samedi 6 juillet 2013
Moi qui croyais être en vacances…
Ben c’est raté !
L’actu est des plus chargée cette semaine.
Batho coulée…
« Fusillée
pour l’exemple », comme a titré un certain journal, Delphine Batho est la première
ministre virée du gouvernement Ayrault. Son « crime » ? Avoir
dit du mal du budget décidé en conseil des ministres, qui voyait les crédits de
son ministère écologique baisser de 7 %. Ce n’était pas plus grave que d’autres
couacs émis par quelques membres du même gouvernement, notamment Montebourg,
mais c’était le couac de trop, proféré par une femme sans grand appui. Les
courageux Hollande et Ayrault ont donc décidé d’éjecter l’emmerdeuse, qui a
aussitôt riposté par une déclaration cinglante diffusée partout. La tradition des
Juppettes (1995), puis des Sarkozettes (2007) est donc maintenue. Ce sera, pour
l’heure, la seule chose à retenir de l’œuvre immense de « Casque d’or »,
alias Delphine Batho, dont la coiffure hideuse a toujours révulsé ma femme.
Les Verts humiliés…
Suite logique de
l’affaire précédente, les Verts auraient dû se retirer de ce syndicat de
faillite que l’on appelle encore « gouvernement »…ou au moins en
tirer parti pour récupérer un maroquin qui leur revenait de droit. Eh non !
Les chefs d’EELV se contentent de tracer une Nième ligne rouge à leurs alliés
socialistes, dont ils ont tant besoin en vue des prochaines élections. « Fais-moi
mal, Jean-Marc ! »
L’UMP ruinée…
Par la décision du
Conseil constitutionnel d’invalider les comptes de campagne du
président-candidat Nicolas Sarkozy, qui va coûter à ce beau parti la modique
somme de 11 millions d’euros. Je ne vais pas me bousculer pour apporter mon
obole à la « grande souscription nationale » lancée par Copé.
Evidemment, les ténors du parti, sauf Fillon –comme c’est curieux !-
hurlent à la mort et au complot, tandis que Sarko quitte le Conseil « pour
mieux se défendre et contre-attaquer ». Vu toutes les casseroles qu’il
a au cul, c’était la moindre des choses.
L’honneur national bafoué…
Par nos propres
dirigeants, une fois de plus. Les Ricains suspectaient l’avion du président
Morales, de retour de Moscou, de transporter clandestinement le fameux Edward
Snowden. Ils demandèrent donc à leurs valets européens–pardon, leurs alliés,
ceux-là même qui se disaient fâchés d’être espionnés par Washington-, d’interdire
leur espace aérien à l’appareil bolivien. France, Italie, Espagne et d’autres s’exécutèrent,
et l’avion qui se retrouva bloqué à Vienne pour y être fouillé.
Chou blanc, mais
fureur des Boliviens, qui s’en sont pris à notre ambassade de La Paz, et
tempête de protestations dans toute l’Amérique latine, qui demande des excuses
aux Européens. Evo Morales, qui a plus de couilles que nos chefs, n’a pas perdu
de temps à batailler avec des minables inféodés, et menace directement les
Etats-Unis de représailles économiques.
Peu après, on
apprenait que la France rejetait la demande d’asile politique de Snowden.
Quelle surprise ! Et on veut que les Français soient fiers de leur pays,
avec ces petits clips diffusés à la télé montrant des cas d’intégration d’étrangers
exemplaires…
Mais les Egyptiens libérés !
Avec le concours
des forces armées, avec celui des Egyptiens éclairés mobilisés pendant des
jours malgré les menaces des nervis de Morsi. Enfin une bonne nouvelle, qui se
joint à une autre, venant de Turquie, où la justice vient d’annuler le projet
de centre commercial d’Erdogan sur le site du Parc Gezi. Mais si Erdogan est
toujours en poste, son pote Morsi est en taule, tandis qu’une vague d’arrestation
s’abat sur les cadres des Frères musulmans.
Est-ce la
meilleure solution ? Cela va-t-il suffire à faire sortir l’Egypte de l’ornière économique
et sociale qui a toujours fait le jeu des extrémistes ? Sans doute pas. Mais
entre deux maux, il faut choisir le moindre, et je préfère le flingue laïc des
militaires au cimeterre des barbus.
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