lundi 6 juin 2016

Que d'eau, que d'eau !

lundi 6 juin 2016

            Que d’eau, que d’eau !

Les inondations catastrophiques qui ont touché le Centre, la région parisienne, et en partie le Nord et l’Est, vont-elles doucher la grogne syndicale ? C’est peut-être le secret espoir du gouvernement, qui aurait ainsi autre chose que la perspective de l’Euro de foot pour éteindre le feu. Une bonne catastrophe nationale, même si celle-ci doit nous coûter plus d’un milliard d’euros (à ajouter aux sommes largement distribuées par Hollande à toutes les catégories en colère), voilà qui va comme un gant à l’exécutif : « Allons, les grévistes, vous n’allez pas ajouter le malheur au malheur ! Pensez à ces pauvres gens qui ont tout perdu ! ».
Pépère 1er a pu endosser son rôle préféré, celui du Président pleurnichard et consolateur, en suivant Valls dans les zones sinistrées. S’il n’a pas prononcé de phrases aussi stupides que son lointain prédécesseur Mac Mahon (le fameux « que d’eau, que d’eau ! », lors des crues du Sud-ouest en 1875), il n’en reste pas moins dans une situation politique comparable à celui-ci après quatre ans de mandat : discrédit total, pas de majorité…
Il a même déçu les Européistes, dont il est pourtant l’un des plus fervents porte-drapeaux, lors de la grande cérémonie de Verdun. Sous la pluie qui accompagne fidèlement notre président dans tous ses déplacements, après avoir assisté à une cavalcade de gosses entre les tombes et rallumé péniblement la flamme du couple-franco-allemand dans l’ossuaire de Douaumont avec sa maîtresse Angela, François a osé prononcer des mots qui fâchent : « la France, notre patrie que nous aimons…l’Europe, notre protection. » Il fallait voir le regard noir jeté en coin par la chancelière : « Ach ! Ces Français osent parler de patriotisme ! Sabotage ! Et c’est quoi cette histoire d’Europe qui doit protéger ? »
Autre personnage qui prend l’eau, Nicolas Sarkozy. L’authentification par la justice des documents prouvant le financement de sa campagne de 2007 par le regretté Kadhafi –à hauteur de 50 millions d’euros- confirme les dires de Mediapart. Cela ne peut que réjouir ses rivaux en vue de la Primaire à droite.
Autre grande figure mouillée, l’ineffable Macron, dont on apprend qu’il avait tenté d’échapper à l’ISF avant d’être rattrapé par le fisc. « Je ne suis pas dupe ! a-t-il grondé, je sais d’où ça vient ! » En plus de se mettre en marche, Emmanuel Macron va devoir apprendre à nager en eaux troubles.

            Crise sociale : une solution pour sortir de l’impasse.

Si l’on comprend bien, tout bloque à cause de l’article 2 de la loi Travail, qui ferait passer les accords d’entreprise avant les accords de branche. Martinez (celui que Pierre Gattaz a traité de « terroriste » et de « stalinien ») veut le faire sauter, Valls s’y accroche mordicus : « pas question d’y toucher ».
Et si on se contentait de retoucher l’article 1, en y ajoutant ceci : « ne pas tenir compte de l’article suivant » ?

           

Deschamps et la France raciste.

A la suite d’Eric Cantona et de Djamel Debbouze, Karim Ben Zéma s’est fendu d’un commentaire dans un magazine espagnol pour déplorer sa non-sélection dans l’équipe de France –avec celle d’Hatem Ben Arfa- et la mettre sur le compte d’une « partie raciste de la France », qui aurait obtenu sa tête auprès de Didier Deschamps. Tollé général !
N’épiloguons pas sur cette « France raciste », dont l’équipe nationale est composé à plus de 50% de « gens de couleur », soit bien davantage que dans le reste de la population. Si certains groupes sont victimes de discrimination dans le cas présent, ce sont plutôt les Blancs athées, agnostiques ou chrétiens ! Sauf erreur de ma part, on ne trouve dans aucune autre équipe de foot européenne une telle proportion de joueurs issus de « minorités visibles ».

Il est significatif de voir le sieur Ben Zéma reprendre l’argumentaire classique des voyous de banlieue, dont il a gardé les manières et le langage : s’il m’arrive des bricoles, c’est pas de ma faute…tout ça, c’est à cause du racisme ! Que pouvait-on attendre d’autre d’un type qui déclare par ailleurs : « Mon vrai pays, c’est l’Algérie. La France, c’est juste pour le côté sportif. » Pour ne pas dire « pour la gloire et le pognon ». Que ce zozo soit devenu un modèle pour les jeunes de banlieue issus de l’immigration maghrébine, à la suite d’un Zidane infiniment plus discret et modeste, ne nous laisse pas présager des lendemains qui chantent.

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