jeudi 29 octobre 2015

Tout va mieux, Sarko en Russie, merci le Sénat, Fleur et Najat en plantes funéraires

jeudi 29 octobre 2015

Tout va mieux !

« Noël ! Noël ! » comme on criait au Moyen-Age. Non pas du fait des pubs liées aux fêtes de fin d’année, qui encombrent déjà nos boîtes aux lettres, mais des bonnes nouvelles du front économique dont se régalent le gouvernement et les grands médias.
Réjouissez-vous bonnes gens, car les bonnes mesures du Roi François donnent enfin tous leurs effets : le chômage baisse (un peu), ainsi que le coût du travail (nous faisons aussi bien que nos maîtres allemands, youpi !), nous vendons près de 200 avions Airbus à la Chine, et même Air France fait des bénéfices (ce qui n’empêche pas ses dirigeants de vouloir virer du monde, ni d’imposer de nouveaux contrats de travail défavorables aux salariés).
Merci, le CICE (le gros cadeau fiscal aux entreprises) mais aussi les travailleurs détachés d’Europe de l’Est et les cohortes de travailleurs prêts à tout accepter pour échapper à la misère ! Interrogé ce matin sur Europe 1 par un Elkabbach aux anges, le futur ex-directeur de la Banque de France, Christian Noyer -bientôt remplacé par un technocrate venu du privé- se réjouissait lui aussi, mais appeler à « ne pas relâcher les efforts » : plus de réformes, plus d’Europe ! Le credo habituel des européo-libéraux-mondialistes. Quand  la France et les pays européens auront été fondus dans le grand magma du marché mondial dominé par une oligarchie décomplexée, ce sera le nivarna.

            Sarko chez Poutine.

La visite de Nicolas Sarkozy en Russie fait hurler la majorité. Hou, la vilaine diplomatie parallèle ! Idem pour ce groupe de députés de droite parti bavarder avec Bachar El-Assad (cela fait au moins le 2e en six mois, le chemin de Damas est à la mode). En bon opportuniste, Sarko surfe sur le dernier sondage selon lequel 67% des Français approuveraient la politique étrangère de Vladimir Poutine, et souhaiteraient que notre gouvernement se rapproche de lui au lieu de lui battre froid. C’est de bonne guerre. D’autant plus que dans le ciel syrien, les Russes sont aujourd’hui largement en tête des frappes menées contre les barbus, au point que les Ricains et leurs vassaux (dont nous) leur laissent le champ libre.
Une fois de plus, la Russie joue son rôle de rempart face au péril venu d’Orient, sans chichis, comme il convient d’agir avec des fanatiques sans scrupules. Il est plus que temps de renouer avec ce grand pays.

            L’Autriche verrouille, l’Allemagne grogne.

Débordée par l’afflux de migrants, l’Autriche a annoncé hier son intention de construire un mur frontalier face à la Slovénie, comme la Hongrie, la Grèce ou la Bulgarie. Une première au sein même de l’espace Schengen, ce qui fait hurler les Euro-maniaques et gronder l’Allemagne. Face à la colère de Berlin, Vienne fait mine de reculer. Ach ! Chiens d’Autrichiens : vos frontières doivent rester ouvertes ! Comme en 1938…sinon gare à l’Anschluss !

            Merci le Sénat !

A ceux –dont je suis parfois- qui se demandent à quoi sert la « haute assemblée », voilà un bon exemple. Le Sénat vient en effet de retoquer la ratification par France de la Charte des Langues Régionales, une connerie européenne qui obligerait notre pays à réviser sa constitution, et nos administrations à doubler tous ses textes en breton, flamand, alsacien, provençal, corse, occitan, basque, berrichon ou que sais-je encore…Les députés ont approuvé cette stupidité, les sénateurs ont fait preuve de bon sens. Les promoteurs de cette ânerie vont-ils forcer le passage en 2e lecture, ou profiter du prétexte pour arrêter les frais ?

            Zyed et Bouna, Jean Moulin, même combat.

A l’occasion de la commémoration des émeutes de banlieue d’il y a dix ans (dont le prétexte était, rappelons-le, la mort accidentelle de deux gamins dans un transformateur électrique) a été inaugurée sur place une « Allée Zyed et Bouna ».
Comme il y a des rues Jean-Moulin, des avenues Charles de Gaulle, des places Clemenceau, des collèges Marie Curie, il y aura donc des voies portant le nom de victimes d’accident érigées en martyrs. Dans la même veine larmoyante, je propose que la route où a eu lieu le terrible accident d’autocar girondin soit rebaptisée du nom des 43 morts : ce sera un peu long à lire, mais au point où en est…
D’ailleurs, ne nous arrêtons pas en si bon chemin démagogique et communautariste. Chaque fois qu’un gitan se fera tuer en volant une voiture, rebaptisons vite la rue ou la route de son nom : avec un peu de chance, si le juge ne laisse pas sortir de taule ses frangins pour assister aux obsèques, nous éviterons des émeutes (deux fois en trois mois, cela devient une habitude).

            Fleur Pellerin et Najat Vallaud-Belkacem, deux belles plantes funéraires.

Dans le dernier Marianne, deux articles m’ont littéralement fait bondir. Le premier était consacré à la dernière mesure de Fleur Pellerin concernant la préservation du patrimoine historique. Désormais, les élus locaux seront les seuls à décider du sort des monuments et autres bâtiments classés situés sur leur territoire. L’Etat n’aura plus son mot à dire. S’ils veulent transformer un château du 17e en parc d’attraction, ou faire taguer un rempart du Moyen-Age par un « artiste » contemporain, ce sera leur affaire. Le prolongement de la même veine dérégulatrice que celle promue par Macron dans l’attribution des permis de construire.
Le second article portait sur le contenu du nouveau programme d’éducation morale et civique entrant en vigueur cette année, censé promouvoir la laïcité. Le prof devra respecter l’opinion de ses élèves (soit dit en passant, c’est ce que j’ai toujours fait), mais surtout ne pas aller contre, c’est-à-dire se taire, même si des énormités sont proférées en classe.
Dire que la terre est plate, que les femmes sont inférieures aux hommes, que les Juifs sont un groupe nuisible, cela relève de la liberté d’expression de nos chers petits. Pourquoi, alors, faire un procès en sorcellerie à Eric Zemmour, pour des propos infiniment moins graves ?

Les deux créatures souriantes, issues des bonnes écoles, de surcroît représentatives de ces « minorités visibles » auxquelles la gauche de gouvernement entend plus que jamais faire plaisir –de manière totalement hypocrite et artificielle- sont les bouquets de fleurs en plastique que l’on dépose sur deux tombes : celle de la Culture, et celle de l’Education.

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