lundi 20 mai 2013
Rabaissement national.
Parmi les signes
du déclin de notre pays, il y a d’autres avertisseurs que les seuls paramètres
économiques fréquemment cités par les experts. La chaîne de commandement, on le
sait, passe par Bruxelles et les marchés. Ce n’est pas nouveau, en tout cas depuis
1993, voire 1983. La souveraineté nationale n’est plus qu’un mot creux, dans le
pays même qu’il l’a théorisée, deux ans après les Etats-Unis d’Amérique. Celle-ci
étant morte, et le suffrage populaire sans valeur dès lors qu’il va contre les
intérêts supérieurs de nos maîtres, pourquoi s’accrocher à la notion de
citoyenneté et de participation politique de chacun ? Il est donc logique
que le gouvernement social-libéral accorde d’ici deux ans le droit de vote aux
étrangers non communautaires « intégrés ». Aux élections locales, ou
même nationales, voire européennes, cela n’a plus aucune importance, puisque
cela ne sert plus à rien, sinon à faire joli, chic, moderne et « progressiste ».
Si vous êtes en mal d’identité, vous pourrez toujours rejoindre une quelconque
tribu : régionale, religieuse, ethnique (surtout ne pas dire « race »
-voir plus loin)…Tout sauf la nation française, totalement ringarde et
réactionnaire pour les intellos qui nous gouvernent.
Il ne reste plus
à la France et aux Français que deux marqueurs identitaires qui tiennent la
route et s’exportent : la langue et la bouffe. Il faut donc d’urgence les
supprimer.
Pour la langue,
Sarko et sa clique avaient déjà fortement réduit les moyens de l’Alliance
française et de la promotion de la francophonie. Crise oblige ! L’actuel
gouvernement et sa Ministre de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso,
vont encore plus loin en autorisant l’usage systématique de l’anglais dans nos
facs, afin « d’attirer les élèves et professeurs étrangers ».
Allègre disait déjà en son temps que le français n’était plus qu’une langue
régionale. Plus de 200 millions de locuteurs dans le Monde quand même, mais on
s’en fout. Globish is beautiful ! Plus vite nous penserons tous en
anglais, plus vite le « village global » sera une réalité…
Pour la bouffe,
il y a cette clique de pseudo-cuisiniers et apprentis chimistes de la cuisine
moléculaire, fondée par Ferran Adria, soutenue par la Commission européenne et
le groupe Nestlé. Il y a deux semaines, le journal télé de France 2 a consacré
son « feuilleton » de 13h à suivre des adeptes de cette tambouille,
en « mission de sensibilisation » auprès de collégiens, tout ébaubis
devant les manipulations de laboratoire permettant de transformer la sauce
tomate en spaghettis. Le jeune Français citadin avait déjà tendance à dessiner
les poissons en carrés jaunes, il suffit d’enfoncer le clou afin d’habituer ses
yeux et ses papilles à une nourriture encore plus dématérialisée et
industrielle, sans terroir ni identité. Bientôt, le « Soleil Vert »
dans votre assiette…J’attendais vainement un commentaire critique, une petite
analyse des arrière-pensées de tout ce cirque, un rappel des dizaines d’intoxications
alimentaires causées par cette malbouffe high-tech à travers l’Europe. Rien !
Tout était beau, et quel bonheur de voir ces gamins en redemander !
Et avec tout ça,
il faudrait qu’on commémore la Résistance, le 27 mai prochain ? Je suggère
plutôt le 24 octobre : la rencontre Pétain/Hitler à Montoire, le vrai
début de la construction européenne et de la collaboration franco-allemande.
Voilà qui est plus dans l’air du temps.
Chassez
cette race que je ne saurais voir…
La gauche tout
entière a joyeusement voté une grande avancée sociétale, que tout le pays
attendait avec ferveur : l’abolition du mot « race » de notre
Constitution et des textes officiels.
Pourquoi ?
Parce que si le mot « race » disparaît, le racisme n’aurait plus de
raison d’être ! Tuons le mot, et le problème disparaîtra. On savait la
gauche et les libéraux bien-pensants adeptes de la « novlangue », et
du totalitarisme doucereux. Mais on atteint là le comble de la connerie, et
quelques esprits malins ont eu tôt fait de remarquer que du coup, les racistes,
les vrais, ne seront plus « hors la loi », puisqu’ils se contenteront
de jouer avec un concept théoriquement inexistant ! Et puis, comment
qualifier le racisme, si la notion de race ne peut plus être utilisée ? Il
faudra recourir à des formules alambiquées, comme on en trouve dans les manuels
scolaires et les articles de fac : « groupe humain plus ou moins
étendu ayant des origines communes, et partageant certaines caractéristiques
physiques, voire culturelles… »
17 mots au lieu
d’un seul : ce doit être ça, le « choc de simplification » dont
parlait François Hollande. Mais je suis médisant, car il y a un mot encore
autorisé, pratique et très correct : l’ « ethnie ». Vous
pouvez tout mettre à la sauce ethnique, y compris les bijoux, les vêtements, la
musique…même si pour les « créateurs », l’adjectif ethnique ne s’applique
qu’à des choses exotiques comme un anneau dans le nez, ou un tatouage
polynésien. Ethnic is beautiful !
Heu, au fait, ça
veut dire quoi, « ethnie » ? La même chose que « race »,
mais le 1er mot est d’origine grecque, le second vient du latin.
Voilà qui change tout. On ne dira plus « racisme », mais « ethnisme ».
On ne dira plus « une sale race », mais « une sale ethnie ».
Quel progrès !
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