samedi 29 août 2015

Bilan d'un été chaud

samedi 29 août 2015

            Bilan d’un été chaud.

Eté chargé, en effet, que celui de l’année 2015. A l’heure où sonne le glas de la rentrée scolaire, faisons un petit tour d’horizon des questions ayant défrayé la chronique.

Les Migrants.

            Ne les appelez plus ainsi ! Le terme est paraît-il affreusement inhumain, stigmatisant. C’est du moins l’avis du journaliste Nicolas Domenach –que je croyais mieux inspiré- et de la chaîne qatarie Al-Djezeera. Il faudrait les appeler « réfugiés », terme plus propice à la compassion, laquelle est sans cesse excitée au fil des faits divers dramatiques, entre un bateau qui coule et un camion retrouvé plein de 71 corps asphyxiés au bord d’une autoroute autrichienne. Réfugiés peut-être, mais illégaux. Ce que l’on appelle, en droit, des immigrés clandestins. Ils déferlent sur l’Europe par centaines de milliers (800 000 en Allemagne d’ici la fin de l’année, à ce rythme-là). Pris au cas par cas, des situations forcément émouvantes. Mais ceux qui s’émeuvent le plus ne sont pas légion à leur donner asile chez eux. Les bonnes âmes germanopratines comptent sur les classes populaires pour faire de la place à ces nouveaux damnés de la Terre. En Allemagne toujours, c’est le patronat qui vient au secours des gauchistes immigrationnistes, comme d’habitude. « Nous allons manquer de main d’œuvre ! Notre croissance démographique est trop faible ! » Quelle horreur…il faudrait donc remettre en question la destruction de ce qui nous reste d’acquis sociaux, voire augmenter les salaires dans les branches qui ne trouvent pas assez de candidats ?
Heureusement, la providence nous apporte ces cohortes de miséreux (assez friqués quand même pour s’offrir un calvaire de plusieurs milliers d’euros), prêts à tout pour grappiller les miettes de notre bonheur, et exercer une pression salutaire sur le marché du travail. Il faudrait donc non seulement les accueillir, mais encore aller les chercher à nos frais pour leur éviter les drames qui font la une des gazettes. Les conséquences civilisationnelles et sociales de tout cela, nos gauchos-capitalistes n’en ont cure (sur la connivence entre ces deux tendances, voir la remarquable analyse de Javier Portella sur le site Breizh Info).
En attendant, on nous intimide en évoquant le manque de générosité de dirigeants européens « tétanisés  par la peur de l’extrême-droite ». Evoquer les craintes légitimes des peuples européens, c’est évidemment fasciste. La Hongrie de Viktor Orban a entrepris de construire un mur (comme la Grèce, à la frontière turque), et l’Autriche revend son quota de « migrants » à la Slovénie. Ces Germains sont décidément impayables !

Le honteux traité du Touquet.

            Pire que le traité de Troyes de 1420, qui avait placé la France sous tutelle anglaise (déjà, à l’époque, notre pays était trahi par ses élites), le traité du Touquet de 2003 est peu connu des Français. Il a fallu l’actuelle crise migratoire pour que certains médias nous le rappellent. A l’époque, en échange d’une hypothétique participation britannique à un non moins hypothétique 2e porte-avions nucléaire, nos dirigeants avaient accepté de monter la garde sur son sol pour protéger la perfide Albion des immigrants clandestins. Calais redevenait de fait, comme pendant la Guerre de Cent Ans, un poste avancé de l’Angleterre de l’autre côté du « Channel ». Aux flics français de jouer les vigiles, en sécurisant l’accès aux ferries et surtout au tunnel transmanche. Résultats : la région grouille de migrants, les autorités françaises sont débordées, la presse britannique nous insulte…et zéro porte-avions !
Comment dit-on « pigeon », en anglais ?

Frégates russes : Poutine 2, Hollande 0.

            Non seulement la Russie a récupéré son pognon, plus des dommages et intérêts, mais elle a également gagné les plans des navires commandés, la formation des équipages et tout un savoir-faire en matière de nouvelles technologies embarquées. De quoi tout fabriquer à bas prix chez elle, et nous piquer ensuite plein de clients dans le Monde. La plaisanterie nous coûte plus d’un milliard d’euros. Mais faire le larbin des Ricains, cela n’a pas de prix…
Bien joué, Vlad !

Saga Le Pen (suite).

            Malgré sa guérilla judiciaire, le Menhir a été exclu du Front. Il promet maintenant de tout faire pour saboter la stratégie de sa fille, avec l’aide des transfuges ou des « purgés » du FN. Qu’il soit en dehors ou dans son parti, Jean-Marie Le Pen n’a de toute façon jamais cessé d’être une force de nuisance pour les nationalistes français, un épouvantail commode pour les médias bien-pensants qui se révèlent plus que jamais aujourd’hui ce qu’ils n’ont jamais cessé d’être, eux non plus : les partenaires indispensables de sa carrière d’histrion.

La trahison de Tsipras.

            Alexis Tsipras a donc démissionné, mais pour mieux revenir au pouvoir à l’aide d’une majorité plus fiable que celle qui l’avait porté, jusqu’à sa capitulation en rase campagne face aux diktats du Ive Reich. Certains ont voulu voir en lui une sorte de Dubcek, l’homme qui avait porté les espoirs d’un socialisme à visage humain à l’occasion du printemps de Prague en 1968. Pour éviter à son pays le martyre de la Hongrie en 1956, il avait appelé à refuser toute résistance violente à la « normalisation » imposée par les blindés du Pacte de Varsovie. Mais c’était pour quitter le pouvoir, et partir en résidence surveillée.
Tsipras, lui, s’accroche à son siège et compte sur une relative popularité pour y rester à l’issue des prochaines élections anticipées. Mais si c’est pour appliquer le plan de rigueur exigé par la « troïka », le bel Alexis entrera dans l’Histoire comme un mélange grec de Pétain et de Mitterrand.

Train d’enfer.

            And one more time ! Comme diraient nos amis américains, parmi lesquels ces héroïques messieurs ayant largement contribué à neutraliser l’affreux jojo du Thalys Amsterdam-Paris. Cette fois, nous avons évité le massacre. Le type interpellé, comme les autres, était fiché depuis un moment, mais, comme d’habitude, nous n’avions pas les moyens, ni humains, ni juridiques, de le surveiller suffisamment et de le neutraliser. Cet épisode est hautement symbolique de la situation qui est la nôtre : face à la barbarie islamiste, les citoyens européens doivent avant tout compter sur eux-mêmes et faire le ménage sans attendre que leurs dirigeants, pleutres et corrompus, prennent enfin les mesures nécessaires.
Et la démocratie ? Et le « vivre-ensemble » ? Nous sommes en guerre, et ces belles notions ont été mises de côté pendant les conflits précédents. Attendrons-nous d’être asservis par les barbus pour nous en rendre compte ?
Il faut lire à ce propos ce qui nous attend peut-être, dans l’extrait publié par Marianne (n°958) du livre témoignage d’une jeune Yézidie dont le village est tombé sous la coupe de Daech (Ils nous traitaient comme des bêtes, à paraître chez Flammarion en décembre prochain).
Le récit de la jeune fille est terrifiant, et rappelle que ce ne sont pas seulement des ruines que l’on fait exploser, comme le temple de Baal à Palmyre, mais également des vies humaines. J’avais le cœur serré en lisant ces lignes, qui m’ont rappelé d’autres témoignages, ceux des rescapés de la Shoah ou d’autres génocides. Et là encore, comme à l’époque, on ne fait rien…

Erdogan le criminel.

            Sous couvert d’entrer à son tour dans la lutte anti-daech, le gouvernement islamiste turc utilise surtout ses forces pour frapper les Kurdes, en 1ere ligne contre les barbus, dont il est l’allié objectif. Erdogan confirme ainsi sa place au palmarès des grands criminels du Moyen-Orient, avec nos « bons amis » Saoudiens.

Baisse d’impôts bidon.

            Avec quoi Pépère 1er pourra-t-il financer sa dernière promesse de baisse d’impôts ? Croissance nulle, chômage toujours aussi fort, dette encore lourde…Mais tout cela n’a pas d’autre but, paraît-il, que de donner un os à ronger aux frondeurs du PS à l’occasion de l’université d’été du PS. Un effet aussitôt sabordé par les coups de langue appuyés de Macron au Medef, qui tenait la sienne en même temps et dont il était l’invité d’honneur. Après les révélations sur l’usage de travailleurs détachés roumains pour la mise en place du site de ladite université, voilà qui fait vraiment désordre.
Hollande, boutiquier médiocre comme Sarkozy, foire décidément presque tout ce qu’il touche.

Universités d’été.

            « A quoi ça sert, au juste ? » m’a demandé mon fils de 12 ans, qui s’intéresse à la politique. Je lui ai répondu en substance : « une sorte de congrès qui permet de régler ses comptes et de faire les malins devant les médias. »




Les Verts explosent.

            Et vlan ! Comme il fallait s’y attendre, les plus impatients d’aller à la gamelle gouvernementale ont claqué la porte de la secte pseudo-écologiste. François De Rugy (qui n’est pas un lion) et Jean-Vincent Placé (qui cherche toujours à l’être) ouvrent le bal. Combien vont suivre ? Le suspense est insoutenable !

Crise chinoise.


            La crise financière qui s’annonce en Chine pourrait, paraît-il, avoir des conséquences encore plus effroyables que celle de 2008. Certes, l’Empire du Milieu a plus de réserves que n’en avaient les Etats-Unis à l’époque, mais il est significatif que pour les observateurs, ce ne sont plus simplement les éternuements de Wall Street qui risquent d’enrhumer l’économie mondiale. Le gouvernement nous dit qu’il ne faut pas s’inquiéter…raison de plus pour avoir peur !

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