s’entretuer.
-François
Bayrou, l’obsession de Sarkozy, qui ne cesse de brocarder ce « traître à
la droite », allié de Juppé, dans l’espoir d’affaiblir ce dernier. C’est
donner beaucoup d’importance au maire de Pau, qui ne participe même pas à ce
barnum.
Jean-Michel
Aphatie, le bon chien de garde du système.
Ce journaliste
politique avait déjà tombé le masque en 2007, dans une interview
particulièrement ignoble de François Bayrou –encore lui !- coupable de
venir troubler le ron-ron de l’affrontement droite-gauche dans lequel le
système cherche à enfermer les électeurs de ce pays. Il avait récidivé en se
déchaînant de manière infecte contre Nicolas Dupont-Aignan, lorsque celui-ci
avait osé soulever la question rémunération des « barons » du
journalisme.
Car M. Aphatie n’aime
pas le populisme. Il n’aime pas non plus, comme il l’a déclaré hier sur France Info,
qu’il y ait trop de candidats aux élections présidentielles : cela
déboussolerait les électeurs, qui ne sauraient plus pour qui voter. Sa solution ?
Augmenter le nombre de parrainages nécessaires, jusqu’à 5000 signatures, de
façon à élaguer les petits candidats inutiles. Ne resteraient en lice que les
chefs de file des grosses machines électorales adoubées par la bien-pensance et
les marchés financiers (que M. Aphatie aime bien). Un système à l’anglo-saxonne
en quelque sorte. Si l’on excepte son accent chantant surjoué et sa faconde
méridionale, qui font de lui la coqueluche des salons parisiens, M. Aphatie n’a
vraiment rien de très original. Il est le digne successeur de Jean-Pierre
Elkabbach, dur avec les petits, tendre avec les gros.
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