mercredi 28 janvier 2015
Syriza, hourra !
Malgré les
diverses intimidations venues des milieux d’affaire et des maîtres de l’UE, il
s’est trouvé dimanche une majorité relative de Grecs pour dire « non »
au massacre social dont ils font les frais. Reste au leader de Syriza à ne pas
décevoir, non seulement ses électeurs, mais tous les Européens qui voient en
lui un moyen de changer la politique d’austérité imposée par Merkel et
consorts. Alexis Tsipras est allé chercher les sièges qui lui manquaient pour
une majorité absolue auprès d’un parti de droite souverainiste, les « Grecs
indépendants », et alors ? Si nous voulons, nous aussi, en France,
changer les choses, il faut impérativement abandonner les logiciels périmés.
Le clivage
droite-gauche n’a plus cours lorsqu’il s’agit de sauver un pays, sa
souveraineté et ses acquis sociaux. Un large front allant du PCF à « Debout
la République », pourquoi pas ? C’est ce que firent les Résistants en
1943 avec le CNR, sous l’impulsion du général De Gaulle, qui n’avait rien d’un
gauchiste. Mais les marchés financiers risquent d’être plus coriaces et vicieux
que les Nazis.
Tant que nous
sommes dans l’Histoire, souvenons-nous également, comme l’a rappelé avec malice
Syriza lors de la campagne, en évoquant la renégociation de la dette grecque,
que l’Allemagne (de l’Ouest) a bénéficié en son temps d’un large effacement et
d’un rééchelonnement plus que généreux de ce qu’elle devait à l’Europe. Ce que
l’on a accordé à un pays qui a mis notre continent à feu et à sang à deux
reprises, qui a élaboré l’un des pires génocides de l’Histoire (Auschwitz, vous
connaissez ?), on peut bien le permettre au pays qui a donné à l’Europe
les bases essentielles de sa culture et de son identité.
Notre
ami le roi.
Dans le désert,
terrible désert, le roi est mort l’autre soir…Notre immense ami, notre généreux
ami le roi Abdallah d’Arabie saoudite. Qu’Allah l’ait en sa sainte garde !
C’est son frère Salmane qui le remplace. Certains espèrent un changement, dans
ce beau pays connu pour ses exécutions au sabre, ses lapidations et ses
flagellations, sa doctrine religieuse réactionnaire et sa corruption, son aide
aux pires mouvements islamistes du Monde. Un pays pris au piège de ses propres
errements, et qui fait construire un mur de 1000 km le long de la frontière
irakienne pour empêcher les infiltrations du Daesh, sa créature.
Nous verrons
bien. Le plus évident pour l’heure, c’est que le nouveau roi porte le même
prénom que l’homme le plus haï du monde musulman depuis 1989, Salman Rushdie.
Le plus drôle serait qu’un allumé genre Kouachi vienne le descendre au nom du
prophète.
Victoire
à Kobané.
Les Kurdes ont
finalement repris la ville martyre aux barbus. Bravo les gars (et les filles,
qui se battent aussi) !
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