lundi 30 mars 2015

lendemain de crash

lundi 30 mars 2015

            Lendemain de crash.

Pépère a eu beau marcher pour la Tunisie, jouer les consolateurs internationaux après l’effroyable crash aérien de la German Wings, rien n’y a fait. La poudre aux yeux du 11 janvier a perdu son effet, mélangée dans les particules fines qui polluent la capitale (venues à 40% d’Allemagne, mais chut !), diluée sous les trombes d’un printemps pluvieux, enterrée sous les mauvais chiffres du chômage.
Le PS et ses satellites, la gauche ne général, s’est pris une baffe magistrale ce dimanche, en ne conservant qu’un tiers des départements face à une droite qui tire les marrons du feu. Le FN, qui pour l’heure n’en a aucun, a de toute façon gagné son pari : il est bien, à lui seul, le premier parti de France, et se trouve en position d’arbitre dans de nombreux conseils départementaux. Mais son incapacité à se trouver des alliés utiles montre aussi les limites d’un mouvement qui reste avant tout, quoiqu’on en dise, le parti des mécontents.
La réaction de Manuel Valls hier soir était à la fois prévisible et surréaliste. Une fois de plus, comme Hollande il y a peu, le premier Ministre nous a fait le coup du « je vous ai entendus, mais justement, je vais continuer la même politique, en beaucoup plus fort ! » Au fou !
J’ai parfois l’impression que les Français –et avec eux bien des Européens- sont un peu comme les passagers de l’avion de la German Wings. Ils ont beau crier, taper contre la porte, celui ou ceux qui sont censés diriger l’avion ne les écoutent pas et plongent vers le sol, totalement obnubilés par leurs obsessions, prisonniers de leurs névroses et de leur égoïsme suicidaire. Les pilotes allemands qui entendent mener l’UE avaient jusqu’ici, à l’image de leur pays, une réputation de sérieux et d’efficacité, au moins pour eux-mêmes. Nous découvrons que les « Ubermensch » d’Outre-Rhin ont eux aussi leurs faiblesses, et que celles-ci peuvent avoir d’horribles conséquences.

Les derniers évènements sont un présage funeste de ce qui nous attend tous, si les citoyens ne reprennent pas très vite les commandes de l’avion dans lequel on les a, parfois contre leur gré, embarqués.

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