vendredi 19 juin 2015
Le flop du 18 juin.
Comme d’habitude,
Pépère 1er a tenté de récupérer l’Histoire pour se redonner une
stature politique. Au-delà de l’imposture de la situation (voir un politicien
incarnant toutes les capitulations rendre hommage à l’ « Homme qui a
dit Non »), le comique de la situation vient du ratage complet de l’évènement
d’un point de vue médiatique. Car nos journaleux n’ont retenu qu’une chose de
ce machin aussi passionnant qu’un congrès du PS : la présence de Julie Gayet
parmi les invités d’honneur, avec son papi résistant.
« Malgré sa
discrétion, cette présence la pose en Première Dame… »
« Le Chef
de l’Etat a fait mine d’ignorer sa présence… »
On se croirait à
Versailles, partageant les potins de la Cour avec telle ou telle personne « bien
informée ». Pauvre De Gaulle !
Pourquoi
la France a snobé Waterloo.
Ou plutôt,
pourquoi les autorités françaises ne se sont-elles pas fait représenter pour
assister à la commémoration et à la reconstitution de la dernière grande
bataille du Petit Caporal ?
Les commentaires
les plus lus dans la presse, sur les ondes et le Net vont tous dans le même
sens : « C’était une défaite, et notre orgueil national ne supporte
pas que l’on célèbre un tel événement…la preuve, nous avons fait pression sur
la Belgique pour qu’elle ne sorte pas une pièce de monnaie frappée du fameux
monument de Waterloo, etc… »
A mon sens, la
vérité n’est pas là. En 2005, alors que l’on célébrait près de Brno, en
République tchèque, le 200e anniversaire de la bataille d’Austerlitz,
avec des milliers de figurants venus de toute l’Europe, aucun membre du
gouvernement français n’avait fait le déplacement. Pas de fierté pour une
victoire remarquable. Par contre, le gouvernement avait envoyé au large des
côtes anglaises le porte-avions Charles de Gaulle, pour participer à une grande
parade commémorant notre défaite de Trafalgar, et ce au nom de l’ « amitié
franco-britannique ! » Il ne manquait plus que nous fêtions ensemble
Mers El-Kébir.
Pourquoi ces
bizarreries ? Cela tient à l’idéologie en vogue chez nos élites, qui veut
à toute force effacer le passé militaire glorieux de la France afin de
conforter « l’esprit européen ». Un Empereur français dominant l’Europe ?
Quelle horreur ! Bonaparte n’était qu’un affreux tyran, un horrible
étatiste hostile au libre-échange à la sauce anglaise…le dernier livre de
Lionel Jospin est à cet égard révélateur au seul vu de son titre : le Mal napoléonien.
Napoléon, c’est
le Mal, c’est cette France du passé que tout Français digne de ce nom admire,
et que le Monde entier nous envie, mais que l’on bannit des programmes
scolaires comme de la mémoire nationale.
Ce n’est pas
parce que Napoléon a perdu que nos « chefs » ont boycotté les
cérémonies de Waterloo, mais parce que tout cela nous rappelle qu’il fut un
temps où la France était capable de tenir tête à toute l’Europe, et qu’une
autre Histoire aurait été possible si la City n’avait pas armé contre nous les
Prussiens, les Autrichiens et les Russes. Rêver à autre chose, une autre
Europe, est impensable. « There is no alternative », comme disait
Thatcher.
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