dimanche 18 septembre 2011

Socialos, Sarko et divers saligauds


dimanche 18 septembre 2011

            Passionnant, vraiment ?

Il paraît que le grand débat des candidats socialistes aux primaires a fait une belle audience, dont France Télévisions a pu se gargariser. Je dois dire que le peu que j’en ai vu (François Hollande faisant des moulinets, Manuel Valls et ses œillades libérales) a suffi à me convaincre d’aller au lit avec un bon bouquin. Une brève lecture du résumé du tournoi dans les pages du Monde.fr, le lendemain, m’a confirmé que j’avais fait le bon choix. Aucune surprise, chacun a joué son rôle. Le bon vieux ronron de la Rue de Solferino entre socio-démocrates raisonnables (comprenez euro-compatibles), à savoir les deux favoris Aubry et Hollande, à peine troublé par les derniers soubresauts de la Madone du Poitou, les velléités de gauche de Montebourg et les fumerolles hors de propos du Rad’soc de service (Baylet).
Pour l’instant, c’est clair, seul Mélenchon donne encore envie de voter à gauche.

            La France, village Potemkine.

Quand notre vénéré Leader ne se fait pas acclamer par les foules barbues de Libye, il aime à parcourir nos campagnes et ce qui nous reste de centres industriels. Il adore le train, aussi : « La France, c’est le Train ». Pour être sûr de ne pas le rater, notre glorieux Cheminot compte sur des cohortes d’automobiles, d’avions et d’hélicos. Pour faire joli derrière lui, pendant ses discours, on lui apporte à grands frais une motrice toute neuve. Pour ne pas froisser son regard, on fait le vide sur tous ses trajets des pancartes hostiles et des importuns dûment fichés. La foule est triée sur le volet, flics et gendarmes pullulent. Sa visite de la prison-modèle de Réau est à cet égard un modèle du genre : une prison sans prisonniers. Que des gardiens bien gentils et respectueux.
Voilà la France dont rêve Sarkozy. Une France de carton-pâte, proprette et au garde-à-vous.
Et il reproche à ses adversaires d’être déconnectés des réalités !

            Un Bourgi pour nous faire oublier Djouhri.

Le dernier Marianne nous livre son interprétation, à vrai dire fort crédible, de l’étrange déballage du sieur Bourgi sur les turpitudes de l’ère chiraco-villepinienne. Il ne s’agit pas tant d’abattre Villepin, homme sans troupes et sans pognon (il en est réduit à vendre ses manuscrits de Bonaparte), que de faire diversion alors que sort le livre de Pierre Péan, accablant pour le pouvoir et notamment le fidèle Claude Guéant.
Ecran de fumée, pour un Etat-voyou aux abois. Minable fin de règne, qui pue les années Trente. Stavisky, Tapie, Bourgi, Djouhri. On se fait un petit février 34, avant le Front Populaire ?

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