jeudi 19 septembre 2013

Un an de retard, c'est le panard !

jeudi 19 septembre 2013

            Un an de retard, c’est le panard !

C’est la nouvelle mode éducative aux Etats-Unis, qui ne manquera pas de venir nous éclabousser : faire en sorte que ses enfants entrent à l’école primaire (équivalent CP) un an après les autres. D’après un reportage de France 2, diffusé hier soir, ce serait tout bénéf’ : des enfants plus mûrs, plus réceptifs aux apprentissages intellectuels, et surtout meilleurs en sport. Cette dernière particularité, très américaine et peu importable chez nous, n’est pas négligeable aux Etats-Unis. De meilleures notes en sport, c’est plus de chances de se voir accorder une bourse d’études dans les très coûteuses universités américaines, qui font du business avec le muscle de certains de leurs étudiants.
Dans la foulée, bien sûr, David Pujadas donna la parole à un psychopédagogue appointé, qui se contenta des bonnes paroles attendues, mais ne répondit pas à une question évidente, qui me taraudait depuis le début du sujet : cette « méthode » ne contient-elle pas en elle-même sa propre négation ? Car réfléchissons un peu…Si mon gamin entre au CP à sept ans au lieu de six, et qu’il est plus « performant » que les autres, c’est parce qu’il a un an de plus. Si tout le monde a la même idée, alors tous les gosses entreront au CP à sept ans et se retrouveront sur la même ligne de départ. Bénéfice éventuel = zéro ; année de scolarité perdue = 1. On n’ose imaginer la surenchère : « Et si je faisais entrer mon enfant à la maternelle à huit ans ? Ou le présenter au bac à 35 ans ? » Ou mieux encore : « Et si je l’inscrivais dans une école pour handicapés moteurs et mentaux ? Là, il va s’éclater ! »
Mais je suis méchant…sans doute parce que l’on m’a fait sauter une classe !

            Bachar l’Ecolo.

Décidément, Bachar El Assad ne manque pas d’humour. Sommé de se défaire de ses armes chimiques (car finalement, il en a, mais ce n’est pas lui qui s’en est servi, si, si…), il a précisé devant des journalistes étrangers qu’il voulait bien s’exécuter, mais que cela ne serait pas pour tout de suite. Il faudra du temps (au moins un an et demi), et de l’argent, car c’est une opération complexe et « dangereuse pour l’environnement ». Et tout le monde médiatique de se marrer.
Mais comme le rappelle justement Le Canard enchaîné de cette semaine, certains donneurs de leçons feraient bien de regarder dans leurs placards à cochonneries : les Etats-Unis d’abord, grand pourfendeurs d’ « armes de destruction massive », avaient stocké de telles quantités d’armes chimiques pendant la guerre froide qu’ils n’ont toujours pas achevé de démanteler les leurs. Précisons que ce programme de destruction a commencé en 1994, et qu’il doit s’achever en…2025 ! Et cela coûte des milliards de dollars.

            Ecolos dégonflés.

Quand il parle d’écologie, Bachar n’est pas moins crédible que nos Verts, dont certains voudraient tant le bombarder, au risque de polluer des régions entières. Leur pseudo-leader, Pascal Durand, furieux de la non sur-taxation du diesel, avait lancé un ultimatum à Hollande, lui donnant « six jours » pour tenir sa promesse de lancement d’une « transition énergétique ». Résultats : c’est lui qui va se faire virer par les « duflotistes », majoritaires, qui ne veulent surtout pas perdre leurs sièges et leurs maroquins pour de bêtes questions de principe, et  sont prêts à se contenter des bonnes paroles de François II. Leur cheftaine Cécile Duflot a autre chose à faire, avec sa grande loi sur le logement et l’encadrement des loyers –un nouveau machin lourdingue et inefficace, puisque les propriétaires peu scrupuleux pourront toujours largement augmenter leur loyer (jusqu’à 20% par an, excusez du peu). Elle aura également beaucoup servi certains intérêts, en avantageant les bétonneurs qui ont obtenu un beau décret limitant sensiblement les recours en justice des citoyens opposés à tel ou tel projet immobilier.
Nos Verts militent contre les fourrures, mais s’habillent de peaux de lapin.

            Bol d’air au Mali.


Délaissé par son grand maître black, Pépère le Basset est allé trouver refuge chez d’autres Noirs moins ingrats, à savoir les Maliens. Là-bas, au moins, il y a encore des foules pour l’acclamer. Peut-être, comme l’écrit Aude Lancelin dans le dernier Marianne (n°856), faut-il chercher dans tout ça la cause profonde de son entêtement à vouloir guerroyer en Syrie. Elle y voit surtout, je cite, « une esquisse de fierté enfantine inutilement débondée et d’autopromotion ». Ou alors, tout simplement, le sentiment d’avoir un vrai pouvoir sur les choses. Etre Chef de l’Etat français, aujourd’hui, c’est n’être chef de rien : les marchés, Bruxelles, les groupes de pression, Washington, Pékin et Doha, tous vous piétinent, vous manœuvrent, vous commandent –sans oublier Valérie à la maison. Il ne reste à Pépère qu’un jouet pour se sentir un tant soit peu puissant : l’Armée. C’est tellement jouissif de s’en servir ! Et tellement frustrant de devoir le laisser au placard…

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