jeudi 23 octobre 2014
Fusillade parlementaire : plus de peur que de mal.
Au Canada, c’est
un pauvre type armé qui a réussi, à lui tout seul, à faire trembler le pays. En
France, un groupe de « frondeurs » de la majorité a fait mine de
menacer le gouvernement. Dans les deux cas, cela a été vite réglé. Quelques
balles dans la peau pour le premier, une menace de dissolution et quelques
sanctions pour les autres…et hop ! Force est resté au plus fort, comme d’habitude.
Martine a bonne mine.
Grâce au Canard enchaîné de cette semaine, le
lecteur peut se souvenir à quel point Dame Aubry était une grande « défenseuse »
des acquis sociaux lorsqu’elle officiait dans le gouvernement Jospin. A l’heure
où la Maire de Lille part en guerre contre la dérive libérale de l’équipe
Valls, il est bon de se rappeler que la « dame des 35 heures »
souhaitait, à l’époque, supprimer purement et simplement les allocations
familiales pour les ménages gagnant plus de 3800 euros par mois !
Non au Maccarthysme artistique !
Un mauvais
plaisant a commis un crime affreux en dégonflant la « construction »
de l’artiste américain Paul Mac Carthy, lequel a fini par remballer le machin
qui encombrait la place Vendôme à Paris. Le truc faisait polémique : sapin
de Noël ? Plug anal ? Chef d’œuvre ou grosse arnaque ?
Comme d’habitude,
une flopée d’esprits éclairés se sont opposés aux affreux réactionnaires qui
manifestaient leur rejet de cette œuvre « audacieuse ». N’est-il pas
honteux que Paris ne soit pas à la hauteur de sa réputation de capitales des
arts et de l’avant-garde ? Hou, la France moisie !
Personnellement,
j’en ai plus qu’assez de cette arnaque permanente appelée « art
contemporain », qui permet depuis 1917, avec le fameux urinoir de Duchamp,
à n’importe quel guignol de se proclamer artiste en faisant n’importe quoi. Gagner
des millions en vendant à des gogos de la merde en boîte ou des crucifix
baignant dans de la pisse, c’était déjà limite.
Mais défigurer l’architecture
parisienne comme l’ont fait Buren avec ses colonnes du Palais Royal, Christo et
son emballage du Pont Neuf, pour en arriver à Mac Carthy et sa baudruche, ça
commence à bien faire. Si ces gens veulent exposer leurs délires dans des
musées ou des hangars, grand bien leur fasse. Mais qu’ils cessent de polluer
les vraies créations des autres.
Putain de déneigeuse !
Voilà une mort
peu banale que celle de Christophe de Margerie, PDG de Total. Il n’est pas
donné à tout le monde de périr dans son jet privé après que celui-ci ait
percuté une déneigeuse sur un aéroport moscovite ! Et quel déferlement d’hommages :
un « capitaine d’industrie », « atypique et excentrique »,
si efficace, parlant vrai. Si gentil avec le personnel ! Il disait même
bonjour dans les ascenseurs, vous vous rendez compte ? Et dire que ce
géant de l’industrie française a démarré comme simple stagiaire chez Total,
lui, l’enfant adopté…
N’en jetez plus,
je pleure à chaudes larmes. Honte aux grincheux tels que Gérard Filoche, qui a
osé émettre des propos désobligeant sur Twitter. Le voilà menacé d’exclusion du
PS par Manuel Valls, chef du gouvernement le plus « pro-business »
que l’on ait vu depuis l’ère Sarko-Fillon.
Certes, Margerie
était un PDG efficace, certainement plus influent dans le Monde que n’importe
lequel de nos guignols politiques. Mais il fut l’enfant adoptif d’une grande
famille, un enfant du sérail technocratique qui gouverne la planète sans grand
souci des intérêts à long terme de la Terre et de ses peuples. Le monde du
pétrole n’a pas fondamentalement changé depuis 1928 et les accords secrets d’Achnacarry,
lorsque les « majors » de l’époque entendaient se partager le marché
mondial de l’or noir. Un monde impitoyable, dont les héros sont des tueurs en
col blanc.
Et si, en
hommage mondial au cher disparu, tous les pétroliers affrétés par Total
larguaient symboliquement quelques tonnes de mazout au large des plus beaux
littoraux ?
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