samedi 8 décembre 2012
Le Camp des Saints, nouvelle
version.
Dans l’ouvrage
de Jean Raspail, dont j’ai eu l’occasion de parler dans une chronique plus
ancienne, la France était envahie par une horde de miséreux venus du Gange.
Miné par ce que l’on n’appelait pas encore en 1973 (date de première
publication du roman) le « politiquement correct », notre pays
n’opposait aucune résistance officielle. Seule une poignée d’irréductibles, pas
forcément gaulois d’ailleurs, tentaient un baroud d’honneur aussi splendide que
dérisoire, avant d’être assassinés par les autorités de leur propre patrie.
En 2012, l’Inde
ne nous envoie pas ses crève-la-faim, mais ses milliardaires rapaces. M.
Mittal, digne représentant des nouvelles élites mondialisées, a mis la main sur
les derniers hauts-fourneaux du cœur d’acier lorrain. Après avoir promis monts
et merveilles, il ferme la boutique et renie tous ses engagements. L’encre du
traité signé avec les chefs indigènes Hollande et Ayrault est à peine sèche que
le nabab de l’acier en bafoue les principales clauses.
Montebourg
humilié, Ayrault ridiculisé, Hollande décrédibilisé, et les métallos écrasés.
Pas facile,
dira-t-on…une nationalisation de Florange aurait coûté la peau du cul, aurait
été retoquée par le Conseil constitutionnel ( ?), et nous aurait valu les
foudres de Bruxelles. Alors, pourquoi avoir menti ?
Que l’on soit
envahis par le bas ou ruiné par le haut, l’attitude de nos dirigeants est la
même dans les deux versions du Camp des
Saints : veulerie et mensonge. Le poisson pourrit toujours par la
tête. Ainsi meurent les grandes nations.
L’affaire Cahuzac.
Le ministre du
budget est mis en cause par le magazine Mediapart
pour la détention supposée d’un compte en banque non déclaré chez nos voisins
helvètes. Les preuves ne sont pas encore écrasantes, et la prudence devrait
prévaloir avant de lancer audit ministre tomates et quolibets.
Ok, ok…mais il y
a quelque chose de troublant à voir ainsi toute la classe politique UMPS faire
bloc à l’Assemblée derrière ce pauvre Cahuzac. D’ordinaire, la droite se serait
jetée sur l’occasion de lyncher l’un de ces socialos donneurs de leçons. Est-ce
la certitude de son honnêteté, ou un profond sentiment de solidarité de caste
–celle des politicards toujours tentés de tremper les doigts dans le pot de
confiture ?
L’Orient en feu.
La baston
continue en Syrie, le Hamas roule des mécaniques à l’occasion de son 25e
anniversaire (hé, les gars, ça s’arrose ! heu, pardon, j’oubliais que chez
vous, c’est plutôt le kif), la guerre civile menace en Egypte entre pro et
anti-Morsi. Il faut toujours aller voir chez les autres pour se sentir mieux
chez soi.
J’ai vu le loup, le renard et la
belette…
C’est la grande
tendance depuis quelques années : les bêtes sauvages sont de retour. Les
loups reviennent dans nos campagnes ; les sangliers colonisent les
banlieues (s’ils envahissent le 9-3, on accusera le Bloc identitaire d’avoir
orchestré une provocation !) et les renards les centre-ville. Quant aux
vautours de la finance, ne les cherchez plus : ils sont comme chez eux
dans les palais nationaux.
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