mardi 27 septembre 2011
La victoire historique de la Gauche cassoulet.
Elle l’espérait, elle n’osait y croire, et puis voilà : pour la première fois, la gauche est légèrement majoritaire au Sénat. Malaise à droite, qui ne contrôle plus que le Palais Bourbon et l’Elysée. A tel point que certains, à l’UMP, se demandent si Sarkozy est vraiment le bon cheval pour 2012.
Ne boudons pas notre plaisir avec cette nouvelle claque infligée au Nabot, qui paie ainsi sa « politique d’aménagement du territoire » -de déménagement, plutôt-, une vraie catastrophe pour les élus locaux de tout bord : fermeture d’hôpitaux, de tribunaux, de classes dans les écoles, suppression de la taxe professionnelle sans contrepartie de recettes substantielles alors que les charges pesant sur les collectivités locales ont flambé depuis 2003…
La Gauche des terroirs, solidement implantée depuis ses succès aux municipales, aux régionales et aux cantonales, ne pouvait que tirer profit de cette gestion catastrophique.
Mais comme le rappelait ce matin Yves Thréard à la radio, la Gauche n’a pas été capable de gagner une élection nationale depuis 1997. Son électorat s’embourgeoise. Le PS, en particulier, est devenu un parti de notables plus que de militants.
Il lui faut, décidément, reconquérir le peuple que Sarko et Le Pen lui ont arraché.
Grève des profs et déni présidentiel.
Je suis bien placé pour savoir à quel point la situation de l’enseignement en France est de plus en plus lamentable. Même si faire grève permet avant tout à notre cher ministère de faire quelques économies, je me suis offert ce luxe histoire de marquer le coup.
Interrogé là-dessus alors qu’il visitait une énième usine, le Président des Riches a déclaré en substance qu’il était là pour défendre ceux qui étaient les plus exposés à la mondialisation, et non des fonctionnaires « protégés par leur statut ». En clair, vous plaignez pas, vous les planqués !
Il faudra que Sarko m’explique comment il protège nos guerriers de la mondialisation. Les usines ferment les unes après les autres malgré ses rodomontades et ses promesses (Gandrange, il s’en souvient ?), les patrons voyous s’en mettent plein les fouilles en pleine impunité, et le nain fait des moulinets. Les seules qu’il a vraiment aidées sont les grandes fortunes, auxquelles le gouvernement se contente de quémander un « don gratuit » provisoire.
Quant au « statut » des enseignants, les milieux bien informés savent bien qu’il est dans le collimateur des docteurs Mabuse de la réforme des services publics, à l’UMP comme au PS. L’Education nationale est le premier employeur de salariés précaires, prototypes du prof du futur et déjà du présent : un bouche-trou, préposé à la garderie de nos chers petits. Un métier tellement génial que je m’efforce déjà de dissuader mon fils aîné de suivre ma trace.
Révolution arabe, ou révolution verte ?
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