dimanche 24 novembre 2013
Capture du tireur fou : on
attendait Dupont-Lajoie, ce fut Abdelhakim Dekhar…
Au temps pour
ceux qui attendait un Breivik français, ou un adepte incontrôlé de Marine Le
Pen. Le tireur fou, par ailleurs assez minable, n’était qu’un illuminé
passablement paumé, idéologiquement proche de l’ultragauche. Pas non plus,
malgré son nom, un épigone de l’affreux Merah. Il se révèle également être le « troisième
homme » de la bande des « tueurs-nés » Audry Maupin et Florence
Rey qui avait ensanglanté Paris en octobre 1994. La même Florence Rey ne veut
plus entendre parler de ce « sinistre personnage », qui tombe à pic
pour être désigné comme le grand manipulateur, le « gourou »
idéologique et l’armurier du couple infernal. Encore un effort, et on pourra
lui attribuer l’enlèvement à distance d’Ingrid Betancourt.
Blague à part, l’hystérie
entretenue autour de cette affaire, qui aurait fait un flop si elle avait eu
lieu à Noeux-les-Mines ou Guéret, tient avant tout à quelques éléments :
-tout c’est
passé en région parisienne, centre de la France et du Monde.
-le flingueur s’en
pris aux médias, suscitant aussitôt l’émotion d’une profession à la fois juge
et partie.
Loi
anti-prostitution.
Je ne sais pas
si la « criminalisation du client » sera la solution miracle pour
combattre ce que l’on peut considérer, au choix selon les circonstances ou ses
convictions morales, comme un fléau ou le plus vieux métier du Monde. Je me
placerai simplement dans ce débat sous l’angle de l’empathie et d’une certaine
conception du droit. Qui est le plus méprisable, et mérite les foudres de la
loi ? Ma sympathie va d’abord à celles et ceux que la vie a contraint à
faire le trottoir, et non aux vicelards ou aux frustrés qui font appel à leur
services.
Mais les choses
sont infiniment complexes sur le terrain, et il ne faut rien attendre de
miraculeux de la loi bientôt votée. Tout au plus un renversement bienvenu d’un
certain rapport de force juridique entre la prostituée et son client.
Mort
de Georges Lautner.
Ce grand
bonhomme du cinéma français et populaire a bercé ma jeunesse, avec la pléiade d’acteurs
qu’il a mis en scène. Lautner, c’est tout un monde de talents (Bernard Blier,
Lino Ventura, Michel Constantin, Mireille Darc…), un univers gouailleur et
sympa malheureusement derrière nous. Pour vos Tontons flingueurs, vos Barbouzes
et votre Valise, un grand merci, M.
Lautner !
Accords
de Genève…merci qui ?
Finalement, l’accord
irano-américain est enfin adopté. Il était temps que le bon sens triomphe. Mais
le plus marrant a été de voir Fabius laisser croire, face aux caméras, que c’était
grâce à lui !
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