samedi 25 février 2012

Nettoyage par le vide.


samedi 25 février 2012

                Petits candidats de droite : le nettoyage par le vide.

Borloo, Morin, Boutin, Nihous…tous ont renoncé avant même d’avoir vraiment commencé, tous se sont ralliés à Sarkozy, tous pour des raisons médiocres, à l’image de leur nouveau champion.
La palme du jésuitisme revient comme il se doit à Sœur Christine Boutin. Elle était partie en guerre contre Sarko pour des raisons « morales », fustigeait les prises de position anti-pauvres et anti-roms du Chef de l’Etat, le menaçait même d’une « bombe atomique ». Elle se rallie au Nabot à la suite des propos tenus par ce dernier dans le Fig-Mag, où il s’est déclaré hostile au mariage homosexuel. Rien que pour ça ? On se pince…mais non, il y avait à la clé la promesse de voir offrir à son groupuscule chrétien-démocrate une centaine de sièges de députés ; en fait dans des circonscriptions où l’UMP est sûre de se prendre une gamelle. Et puis, on s’en doute, quelque monnaie sonnante et trébuchante pour alimenter la caisse de son club de culs-bénits. On attendait la bombe, ce fut un pet-de-nonne.
La palme du cocu est décernée à Jean-Louis Borloo, à qui l’Elysée et Proglio avaient promis la direction de Veolia. A la suite de quelques cafouillages, Jean-Louis se retrouve le bec dans l’eau, ce qui ne doit guère lui convenir. Tout est perdu pour lui, même l’honneur.
La palme du ridicule va comme un gant à Hervé Morin, dont la seule déclaration notoire avant son désistement aura porté sur sa participation au débarquement du 6 juin 1944 : mieux que Sarko attaquant le Mur de Berlin au soir du 9 novembre 1989 ! Ces deux mythomanes étaient faits pour s’entendre.
La palme du corporatisme le plus crasse est attribuée à Frédéric Nihous, leader de l’immense et indispensable mouvement Chasse-Pêche-Nature-Tradition. Quelques nouvelles concessions sur les dates d’ouverture de la chasse à la gallinette cendrée, une ou deux envolées anti-écolos de Sarkozy, et l’affaire est dans le sac.
                Interrogé cette semaine par la presse, Dominique de Villepin prétend tenir bon : « Je ne suis pas l’homme des ralliements », jure notre Crin-Blanc…en attendant une offre alléchante du bateleur de la foire présidentielle ?

                Le retour d’Allègre.

Un ralliement de poids, c’est le cas de le dire, pour Sarkozy : Claude Allègre ! Cela ne fait guère que trois fois depuis 2007 que cet enfoiré offre ses services au locataire de l’Elysée. Il ira rejoindre Tapie dans la galerie des horreurs autrefois couvées par la gauche.

                A la recherche du peuple perdu.

A l’approche des élections, les favoris de l’establishment redécouvrent fort opportunément que la France n’est pas composée que de classes moyennes supérieures, de bobos mondialisés et de patrons de combat. Pas un chantier, pas une usine, pas une assoc’ de quartier qui ne verra défiler son ou ses candidats. Profites-en, bon peuple, cela ne va pas durer !

                Du bon exemple de l’Ile Bourbon.

A propos de peuple, celui du quartier défavorisé du Chaudron, à Saint-Denis de la Réunion, a compris ce qu’il fallait faire pour lutter contre la vie chère en période électorale : trois nuits d’émeutes, et hop ! Baisse du prix des carburants de 8 centimes, baisse des prix de 30% pour une quarantaine de produits de consommation courante, le tout applicable au 1er mars.
Les protestataires, à tort ou à raison, ne trouvent pas cela suffisant ; mais quand même, cela donne à réfléchir. Peuple de métropole, nos compatriotes d’Outre-mer nous montrent la voie !

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