mercredi 23 septembre 2015

Das Auto qui pue, et les désarrois de la gauche européenne.

mercredi 23 septembre 2015

                Deutsche qualität

La baudruche germanique se dégonfle, ces temps-ci. Après la volte-face de Merkel sur les réfugiés, un mythe autrement plus important que la « générosité allemande » vient de voler en éclats. Volkswagen pratiquait une kolossale tricherie par le biais d’un logiciel installé sur ses voitures, destiné à passer haut la main les tests de pollution. La firme allemande n’est certainement pas la seule à tricher, mais elle était sans doute la dernière à laquelle on aurait pensé pour monter un coup pareil. La rigueur germanique, la sensibilité écologique de nos voisins d’Outre-Rhin, leur bon sens légendaire (car il fallait être incroyablement stupide ou arrogant pour prendre un tel risque)…tout cela, ce serait du pipeau ?
Les Américains, qui ont découvert le pot-aux-roses, annoncent une grande campagne de vérification sur d’autres marques. Seront-ils aussi sévères avec eux-mêmes, le cas échéant ?

                Cris d’orfraies autour d’Onfray.

Après Jacques Sapir, Michel Onfray est à son tour voué aux gémonies de la bien-pensance pour avoir osé émettre des idées qui pourraient, de près ou de loin, conforter les thèses de Marine Le Pen. Mac Carthy, revient, tes adeptes sont de retour ! On ne chasse plus les cocos, mais les fachos…

                La gauche européenne : un champ de ruines ?

Un petit tour d’horizon de la gauche européenne, et nous voilà pris de tournis, de malaise. Quelque part entre le rire nerveux et l’écoeurement total.
En Grèce, Tsipras revient au pouvoir par défaut, avec les alliés qu’il peut trouver, pour appliquer les exigences de la Troïka à laquelle il prétend toujours, sans vergogne, résister.
En Grande-Bretagne, Jeremy Corbyn, gauchiste « old school », a pris la tête d’un Parti Travailliste qui ne sait plus où il en est après vingt ans de blairisme.
En Italie, Matteo Renzi nous la joue Macron. Un faux mec de gauche chargé de faire une politique de droite.
En Espagne, Podemos donne, dès ses 1ers mois de gestion locale, des signes inquiétants d’amateurisme et de dérive intolérante, ce qui risque de leur fermer les portes du pouvoir à plus haut niveau.
En France, le pauvre Cambadélis appelle à un référendum sur « l’unité du peuple de gauche », tandis que le président du groupe parlementaire socialiste, la carpette Bruno Le Roux, affirme qu’Emmanuel Macron fait partie de ce même « peuple de gauche ».
Camarade, tu as donc le choix entre des guignols qui n’accèderont jamais au pouvoir, et des traîtres qui, eux, poursuivront les réformes libérales dictées par les marchés mondiaux après t’avoir raconté n’importe quoi avant les élections.

               

Ecole : la maîtresse revoit sa copie.

Histoire de faire passer la pilule de son infâme réforme du collège, Mme Vallaud-Belkacem s’efforce de reconquérir un certain public en affirmant la nécessité de revenir aux fondamentaux à l’école primaire : retour de la dictée quotidienne, calcul mental…

Il était temps ! Tout cela alors que les dernières enquêtes au niveau national ou international (PISA, OCDE) aboutissent toutes au constat de l’efficacité des « vieilles méthodes », et au fait que le numérique n’est en rien la solution miracle pour combattre l’échec scolaire. Mais les tenants du pédagogisme et du « tout-numérique » sont tellement incrustés dans le système éducatif français qu’il va falloir beaucoup d’énergie à la Ministre pour donner corps à ses déclarations. Comme je suis persuadé que Najat est aussi passionnée par les questions éducatives que par la pratique du macramé en Périgord noir, et que ce Ministère n’est pour elle qu’une étape de carrière, il y a gros à parier que les parasites susnommés ont encore quelques beaux jours devant eux.

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