jeudi 30 juillet 2015
Gloire au IV e Reich !
En Histoire, la
roue tourne toujours. En 1945, le IIIe Reich n’était plus que ruines, divisé en
quatre zones d’occupation, son industrie démantelée, ses femmes violées, son
orgueil national brisé. 70 ans plus tard, l’Allemagne réunifiée dicte sa loi à
l’Europe, tout au moins à l’Eurozone dont la monnaie unique a été conçue pour
se couler dans le moule du Deutschemark. Les Russes qui l’ont autrefois
humiliée ont été refoulés loin vers l’Est, désignés à la vindicte des
Occidentaux comme au bon vieux temps de la « croisade européenne
contre le bolchevisme ». Ce nouveau Reich, comme à l’époque, a reconstitué
son manteau de pays satellites et tributaires en Europe centrale et orientale :
Pologne, Etats baltes, République tchèque (ou Protectorat de « Bohème
Moravie » ?), Slovaquie, Hongrie, Roumanie, Bulgarie, Finlande, sans
oublier le Gouvernement général de Kiev (Heu…pardon, l’Ukraine). A l’Ouest,
rien de nouveau non plus : les dirigeants français de droite comme de
gauche collaborent avec au moins autant d’enthousiasme à ce nouvel ordre européen
que le gouvernement de Vichy, qui avait lui l’excuse d’être soumis à une
occupation militaire.
Certes, on ne s’en
prend plus aux Juifs, et les communistes font rire tout le monde. Le peuple
allemand lui-même est en péril démographique, et ne devra sa survie à long terme
qu’à une immigration dont les composantes laissent sérieusement douter quant au
devenir de la civilisation germanique. L’armée allemande n’a plus rien à voir
avec la redoutable Wehrmacht, et les descendants de Bismarck comptent sur les
autres, notamment ces Untermensch de Französe et ces idiots d’Américains,
pour se faire tuer à leur place. Mais en attendant, la « race des
seigneurs » fait toujours suer le burnous à ses valets, sur le plan
économique.
Dans de
gigantesques élevages et abattoirs, véritables Auschwitz pour animaux, des
hordes de supplétif sous-payés venus de l’Est (volontairement, et non raflés
comme en 1942, il y a du progrès !) s’activent à faire de l’agrobusiness
allemand le 1er d’Europe, piquant ainsi à sa rivale française le dernier
point fort qui lui restait en dehors du tourisme. Quant aux salariés de toute l’Eurozone,
ils sont les nouveaux esclaves du IV Reich et de ses collabos :
« Ils
donnent leurs capitaux : donnez votre travail…et votre sang tant que vous
y êtes ! »
Jacquerie.
Nos paysans,
pressurés par la grande distribution, étouffés par la concurrence déloyale de l’Allemagne
et de l’Espagne, privés des débouchés russes par les stupides sanctions
décidées par nos dirigeants, se révoltent et gâchent l’été de nos bons maîtres.
Hollande, Valls
et le Foll lâchent en urgence quelques sous, ce qui ne règle en rien les
problèmes de fond d’une profession qui va perdre 10% de ses exploitations d’ici
la fin de l’année. Les agriculteurs réclament une plus ferme réglementation des
pratiques des grandes surfaces et une autre politique agricole européenne. On
leur répond « Europe » et « Libre marché ». Ami,
entends-tu, le vol noir des corbeaux de Bruxelles ?
La mise à mort des Guignols de l’Info.
Sarko en avait
rêvé, son ami Bolloré l’a fait. Profitant de la torpeur estivale, le nouveau
patron de Canal Plus vient de purger l’équipe des « Guignols », et de
modifier son mode de diffusion : ce sera en crypté, avec peut-être un « best
of » en clair une fois par semaine. Comme dit le Canard Enchaîné, reste à voir ce qui restera de l’esprit caustique
des fameuses marionnettes, qui risquent fort de n’être plus qu’un succédané du « Bébête
Show ». Je n’appréciais pas toujours les prises de position des Guignols,
mais leur présence faisait partie des libertés nécessaires. Ils étaient à la
télé ce que le Canard est à la presse
écrite, un indispensable et souvent délectable poil à gratter. Les Barbus ont flingué
Charlie, Bolloré tue les Guignols.
Sale temps pour les esprits libres.
Pécresse
tout voile dehors.
Valérie Pécresse
fait campagne pour la présidence de la Région Ile-de-France, ce qui l’oblige à
venir draguer les électeurs musulmans. Le dernier Canard Enchaîné (29/07/15) cite les propos de l’ex-ministre de l’Enseignement
Supérieur, tenus devant « un parterre d’imams, d’élus et de barbus » :
« …on
doit pouvoir donner aux musulmans ce qu’on donne aux Français et aux Juifs. Le tout
étant de lutter contre ce fléau qu’est l’islamophobie. »
On apprendra
donc que ni les Musulmans, ni les Juifs, ne sont des Français. Que le fait d’avoir
peur ou de ne pas aimer une religion (en l’occurrence l’Islam) est un fléau. Et
que nos dirigeants sont vraiment prêts à toutes les bassesses pour se faire
élire.
Et dire que le
parti de Pécresse, les fameux « Répus », ont tenu un colloque si
controversé sur la place de l’Islam en France !
Notre
ami le roi.
Salmane d’Arabie
saoudite a donc privatisé une plage publique pour ses vacances sur la Côte d’Azur.
Le sous-préfet du Var a non seulement violé la loi littoral, mais accédé à l’exigence
du monarque d’exclure les femmes des nombreuses forces de police chargées de
veiller à la sécurité du monarque. Plus le temps passe, et moins le bouquin de
Houellebecq relève de la fiction.
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