jeudi
7 janvier 2016
Overdose de
Charlie.
Quel déluge ! Je ne parle pas du retour de la
pluie après des semaines de beau temps, mais de l’avalasse commémorative qui
déferle de nos grands médias. Le Manchot en Chef se régale, tant il est à son
affaire dans ce genre de cérémonie larmoyante, qui tombe à pic pour détourner
un peu l’attention de la pantalonnade de la déchéance de nationalité (voir plus
loin). Et renforcer sa volonté de modifier la Constitution pour y inclure un « état
d’urgence » qui sera bien utile, plus tard, pour verrouiller toute
opposition.
Moment drôles quand même –si on veut :
-le Y gravé au lieu du I de Wolinski sur la plaque
des martyrs de la liberté d’expression.
-la chanson grotesque de M dédiée à Charlie, que je me suis farcie tout à l’heure
dans ma voiture. Dégoulinante, convenue, politiquement correcte en diable,
opportuniste... On casse sa radio ou on éclate de rire.
Quant à la « Une » du dernier Charlie (« l’assassin court
toujours »), avec un Dieu des plus judéo-chrétiens armé d’une kalachnikov, il prouve hélas que
les islamistes ont gagné la 1ere manche, celle de l’intimidation. Il se trouve
encore des pauvres types, par ailleurs collègues et amis des victimes, qui
mettent sur le même plan toutes les menaces religieuses, tétanisés par la peur
de passer pour des racistes ou des « islamophobes ».
Déchéance totale.
Une tragédie qui s’achève en farce. Voilà comment on
pourrait résumer la triste histoire du débat sur la déchéance de nationalité
pour les mauvais citoyens binationaux nés français. Lancée en fanfare par
Flanby au lendemain des attentats du 13 novembre, reprenant une idée de l’UMP
et du FN, cette déchéance aurait pu faire l’objet d’une simple modification
législative, puisqu’elle existait déjà pour les binationaux ayant acquis leur
nationalité française autrement. Mais non…il fallait l’inscrire dans la
Constitution ! Aucun effet dissuasif, mais beau geste symbolique. Tollé à
gauche !
Taubira, qui était contre et avait annoncé trop tôt
que la mesure ne passerait pas, a dû une fois de plus manger son chapeau. Elle
reste bien sûr au gouvernement, montrant ainsi que la pasionaria de
Saint-Germain des Prés n’est rien d’autre qu’une médiocre politicienne. Quelle
déchéance !
La gauche, Cambadélis en tête, propose alors « au
nom de l’égalité », que tous les Français, binationaux ou pas, puissent
être ainsi déchus, quitte à devenir apatrides, ce qui est très contestable en
terme de droit international. Par ailleurs, cela revient de fait à pénaliser
les pauvres couillons qui, comme votre serviteur, n’ont pas d’autre patrie que
la France ! Le socialisme pour les nuls. Quelle déchéance !
La droite classique est embarrassée. Elle ne peut
pas rejeter un idée qui vient d’elle, mais voter dans le sens indiqué par Hollande,
c’est trop dur à avaler. Sarko, Juppé (qui vient brusquement rappeler à ses
adorateurs « de gauche » qu’il est de droite), Fillon et les autres
se contorsionnent en tout sens pour trouver une bonne raison de voter contre. Le
FN se marre. Quelle déchéance !
Mais heureusement, un homme honnête et compétent
nous a annoncé, fin décembre, son retour en politique : Bernard Tapie. Ceci
n’a évidemment rien à voir avec sa défaite judiciaire face au Crédit lyonnais.
Quelle déchéance !
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