vendredi
5 juin 2015
Déblattérisation.
Se sentant quelque peu cerné après l’arrestation de
son bras droit, Sepp Blatter, à peine réélu, a donc démissionné. Et il a bien
fait, car les « révélations » ne cessent de tomber. Ainsi,
a-t-on la confirmation que l’Irlande a bien reçu 5 millions de $ pour fermer
les yeux sur « la main heureuse » de Thierry Henry en 2009 dans un
match de qualification pour le mondial de 2010. Merci, messieurs les Irlandais,
d’avoir permis à notre belle équipe de « France » d’aller se couvrir
de honte en Afrique du Sud !
Que va-t-on apprendre ensuite ? Que le Brésil
s’est laissé battre par la France en 1998 ? Ou que Zidane a fait exprès de
céder à la provocation de Matterazzi en 2006 ? Que Platini bénéficie de
repas gratuits chez Mac Donald’s ?
Nous n’avons pas fini de déblatérer sur la bonne
gestion de Sepp Blatter.
Si les Ricains n’étaient pas là…
Je ne sais pas si ne serions tous en Germanie
(d’ailleurs, ne sommes-nous pas finalement sous la tutelle de nos voisins
d’Outre-Rhin ?), mais il est certain que certaines affaires n’auraient pas
éclaté au grand jour, ou pas avant longtemps !
Du système judiciaire américain, ses contempteurs ne
retiennent que la peine de mort (dont l’application, rappelons-le, dépend de la
justice de chaque Etat fédéré) ou les côtés peu ragoûtants du « plaider
coupable ». Et pourtant…Si l’on fait le bilan des grands affaires ayant eu
un retentissement mondial, on trouve chaque fois la justice américaine en fer
de lance.
Strauss-Kahn, pervers sexuel, a pu sévir pendant des
années chez nous, avant de prendre la tête du FMI et de faire l’erreur de continuer ses pratiques sur le sol
américain.
Les banques américaines, suisses, françaises, ont
elles aussi dû rendre des comptes, voire cracher au bassinet. Et maintenant, la
toute-puissante FIFA, la grande mafia du foot, est sur la sellette.
Bien sûr, on objectera que tout cela est quelque peu
sélectif : DSK était la cible idéale pour un pays où le « french
bashing » reste un sport national. Et que si les paradis fiscaux ont été
dans la ligne de mire des Etats-Unis, ceux qu’ils abritent sur leur sol ont pu
bénéficier d’une relative mansuétude. Enfin, ne pas être un « pays de
football », et ne pas avoir été
choisis pour les prochaines coupes du Monde, au bénéfice de la Russie et du
Qatar, les a sans doute aidés à faire preuve d’autant de diligence.
Mais trop d’anti-américanisme tue l’intelligence.
Avoir une justice puissante, rapide et efficace, n’est-ce pas ce dont nous
rêvons, à l’heure où la nôtre se fait surtout remarquer par sa lenteur, ses
bavures et ses « enterrements » de 1ere classe ?
Lutte contre Daesh : pourquoi ça ne
marche pas.
Il faut aller dans la presse régionale (en
l’occurrence l’éditorial de Jean-Marcel Bouguereau dans la République des Pyrénées, ce jeudi 4 juin), pour trouver, enfin, une
analyse lucide et claire de l’échec de la lutte contre ces fous furieux, un
échec confirmé par la conclusion foireuse de la dernière conférence ayant eu
lieu à Paris sur cette question.
1ere cause de cette foirade : certains
membres de la coalition ne jouent que mollement le jeu. Le Qatar, les Emirats,
l’Arabie saoudite, sont plus inquiets de la rébellion chiite au Yémen que de la
progression des barbus fanatiques en Syrie et en Irak…qu’ils ont en grande
partie financés, du moins au début.
2e cause : un autre membre, la
Turquie, qui appartient par ailleurs à l’OTAN, joue carrément un double jeu.
Sans l’aide d’Erdogan, le fameux « islamiste modéré » que l’on
nous vantait naguère, Daesh serait KO depuis longtemps.
3e cause : ceux qui se battent en
1ere ligne contre les barbares barbus, les Kurdes, les milices chiites
irakiennes, les commandos iraniens, les forces de Bachar El-Assad, ne sont pas
soutenus comme ils le devraient. L’Iran, acteur essentiel dans la région, n’a
même pas été convié à la conférence !
Le plus accablant est de voir le rôle joué par notre
pays dans cette affaire. Hollande et Fabius ne sont que les petits
télégraphistes des pétromonarchies du Golfe.
Les Ripoublicains : à peine nés, déjà
ridicules.
Le Congrès fondateur de LR (l’air de rien ?),
car c’est ainsi qu’il faudra officiellement nommer la défunte UMP (il y a aussi
les Repus ou les Répus, comme le suggérait Le
Canard), a été l’occasion de déballer toutes les lignes de fracture de ce
mouvement.
Fillon et Juppé hués comme des malpropres, critiques
de NKM, montée au feu de Bruno Le Maire, verrouillage du parti par les
Sarkozystes.
D’ici aux primaires de 2016, ce sera la foire d’empoigne
permanente. Car Sarko entend faire du machin sa chose à lui, pour lui permettre
de retrouver l’Elysée et le totem d’immunité judiciaire qui va avec. La seule
chance pour la droite non-sarkozyste de s’en sortir est de constituer un bloc
avec l’UDI, qui manque cruellement de leaders dignes de ce nom. Juppé ou Le
Maire doivent avoir les couilles de le faire, ou ils seront morts.
En attendant, les derniers sondages le confirment :
en 2017, les trois quarts des Français ne voudraient ni de Sarko, ni de
Hollande.
Réforme du collège : la vérité cachée.
Un syndicat d’inspecteurs de l’Education nationale
proche du Snes vient de le révéler : la réforme Belkacem était dans les
cartons, à peu près dans les mêmes termes, depuis…2006 !
La droite au pouvoir à cette époque avait pour
objectif de faire, avant tout, des économies budgétaires. La peur d’une bronca
syndicale avait fait reculer les technocrates de la rue de Grenelle. Aujourd’hui,
le même plat nous est servi, nappé d’une sauce épaisse de bon sentiment
égalitariste. Car il s’agit, n’est-ce pas, de « faire réussir tous les
élèves ! »
Hypocrisie du PS, vendu aux libéraux-libertaires. Hypocrisie
d’une certaine droite, qui prétend défendre le collège dans l’opposition alors
qu’elle rêvait de le saborder lorsqu’elle était au pouvoir.
La nation française, « terra
incognita » pour le PS.
Après Michel Lussault, le géographe qui ne veut pas
parler de nation française aux élèves, c’est le secrétaire général du PS,
Cambadélis, qui prétend ne pas savoir vraiment ce que c’est…La haine de soi,
dans cette gauche bien-pensante, atteint décidément des sommets, aussi élevés
que leur mépris pour le peuple. Et ce sont ces gens-là qui nous dirigent ?
Autant confier la Défense nationale à Greenpeace, ou
la Condition féminine à Daesh !
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