mercredi 13 mai 2015

Réforme du collège et commémoration de l'esclavage.

mercredi 13 mai 2015

            Tout le monde se lève pour Najette !

A Cenon, Manuel Valls a décrété la contre-offensive devant un public de militants socialos béni-oui-oui. Tous derrière Najat Vallaud-Belkacem, comme autrefois derrière Christiane Taubira ! Après le mariage pour tous, le collège pour tous !
Sale affaire pour l’Ecole, prise en otage par la gauche bien-pensante, qui veut faire de cette réforme calamiteuse un étendard de modernité égalitariste. La droite s’empare du débat et tire à boulets rouges, ce qui met la plupart des syndicats enseignants, pour la plupart étiquetés à gauche, en porte-à-faux.
En faisant de Miss Belkacem sa nouvelle égérie, le gouvernement use et abuse de la même crapulerie politiquement correcte : toute attaque contre la Ministre (et il y en aura forcément en dessous de la ceinture, comme pour Taubira) sera montée en épingle. S’en prendre à elle, ce sera évidemment du sexisme et du racisme…
Et cette fichue réforme dans tout cela ? Car tel est l’enjeu, et il est énorme : veut-on, oui ou non, capituler devant le « fait social » et accepter la logique du nivellement par le bas au nom d’un égalitarisme bidon ? Signe des temps, j’ai vu pour la première fois au cinéma, le week-end dernier, une publicité pour un collège privé. Car au fond, c’est bien ce qui se prépare : la privatisation rampante d’un système à l’agonie.
Le 19 mai prochain, presque tous les syndicats et diverses associations appellent à la grève et à la manifestation contre ce projet. Les médias sont aux aguets, décrétant déjà que ce jour là se compteront les partisans et les adversaires de la réforme. Il va m’en coûter financièrement, mais tant pis…moi aussi, je me joindrai au mouvement.

            Coûteuse commémoration.

Après avoir snobé les cérémonies de Moscou sur la fin de la 2e guerre mondiale (il est vrai que les Soviétiques n’ont fixé que 60% des forces terrestres allemandes, et perdu seulement 20 millions de morts dans cette guerre) pour cause de signature de contrats au Qatar, Pépère Ier n’a pas manqué d’inaugurer en grande pompe le mémorial de l’esclavage de Pointe-à-Pitre.
Pleurnicher et pontifier sur des faits datant de cent cinquante ans, c’est une priorité indiscutable…au moins autant que les voix d’Outre-mer avant les prochaines régionales.
Le dernier Canard révèle le montant de cette plaisanterie : 82 millions d’euros pour le musée (pas fini), et pas loin de 10% du tout pour la sauterie présidentielle.

Les enragés de la « négritude » geignarde voudraient que la France métropolitaine crache au bassinet pour dédommager les descendants d’esclaves. Au fait, les gars, vous avez tous gardé les papiers d’affranchissement de vos ancêtres ? Ou bien suffira-t-il d’avoir l’air un peu noir pour toucher le magot ? François II a déclaré prudemment qu’il faudrait se contenter d’un dédommagement moral. En désespoir de cause, les fanatiques de la repentance vont-ils se tourner vers les descendants des chefs africains qui ont alimenté le trafic négrier pendant trois siècles ? 

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