jeudi 30 avril 2015
La « cinquième colonne »
d’Estrosi : qui délire et qui ment ?
Hier matin sur
Europe 1, Jean-Pierre Elkabbach recevait Bruno Le Roux, « commissaire
politique en chef » du groupe socialiste à l’Assemblée nationale.
Rappelant les
propos polémique tenus par Christian Estrosi, qui avait évoqué le « péril
islamo-fasciste » et la présence d’une « cinquième colonne »
islamiste en France à la suite de l’arrestation du terroriste présumé, Sid
Ahmed Ghlam, l’inoxydable journaliste concluait sa question par une affirmation
fort révélatrice : « A votre avis, Bruno Le Roux : mensonge ou
délire ? »
Révélatrice d’abord
du point de vue des médias dominants, reflet des idées bien en cours dans les
milieux dits éclairés, pour lesquels il est hors de question de pointer
franchement certains problèmes. Révélatrice ensuite du traitement réservé à
ceux qui osent sortir des clous étroits de la bien-pensance. Ils ne peuvent être
que des menteurs ou des fous, comme au meilleur temps de la dictature
soviétique.
Le plus drôle dans
cet épisode, c’est que l’invité d’Elkabbach, tout en s’insurgeant que l’on
puisse jeter le soupçon « sur ceux qui nous entourent » (dis donc
Bruno, tu habites où, au fait ?), reconnaissait deux choses :
-Que l’islamisme
qui nous menace, violent ou pas, est bien un « islamo-fascisme ».
-Qu’il y a bien
en France de nombreux individus menaçants au service d’un ennemi extérieur, agissant
en sous-main pour nous déstabiliser…ce qui est la définition même d’une « cinquième
colonne ».
Bref, Estrosi
est un menteur et un malade mental, mais il a parfaitement raison.
Qui délire ici ?
Et surtout qui ment ?
La
victoire des islamistes.
Elle tient en
deux mesures, ou plutôt deux projets de lois peut-être bientôt votés par nos
députés :
-le flicage
généralisé des Français via les nouvelles technologies.
-l’extension de
la répression des propos politiquement incorrects, via une légère retouche de
la loi de 1881 sur la liberté de la Presse, qui permettra au gouvernement d’agir
lui-même pour censurer les paroles jugées diffamatoires sur tel ou tel groupe
ethnique ou religieux.
La République
laïque introduira donc de manière déguisée le délit de blasphème, réclamé par
les fanatiques et leurs complices, au nom d’un antiracisme de bazar.
Est-ce pour
remercier nos dirigeants de tous ces efforts que nos amis qataris viennent de
consentir à nous acheter des Rafales ?
Boat
People.
Que faire des
hordes de réfugiés qui risquent leur peau pour rejoindre les rivages dorés d’une
Europe fantasmée ? Les Européens sont pris au piège, entre le bon sens
politique, les bons sentiments et des moyens médiocres pour appliquer une
méthode quelle qu’elle puisse être.
Solution des
doux rêveurs : leur ouvrir grand les portes de l’UE pour leur éviter de
tomber entre les pattes des vilains trafiquants. C’est un peu comme la libéralisation
des drogues, présentée encore aujourd’hui comme l’arme absolue contre les
mafias. Mais gare aux effets indésirables : est-on prêt à voir les
milliers de réfugiés annuels se transformer en millions ? Est-on prêt à
les accueillir, à leur trouver un emploi, un logement ? A les insérer
culturellement ? L’enfer est pavé des meilleures intentions. Mais ce sera
le paradis des patrons peu scrupuleux !
Solution musclée :
faire barrage par des moyens navals renforcés avec autorisation de tirer dans
le tas si nécessaire, intervenir militairement en Libye pour détruire les
bateaux pourris des passeurs et sécuriser l’autre rive. Mais à quel prix,
économique et moral ?
Entre la survie
et les beaux principes, les Européens sont à l’heure du choix. Mais ont-ils les
couilles de choisir ?
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